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Saint-Pétersbourg. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire
Meaux Lorraine de
BOUQUINS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782221247983
Inventé par Pierre le Grand, bâti sur l'eau, tourné vers l'Europe, Saint-Pétersbourg était destiné à commander à un empire. Ville capitale mais belle étrangère en son propre pays, elle devint le " berceau de la Révolution ", reçut le nom de Leningrad et fut alors coupée du monde et tragiquement réprimée. Toujours un peu suspendu entre rêve et réalité, entre froid boréal et nuits blanches, entre célébration et malédiction, Saint-Pétersbourg est l'une de ces villes mythiques gouvernées par l'ange du bizarre. Solidement amarrée aux rivages du golfe de la Baltique, la cité de Pierre, tels ses sphinx en granit des quais de la Néva, regarde l'horizon avec une expression énigmatique. Surnommée dès sa création Palmyre du Nord et Venise septentrionale, la ville s'est fortifiée de tous ses paradoxes. Cité de contrastes, elle est un défi lancé par Pierre et perpétré jusqu'à nos jours par les Pétersbourgeois. Et celle que Dostoïevski appelait " la cité la plus abstraite du monde " a prouvé depuis trois siècles qu'elle existait bel et bien. Ce livre, fruit d'une collaboration entre historiens, écrivains et sociologues, entend montrer le chemin parcouru depuis mai 1703 et dire les multiples facettes de la ville. Son histoire est retracée sur un mode synthétique. Des promenades nous font entrer dans son intimité, brillante ou sombre. Une anthologie russe laisse la parole à ses nombreux écrivains. Suivons le guide ! Il se nomme Gogol, Mandelstam ou Nabokov. Enfin un dictionnaire rassemble tous les éléments constitutifs de l'identité de la capitale. De l'essentiel au superflu. Pour tout savoir sur une ville " où le génie russe a pris ses quartiers ".
Résumé : La dynastie russe des barons de Gunzburg a tenu une place considérable dans l'Europe du xixe et de la première moitié du xxe siècle tant par ses entreprises économiques que ses activités philanthropiques, son mécénat et ses engagements politiques. En mêlant approche intime et grande histoire, Lorraine de Meaux fait surgir de l'oubli l'une après l'autre les figures emblématiques de cette famille qui joua un rôle de chef de file au sein de la communauté juive de Russie : le rabbin et le banquier, le propriétaire de mines d'or et le chasseur émérite, le savant orientaliste et l'aventurier, le peintre et l'impresario des Ballets russes, le comédien à Hollywood et le résistant de premier plan... Dès le Second Empire, les Gunzburg s'installent dans un fastueux hôtel particulier de la place de l'Etoile et choisissent la France pour seconde patrie. Chacune à sa manière, les générations successives viennent enrichir cette saga entre Russie et France. Et si la fortune leur sourit souvent, elles n'échappent pas à la tragédie, subissant faillite, pogroms et antisémitisme. Des somptueux palais de Saint-Pétersbourg à la Seconde Guerre mondiale, de la révolution de 1917 à la Shoah, succès et épreuves ressuscitent un monde disparu, où se croisent grands-ducs et talmudistes du shtetl, peintres et hommes politiques, écrivains et artistes... Ce livre rend ainsi pour la première fois aux Gunzburg la dimension qui leur revient aux côtés des grandes familles juives telles que les Ephrussi, les Camondo, les Warburg ou les Rothschild. Agrégée et docteur en histoire, Lorraine de Meaux est spécialiste de la Russie. Elle a notamment publié La Russie et la tentation de l'Orient, Saint-Pétersbourg. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire et, en 2017, avec Patrice Gueniffey, Les Couples illustres de l'histoire de France.
Résumé : Si le pouvoir tend à se conjuguer au singulier, il en va autrement pour la célébrité qui s'incarne mieux à deux. Le premier repose sur le temps long et le secret alors que la seconde est fondée sur l'exposition et le perpétuel présent de l'actualité. Ce livre collectif raconte pour la première fois l'histoire publique et privée des vingt couples emblématiques qui ont incarné et, pour beaucoup, fait la France du Moyen Age à nos jours. Couples politiques ? monarchiques, impériaux puis présidentiels ? mariant les sentiments, parfois, et l'intérêt ; couples littéraires et/ou d'influence, couples mythiques ou médiatiques, passionnels ou énigmatiques... S'ils ont chacun une histoire singulière, heureuse ou malheureuse, tous racontent les mutations successives du pouvoir mais aussi de la société. Sous la direction de Patrice Gueniffey et Lorraine de Meaux, historiens et journalistes de renom les font revivre dans des contributions qui allient l'exigence historique et la fluidité littéraire, l'histoire intime et le roman national.
Le paysage est très présent dans le champ de la photographie contemporaine. Mais c'est moins l'inscription dans un genre traditionnel qui retiendra ici l'attention que le notable tournant des pratiques qui s'est opéré au fil des quarante dernières années. Que ce soit dans le cadre de commandes ou de projets personnels, nombreux sont les photographes qui s'orientent aujourd'hui vers une investigation du territoire et une écoute méthodique de ses évolutions. A travers la réévaluation des apparences visibles amenée par le médium, les organisations spatiales se trouvent questionnées ; l'image propose ainsi une nouvelle forme de réflexion géographique. La photographie s'avère à même d'interroger la façon dont les modes de vie s'inscrivent dans l'espace, celle dont les hommes habitent un territoire qui est tout à la fois cadre et enjeu de leurs actions. A travers cette auscultation des sites, l'image se fait laboratoire de production de connaissances.
Vie et mort de Michel Vieuchange On ignorait tout de Michel Vieuchange (1904-1930), l'auteur du fulgurant Smara, carnets de route arraché à la fournaise et aux sables d'une des dernières taches blanches des cartes du monde, le Rio de Oro saharien. Antoine de Meaux fait plus que raconter l'odyssée de cet explorateur de vingt-six ans, mort au terme de son périple. Ayant eu accès à nombre d'archives inédites, il parvient à nous faire revivre de l'intérieur l'itinéraire de ce garçon de bonne famille, promis à un bel avenir, et qui choisit délibérément de se soumettre à l'épreuve du pire. Car les photos sont là : en l'espace de quelques saisons, le jeune homme bien élevé se transmue en une sorte de démon ou d'archange, dardant sur le monde un regard de foudre... D'une image à l'autre, que s'était-il donc passé ? "Un livre que l'on lit en état de grâce, mais souffrant mille morts de n'avoir pas été de ceux qui écrivaient à 26 ans : " Le feu du désir de la chose retrouvée... m'entraîne dans son cercle d'or. "" Edmonde Charles-Roux, La Provence.
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.