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Suivre Jésus Christ. Dans la vie et les écrits du bienheureux Antoine Chevrier (1826-1879)
Meda Damiano ; Musset Yves ; Daviaud Robert
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204073752
Sans aucun doute, le père Chevrier (1826-1879) est moins connu que son voisin le curé d'Ars. Cela ne l'empêche pas d'être une figure spirituelle de premier plan aux intuitions particulièrement modernes. Il se fût reconnu parfaitement dans ces mots du concile Vatican II : " C'est seulement dans le mystère du Verbe incarné que le mystère de l'homme s'éclaire vraiment " (GS 22). Allant plus loin qu'une déclaration d'ordre général, ce même concile a précisé que la référence au Christ doit être l'orientation fondamentale de la vie chrétienne en déclarant avec autorité : " Qui suit le Christ, homme parfait, devient lui-même plus homme " (GS 41). La prédication du pape Jean-Paul II nous a rendu ces thèmes familiers. Ils sont aussi au cœur de l'expérience spirituelle, personnelle et apostolique, du bienheureux Antoine Chevrier. Son œuvre principale porte du reste un titre sans équivoque : Le Véritable Disciple de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Au cœur de sa propre vie comme de son ministère de prêtre, la sequela Christi est centrale. Elle est le pôle unificateur de sa biographie spirituelle. Le père Damiano Meda en fait découvrir les ressources dans une démarche originale : il étudie la référence au Christ tant dans la vie mystique que dans l'action apostolique du père Chevrier. Il s'arrête notamment sur le triple mystère de la Crèche, de la Croix et de l'Eucharistie. Au plus près des sources, pédagogue et fidèle à son sujet, le père Meda fait découvrir, dans la personne du fondateur du Prado, une figure spirituelle attachante et d'une étonnante actualité.
Présentation de l'éditeur Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d'une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant si celle-ci revenait, elle contribuerait sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des « sociétés fondées sur la croissance ». En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs - tel le PIB - qui sont devenus nos fétiches. En mettant au coeur de l'action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée. La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur terre, de permettre à tous d'accéder à l'emploi et de changer le travail. Elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l'avènement de la modernité : le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l'augmentation des quantités, la passion de l'enrichissement personnel. Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l'économie à décrire seule le monde que nous voulons.
Résumé : La France serait le seul des grands pays d'Europe à avoir un taux de chômage élevé, une croissance faible et une dette abyssale. Nous serions les seuls à avoir conservé un Code du travail lourd et rigide, un modèle social affreusement coûteux, et à ne pas encore avoir mené les réformes permettant de nous adapter à la mondialisation et à la révolution technologique. Ce discours est radicalement faux. Il masque les vraies raisons de nos difficultés : les dysfonctionnements du capitalisme financier et les mauvaises décisions de politique économique. Incapables de se confronter à cette réalité, les pays européens ont imposé depuis deux décennies des mesures d'austérité qui ont aggravé les inégalités de manière inacceptable et accru la vulnérabilité de tous les systèmes. La crise sanitaire de 2020, en engendrant un choc économique d'une extrême violence, a révélé et exacerbé les disparités internes à notre société. Un autre projet est possible. Conjuguant trois disciplines - économie, droit, sociologie - et mobilisant les études les plus récentes, ce livre réfute les explications simplistes, propose un diagnostic puissant et dessine une autre voie qu'il est urgent d'emprunter. Edition augmentée d'une préface inédite.
Résumé : Comment passer du gaspillage des objets à la sobriété matérielle ? Alors que les médias ne cessent de parler du gaspillage alimentaire, de l'eau ou de l'énergie, celui des objets matériels, sujet de ce livre, est largement moins médiatisé. Ce qui l'est, ce sont les pratiques de circulation des objets fondées sur le don, la vente, l'échange, le troc qui s'inscrivent dans l'économie circulaire et/ou collaborative. Qu'est-ce que le gaspillage des objets pour les personnes ? Pensent-elles "gaspillage" lorsqu'elles achètent une paire de chaussures quasiment identique à une paire possédée ? Lorsqu'elles accumulent des téléphones portables inutilisés dans un tiroir ? Lorsqu'elles donnent des vêtements à une association pour faire de la place dans les placards... et acheter des modèles "plus neufs" ou "plus à la mode" ? Dans l'affirmative, s'agit-il du gaspillage des objets, d'argent, de travail, de ressources naturelles ? Ce livre apporte des éléments de réponse. Il questionne les relations des individus aux objets matériels via leur perte d'utilité, autrement dit via leur gaspillage, en trois temps : gaspiller, remédier au gaspillage et devenir sobre. Le premier temps fournit des éléments pour comprendre le concept du gaspillage dans une société d'hyperconsommation. Le deuxième donne la parole à des professionnels du terrain (Emmaüs, Halte à l'Obsolescence Programmée, Zéro Waste France, Agence du Don en Nature, Réseau Francilien des Acteurs du Réemploi) exerçant un regard pratique et parfois critique sur le gaspillage des objets. Enfin, le dernier temps discute la notion de sobriété matérielle et l'éprouve dans des contextes quotidiens, que ce soit via la réduction de la consommation par des personnes qui s'en lancent le défi ou via le désencombrement par des home-organizers. Deux regards englobants, psychologique et sociologique, introduisent et concluent ces réflexions.
Après le temps des cerises, celui des gares, celui des villes, voici le temps des femmes. Dominique Méda fait état ici d?une ? révolution silencieuse ? qui pourrait bien devenir tumultueuse si rien n?avance vers une distribution plus équilibrée des rôles et des tâches entre les hommes et les femmes. Il ne s?agit pas du énième brûlot polémique sur la question mais d?un point particulièrement bien argumenté sur les conséquences du travail des femmes, de la progression de la biactivité et de la disparition progressive du modèle familial de ? Monsieur Gagnepain ?. Monsieur et Madame, dans le couple, jouent désormais tous les deux un rôle dans la production économique sans qu?une redistribution des tâches ? hors travail ? ait eu lieu.Aujourd?hui, 80 % des femmes de 25 à 49 ans travaillent (contre 40 % il y a 40 ans). Elles représentent 45 % de la population active. La féminisation de la population active ne s?est cependant pas accompagnée d?une masculinisation des activités domestiques. Le temps domestique, comme le temps parental (consacré aux enfants), reste deux fois plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Elles en assurent plus des deux tiers.Ces constats sont connus. Ils n?ont néanmoins donné lieu, en France, qu?à adaptations marginales, rapiècements institutionnels, bricolages budgétaires. Or, les rythmes institutionnels et professionnels actuels apparaissent largement inadaptés aux temps sociaux et familiaux des couples biactifs contemporains. Tout ceci implique une (r)évolution des politiques familiales et sociales, mais aussi une adaptation des politiques urbaines et temporelles.Dominique Méda, ambitieuse et volontariste, invite à la refonte des institutions et des modes d?imposition. Elle rappelle que les politiques de la petite enfance ne sont pas un coût mais un investissement essentiel pour l?avenir. Stratégiquement, l?orientation consiste à ? émanciper les hommes du travail, pour émanciper les femmes du domestique ?. Il convient, dans cet ordre d?idée, de ne pas cibler spécifiquement les femmes pour les aider à ? concilier ? leurs temps, mais, à l?échelle des villes, de proposer des réponses intégrées et adaptées aux question des temps de tous.Insérée dans une tradition de débats encombrée de croyances ancrées et d?opinions tranchées sur la nature ou la culture des différences entre les sexes, Dominique Méda repousse la polémique en n?esquivant aucune question et en indexant son analyse sur des tendances européennes de fond concernant les sujets qu?elle traite.Sans néologismes délirants ni attaques politiques (qui caractérisent une partie de la littérature sur ces thèmes), pesant la réalité de la ? domination masculine ? (en particulier dans les syndicats), Le Temps des femmes est un livre intéressant, informé aux meilleures sources, inspiré des lumières des pays du Nord. Percutantes et raisonnées, ces 200 pages sont à faire lire surtout (comme dit la publicité) par nous, les hommes. Dominique Méda signe (et marque) assurément ici un essai important. -- Julien Damon -- Futuribles
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.