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Talismano. - roman
Meddeb Abdelwahab
ACTES SUD
17,10 €
Épuisé
EAN :9782727401407
Meddeb ne promet rien - qu'une débauche. Celle, d'abord, des sens - à l'entrée du roman, une ville Tunis, se déploie, odeurs et ombres, comme l'assouvissement d'un désir érotique. Mais aussi du sens - ravivant l'hérétique et le païen, le roman s'achève par le sacrifice d'un taureau. "Talismano" dessine la mosaïque secrète qui emboîte la tendresse des corps à la transe de la foule... Sans doute fallait-il un étranger, c'est-à-dire quelqu'un qui ne ressemble pas à son image, pour que le français, qui n'y est pas docile s'ouvre ainsi à l'ivresse". Gérard Dupuy, "Libération" " "Talismano" a aussi cette qualité rare - que l'on retrouve entre autres chez Artaud d' "Héliogabale" , le Céline du "Voyage" ou le Burroughs des "Enfants sauvages" - d'être sombre de dansante et agressive manière". Malek Alloula, "Le magazine littéraire" "C'est un écrivain exceptionnel qui, en français, dit magistralement l'Islam". Gilles Costaz, "Le Matin de Paris" "Cette recherche et ce blasphème s'inscrivent parmi ce qui nous est venu de plus fort du Maghreb depuis Kateb Yacine". Jacques Berque, "Le Monde"
En écho à la pensée du mystique persan Sohrawardi sur le thème de "l'exil occidental", Abdelwahab Meddeb nous Invite à partager l'épreuve de l'étranger. Dans sa vérité. l'exil n'est pas un simple déplacement, il induit une tension entre deux moments de l'être, noués dans l'ambiguïté du désir. C'est à partir de cette expérience que se déploie l'?uvre de ce poète de langue française né à Tunis et qui se définit comme "errant et polygraphe". De la poésie préislamique aux émigrés de Tanger, des déserts de l'enfance à la désolation d'Auschwitz en passant par Tunis, New York et le Japon, l'?uvre d'Abdelwahab Meddeb explore toutes les dimensions de l'aventure humaine.
C'est dans la désolation d'Auschwitz que prit pour moi un sens actuel le"pré de malédiction", cette expression d'Empédocle d'Agrigente pour désigner le lieu où agit le démon de la discorde, de la haine, du mal - auxquels s'oppose l'action du dieu mû par l'amour... Ce"pré de malédiction"est toujours là, à disposition pour les candidats qui se proposent de l'occuper. Après les forces du mal européennes, de genèse chrétienne, le voilà investi par celles d'islam. L'horreur se déplace ainsi à travers les croyances, les langues, les nations, les peuples, les cultures... Des communautés croient y gagner leur régénération, mais elles dégénèrent et s'abîment. Pour sortir de ce pré, nous devons le savoir et agir en conséquence, dénoncer l'inacceptable et donc le désigner sans relâche. Notre honneur est d'être l'allié du dieu qui incarne le pôle contraire, celui dont le défi consiste à avaler le démon qui répand le sang sur le pré de malédiction... D'être du côté du juste qui se détache de sa communauté pour conjurer le mal qui la taraude et l'anime contre autrui."
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.