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L'école, mode d'emploi. Des " méthodes actives " à la pédagogie différenciée
Meirieu Philippe
ESF
19,51 €
Épuisé
EAN :9782710114543
L'école est à la mode et chacun y va de son couplet. Mais la polémique fait parfois oublier l'essentiel : malgré les ravalements, la vieille maison n'a guère évolué en profondeur... l'attention portée à l'enfant et le souci de lui faire acquérir les connaissances ne varient pas en sens inverse... il n'y a pas à choisir entre apprentissage et éducation. Avec le présent ouvrage, Philippe Meirieu recentre d'abord le débat sur ces vraies questions. C'est pourquoi il évoque les grands thèmes de la réflexion pédagogique contemporaine ; mais, plutôt que d'en présenter un nouveau résumé ou une ultime apologie, il les questionne à travers les aventures d'un élève parmi tant d'autres, qui se trouve confronté avec tous ceux qui, de Freinet à Legrand, de la psychanalyse à la pédagogie par objectifs, n'ont cessé de s'intéresser à lui. Au terme de ce parcours, l'auteur dégage des évidences : la fonction de l'école est bien la transmission des savoirs. Mais l'apprentissage ne se décrète pas, il s'effectue, pour chacun, de manière active et singulière. Et c'est l'apprentissage réussi qui, à l'Ecole, est véritablement éducatif. Il restait encore à fournir des jalons qui permettent de passer à l'acte... C'est ainsi qu'est définie la " pédagogie différenciée " : accordée à un univers où la pluralité devient un trait dominant, elle se propose de briser la rigidité du fonctionnement habituel de la classe en élaborant des itinéraires d'apprentissage diversifiés et en mettant en ?uvre de nombreux outils : grilles d'évaluation, diversification des méthodes et des technologies, plans de travail, contrats, travail en équipe des enseignants, groupes de besoins, etc. Plus profondément encore, parce qu'elle permet d'associer l'élève à la recherche et à la définition de ses méthodes de travail, la différenciation de la pédagogie est un moyen particulièrement précieux pour redonner vie et sens à l'éducation scolaire. Très dense et riche, le livre de Philippe Meirieu apporte un éclairage neuf. Il interpellera les enseignants et les formateurs, nourrira leur réflexion et les outillera efficacement pour l'action pédagogique.
Philippe MEIRIEU a décidé de s'expliquer sur un mode beaucoup plus personnel que ses autres ouvrages et livrer au public son itinéraire, ses convictions, ses inquiétudes aussi. Sur la question des fins de l'Ecole et de ses méthodes, sur celle des rapports entre les enseignants et leurs partenaires, sur l'opportunité de " l'école obligatoire ", la possibilité de rémunérer les enseignants au mérite et sur bien d'autres questions au c?ur des polémiques contemporaines, il s'avance et prend parti. Et, au risque de faire sourire plus d'un, l'auteur affirme haut et fort qu'après la faillite des grandes utopies politiques, la pédagogie reste le seul moyen pour éviter une explosion sociale dont les signes annonciateurs sont déjà là. Voici donc un ouvrage qui apporte une contribution essentielle au débat sur l'éducation pour en comprendre les enjeux, à travers l'itinéraire d'un homme engagé qui ne mâche pas ses mots.
Peut-on encore enseigner aujourd'hui ? Peut-on franchir la porte d'une classe sans crainte ni ennui ? Peut-on être heureux dans ce métier si souvent considéré comme tristement répétitif ? A lire et écouter certains propos, on en douterait. Et si l'enseignement était, au contraire, la plus grande aventure offerte aux hommes à l'aube du XXIe siècle ? Si l'Ecole était un continent ouvert à de nouveaux pionniers, le grand chantier d'aujourd'hui, celui où s'ébauche notre destinée collective ? Si l'on ne cherchait pas seulement à attirer les enseignants par une revalorisation financière - bien nécessaire - de leur fonction, mais aussi en sollicitant leur inventivité, leur imagination, leur désir de franchir de nouvelles frontières, les seules frontières qui comptent vraiment, celles qui séparent la fatalité de la liberté ? Philippe Meirieu montre, dans ce livre, que l'Ecole et la mission qui est la sienne - permette à tous les jeunes de comprendre et transformer le monde - exigent que soit redéfini le métier d'enseignant. il plaide pour que l'instituteur et le professeur, de l'école primaire à l'Université, ne se contentent plus d'être de simples " transmetteurs " de connaissances, mais deviennent de véritables " entraîneurs ", organisateurs avec leurs élèves de l'aventure quotidienne de l'apprendre. Mais ce livre n'en reste pas aux recommandations, il fournit aussi un modèle de l'apprentissage qui permet à chacun de passer aux actes ; il aborde enfin, de manière très concrète, les questions qui se posent aujourd'hui à l'Ecole : comment apprendre aux élèves à travailler ? Où, avec qui et comment ? Quels rapports entretenir avec les parents ? Quelle formation envisager pour les enseignants ? Quelles perspectives de transformation structurelle faut-il imaginer ?
Peut-être exista-t-il un temps où les enfants, en entrant en classe, se transformaient miraculeusement en élèves et "faisaient école" spontanément ? De toute évidence, ce temps n'est plus. Les enseignants constatent aujourd'hui, au quotidien, qu'il ne suffit pas qu'il soit inscrit "Ecole" sur le fronton d'un bâtiment pour qu'il y ait "de l'Ecole" dans l'école. On peut y interpeller le professeur comme le membre d'une bande rivale ou exiger de la maîtresse qu'elle remplace votre mère. On peut aussi se croire sur un plateau de télévision et considérer que la règle du jeu est bien d'éliminer "le maillon faible" ! C'est que l'Ecole, faute d'une verticalité qui ferait autorité, est livrée au mouvement brownien des intérêts individuels et perd progressivement sa légitimité. Philippe Meirieu part de ce constat et, loin d'en rester au registre de la plainte ou de la nostalgie, propose de réinstituer l'école en faisant d'elle une véritable institution capable de rendre possible la construction d'une démocratie authentique. Mais il ne se contente pas d'énoncer des finalités, il a voulu faire de ce livre un véritable "manuel de pédagogie", analysant successivement les principes fondateurs, les tensions constitutives du métier d'enseignant et les points sur lesquels asseoir une pratique réfléchie. Lors de sa première édition, ce livre avait été particulièrement bien accueilli par la critique : "Philippe Meirieu livre une somme pédagogique, précise, complète, dont le titre, modeste, dissimule une synthèse remarquable. [...] Il touche au coeur de ce qui fait la saveur et la difficulté du métier d'enseignant." Luc Bronner, Le Monde. "Philippe Meirieu livre ici, tout à la fois, une Constitution pour l'Ecole, un code du métier d'enseignant et un précis d'enseignement. (...) Une pédagogie de la pédagogie en somme." La Lettre de l'éducation. "Aux lecteurs de faire l'Ecole et la classe à la lumière d'une pensée qui sait capitaliser l'histoire de l'éducation et de ses différents systèmes pour mieux orienter l'urgence du présent." Catherine Dupuy, Les Cahiers pédagogiques.
Voilà aujourd'hui plus de deux siècles, depuis Rousseau et Pestalozzi, que la réflexion pédagogique s'est affrontée à la rude tâche d'élaborer des propositions pour permettre au plus grand nombre l'accès aux savoirs et à la sociabilité. Elle a ainsi produit une multitude de discours et de projets qui constituent un formidable réservoir de possibles... Mais, étrangement, ces discours ne semblent produire que peu d'effets : les pratiques ne changent guère et les " expériences pédagogiques " s'essoufflent vite dès que leurs initiateurs viennent à disparaître. Les " militants pédagogiques " s'épuisent à ramer à contre-courant et il arrive, parfois, que ceux-là mêmes qui préconisent le changement aient le plus grand mal à le mettre en ?uvre. Tout se passe donc comme si, en pédagogie, il ne suffisait pas de savoir ce qu'il faut faire pour le faire... au point que bien des éducateurs et des enseignants se demandent pourquoi il est si difficile de mettre en application ses propres convictions pédagogiques. Pour comprendre cette difficulté, Philippe Meirieu s'interroge d'abord ici sur ce qui fait la spécificité du discours pédagogique. Ni spéculation philosophique, ni recherche scientifique, ce discours peut d'abord se comprendre comme un effort pour entrer dans l'intelligence des contradictions éducatives. Il peut ensuite s'interpréter comme un travail sur cette " résistance " inévitable que semble opposer tout individu à celui qui veut l'éduquer. Il est, enfin, cet effort formidable d'inventivité pour imaginer des moyens qui puissent " travailler cette résistance ", non pour la briser mais pour faire de la transmission éducative une occasion de développement de la personne et de partage d'humanité, un dialogue permanent entre la singularité et l'universalité. Mais l'auteur n'en reste pas là : il présente les savoirs pédagogiques dans leur cohérence et propose des outils pour en saisir les enjeux. Il montre ainsi que ces savoirs ne peuvent être appliqués mécaniquement et que l'écart entre le dire et le faire n'est réductible que par une reconsidération complète du statut du pédagogique, la reconnaissance de son fondement éthique, la renonciation à toute certitude didactique, le fait de placer l'inventivité et la formation du jugement au c?ur de sa démarche. C'est dire que tous les éducateurs trouveront dans cet ouvrage une analyse de leurs difficultés, un ensemble de références et d'outils permettant d'agir au quotidien et une réflexion sur les conditions pour trouver " le courage des commencements " et la force de tenir ses engagements.
Malarewicz Jacques-Antoine ; Godin Jean ; Benoit J
Résumé : Ce livre parle de communication hypnotique. Cette communication est à la fois particulière, voire suspecte dans l'esprit du public et même des praticiens. Elle peut être banalisée mais aussi merveilleusement créatrice. Les auteurs, Jacques-Antoine Malarewicz et Jean Godin montrent comment Milton H. Erickson a démythifié l'hypnose et l'a utilisée comme fondement d'une redéfinition de nombreuses entreprises psychothérapiques. Ayant utilisé l'hypnose pendant toute une vie de psychiatre psychothérapeute. Milton H. Erickson, longtemps président de la Société américaine d'hypnose thérapeutique, se refusant à construire une théorie, a fondé une nouvelle pratique marquée par l'obstination, la générosité, le sens inventif que lui ont appris ses propres handicaps et, en particulier, par un humour plus parlant que toute technicité. Pour ses patients, ses amis, ses élèves, M. H. Erickson a ouvert de nouveaux horizons. Grâce à son génie de la communication simultanée avec le conscient et l'inconscient d'autrui, il a créé des actes thérapeutiques originaux et efficaces. Les exemples cliniques de cet ouvrage font percevoir, à la fois, l'habileté du psychothérapeute créateur d'un champ relationnel approprié à chaque cas et l'ouverture offerte aux capacités latentes de solutions apportées par le patient à sa propre cure. Dans ces voies nouvelles, les auteurs figurent parmi les premiers en France à pouvoir nous transmettre cette pratique de l'hypnose moderne.
Cet ouvrage décrit les fondamentaux de l'analyse transactionnelle et offre une excellente familiarisation avec les concepts classiques de l'AT : les états du moi, les transactions, les positions de vie, les jeux. Dominique Chalvin montre le côté pratique de l'analyse transactionnelle appliquée à des préoccupations essentielles : Comment mieux se connaître ? Comment s'y prendre pour changer ou provoquer un changement chez les autres ? Comment sortir des conflits ? Comment mieux utiliser son temps ? Il offre au lecteur les définitions et les explications qui permettent de tirer le meilleur profit de cette méthode. L'analyse transactionnelle est adaptée aussi bien à la vie personnelle que professionnelle et est un outil puissant pour agir sur nos représentations des autres et du monde, dans un sens positif.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.