Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA PEDAGOGIE ENTRE LE DIRE ET LE FAIRE. Le courage des commencements
Meirieu Philippe
ESF
26,15 €
Épuisé
EAN :9782710111269
Voilà aujourd'hui plus de deux siècles, depuis Rousseau et Pestalozzi, que la réflexion pédagogique s'est affrontée à la rude tâche d'élaborer des propositions pour permettre au plus grand nombre l'accès aux savoirs et à la sociabilité. Elle a ainsi produit une multitude de discours et de projets qui constituent un formidable réservoir de possibles... Mais, étrangement, ces discours ne semblent produire que peu d'effets : les pratiques ne changent guère et les " expériences pédagogiques " s'essoufflent vite dès que leurs initiateurs viennent à disparaître. Les " militants pédagogiques " s'épuisent à ramer à contre-courant et il arrive, parfois, que ceux-là mêmes qui préconisent le changement aient le plus grand mal à le mettre en ?uvre. Tout se passe donc comme si, en pédagogie, il ne suffisait pas de savoir ce qu'il faut faire pour le faire... au point que bien des éducateurs et des enseignants se demandent pourquoi il est si difficile de mettre en application ses propres convictions pédagogiques. Pour comprendre cette difficulté, Philippe Meirieu s'interroge d'abord ici sur ce qui fait la spécificité du discours pédagogique. Ni spéculation philosophique, ni recherche scientifique, ce discours peut d'abord se comprendre comme un effort pour entrer dans l'intelligence des contradictions éducatives. Il peut ensuite s'interpréter comme un travail sur cette " résistance " inévitable que semble opposer tout individu à celui qui veut l'éduquer. Il est, enfin, cet effort formidable d'inventivité pour imaginer des moyens qui puissent " travailler cette résistance ", non pour la briser mais pour faire de la transmission éducative une occasion de développement de la personne et de partage d'humanité, un dialogue permanent entre la singularité et l'universalité. Mais l'auteur n'en reste pas là : il présente les savoirs pédagogiques dans leur cohérence et propose des outils pour en saisir les enjeux. Il montre ainsi que ces savoirs ne peuvent être appliqués mécaniquement et que l'écart entre le dire et le faire n'est réductible que par une reconsidération complète du statut du pédagogique, la reconnaissance de son fondement éthique, la renonciation à toute certitude didactique, le fait de placer l'inventivité et la formation du jugement au c?ur de sa démarche. C'est dire que tous les éducateurs trouveront dans cet ouvrage une analyse de leurs difficultés, un ensemble de références et d'outils permettant d'agir au quotidien et une réflexion sur les conditions pour trouver " le courage des commencements " et la force de tenir ses engagements.
Le monde n'est pas un jouet. C'est ce qu'affirme avec force Philippe Meirieu, devant ce phénomène préoccupant qui tend à transformer notre univers en une gigantesque ludothèque. Partout, sous l'apparence de la dérision ou avec sérieux, on joue: à la Bourse., à l'école ou à la guerre, à se séduire et à se détruire... mais en laissant derrière soi de vrais cadavres et des êtres humiliés ou aigris. Car, si c'est en jouant qu'un enfant découvre le monde, c'est en jouant qu'un adulte le détruit. Serions-nous tous devenus des "enfants-rois", incapables de distinguer le jeu de la réalité, dévastant ce qui nous est donné? Il devient urgent d'accompagner enfants et adolescents dans leur approche du monde, pour les amener à découvrir la fragilité des autres et à résister à la tentation de la toute-puissance, pour les préparer à lutter contre l'hégémonie du jouet qui est aussi celle du mépris et de la violence. Des repères éducatifs clairs sont indispensables. Un projet politique aussi. Philippe Meirieu nous guide dans cette démarche. à partir d'une série de réflexions. dont certaines ont été publiées dans l'hebdomadaire La Vie, entre 2002 et 2004. A travers de courts chapitres, il traite aussi bien de l'éducation du tout petit enfant que de la formation des citoyens, de la mode que de la télévision, des relations familiales que de l'éducation à l'environnement, de l'autorité des adultes que du rôle de l'école. Chacun et chacune y trouvera donc, tout à la fois, un écho à ses préoccupations, des outils de réflexion et des pistes pour l'action. Avec une idée-force, plus que jamais nécessaire: ne réduisons pas le monde à lui jeu, un écran, un objet de convoitise, mais apprenons à y vivre ensemble et faisons en sorte qu'il dure plus que nous.
L'école est à la mode et chacun y va de son couplet. Mais la polémique fait parfois oublier l'essentiel : malgré les ravalements, la vieille maison n'a guère évolué en profondeur... l'attention portée à l'enfant et le souci de lui faire acquérir les connaissances ne varient pas en sens inverse... il n'y a pas à choisir entre apprentissage et éducation. Avec le présent ouvrage, Philippe Meirieu recentre d'abord le débat sur ces vraies questions. C'est pourquoi il évoque les grands thèmes de la réflexion pédagogique contemporaine ; mais, plutôt que d'en présenter un nouveau résumé ou une ultime apologie, il les questionne à travers les aventures d'un élève parmi tant d'autres, qui se trouve confronté avec tous ceux qui, de Freinet à Legrand, de la psychanalyse à la pédagogie par objectifs, n'ont cessé de s'intéresser à lui. Au terme de ce parcours, l'auteur dégage des évidences : la fonction de l'école est bien la transmission des savoirs. Mais l'apprentissage ne se décrète pas, il s'effectue, pour chacun, de manière active et singulière. Et c'est l'apprentissage réussi qui, à l'Ecole, est véritablement éducatif. Il restait encore à fournir des jalons qui permettent de passer à l'acte... C'est ainsi qu'est définie la " pédagogie différenciée " : accordée à un univers où la pluralité devient un trait dominant, elle se propose de briser la rigidité du fonctionnement habituel de la classe en élaborant des itinéraires d'apprentissage diversifiés et en mettant en ?uvre de nombreux outils : grilles d'évaluation, diversification des méthodes et des technologies, plans de travail, contrats, travail en équipe des enseignants, groupes de besoins, etc. Plus profondément encore, parce qu'elle permet d'associer l'élève à la recherche et à la définition de ses méthodes de travail, la différenciation de la pédagogie est un moyen particulièrement précieux pour redonner vie et sens à l'éducation scolaire. Très dense et riche, le livre de Philippe Meirieu apporte un éclairage neuf. Il interpellera les enseignants et les formateurs, nourrira leur réflexion et les outillera efficacement pour l'action pédagogique.
Il y a longtemps, je racontais des histoires à mes enfants, à mes élèves et à mes amis. Souvent, je profitais de Noël pour cela. Des nuits qui tombent avant qu?on ferme les cartables, des soirées qui n?en finissent pas. Sans doute parce qu?on y entrevoyait parfois quelques-unes de ces naissances inopinées, de ces choses et de ces êtres qui adviennent à l?improviste, au coin d?une vie ou d?un bois. Et qui changent tout? ou presque. Des histoires un peu tristes. Pour qu?on se dise, à leur écoute, qu?on peut, peut-être, tenter d?adoucir ensemble le monde. Philippe Meirieu Philippe Meirieu, spécialiste de l?éducation, a beaucoup travaillé sur le récit de la mythologie grecque à la littérature américaine contemporaine. Chroniqueur à l?hebdomadaire La Vie, il a publié chez le même éditeur Repères pour un monde sans repères (Prix France 5 ? Les Maternelles 2003).
Cet homme hors du commun, médecin, pédagogue et écrivain, a mis sa vie au service des enfants les plus démunis. Dans la Pologne du début du 20e siècle, il n'a cessé d'innover pour que les enfants soient mieux respectés et davantage impliqués dans leur éducation afin de devenir des adultes libres. En 1942, les nazis ont fait basculer dans l'horreur cette formidable aventure humaine. Voici ce portrait émouvant pour que vivent Janusz Korczak et les droits de tous les enfants.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Développer l'es rit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. Nombre d'enseignants se trouvent démunis devant l'absence de recul et de réflexion des élèves face aux situations et faits qui leur sont exposés. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres ! Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Etayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.
Véritable guide pratique, cet ouvrage vise à donner aux enseignants, notamment les plus jeunes, les clés pour faciliter la coopération éducative et déjouer en souplesse les résistances. La ruse n'est donc pas " artifice pour tromper ", mais une " démarche indirecte pour obtenir un résultat ", ce qui en fait une stratégie pédagogique aussi efficace que vertueuse. L'ouvrage croise une approche psycho-sociologique et une approche pédagogique. Il témoigne de l'action quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, au travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours d'entretiens ou de réunions de groupes d'échange des pratiques.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.