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Guy de Malherbe
Meaux Antoine de ; Cloux Patrick ; Delavallade Oli
CORLEVOUR
43,75 €
Épuisé
EAN :9782372090209
Guy de Malherbe peint des paysages verticaux. Des paysages dépourvus de ciel, la plupart du temps, qui, du fait de cette absence, semblent comme dressés le long de la paroi du tableau. C'est vrai des falaises, ça l'est aussi des sols. Cette façon de faire, qui contrevient à la tradition du paysage, induit un nouveau mode de relation à la peinture. Là où il est d'usage qu'un paysage soit un tableau privilégiant l'horizontalité - un tiers de terre, deux tiers de ciel - afin que le spectateur, dans sa verticalité d'homme, éprouve un sentiment de domination du monde qu'il parcourt et contemple, Malherbe nous emmène ailleurs : au pied du monde, avec lui. Ca n'est pas qu'une affaire d'inversion d'un rapport, et de spectateur soudain dominé. De cela, l'artiste n'a que faire, cherchant non à nous donner la sensation que c'est le monde qui nous possède, mais, par un abandon de souveraineté, à ouvrir notre regard à une autre forme d'exploration. C'est le surplomb qui est mis à mal ici, c'est la distance entre la chose observée et celui qui la regarde qui est abolie. Le peintre nous colle littéralement le nez dans ce qu'il peint, et dans ce qu'il met en jeu pour le peindre. Afin de nous aveugler ~ Je ne crois pas. Ou alors pour un temps, comme un passage nécessaire au désapprentissage du privilège accordé à un oeil désincarné. Car ici on voit, mais l'organe qui voit est le corps tout entier. Un corps pour qui voir, c'est tout autant éprouver que visualiser, décrire que fouiller, comme ces animaux fouisseurs qui découvrent le monde en l'ingérant, strate par strate.
On ignorait tout de Michel Vieuchange (1904-1930), l'auteur du fulgurant Smara, carnet de route arraché à la fournaise et aux sables d'une des dernières taches blanches des cartes du monde, le Rio de Oro saharien. Antoine de Meaux fait plus que raconter l'odyssée de cet explorateur de vingt-six ans, mort au terme de son périple. Ayant eu accès à nombre d'archives inédites, il parvient à nous faire revivre de l'intérieur l'itinéraire de ce garçon de bonne famille, promis à un bel avenir, et qui choisit délibérément de se soumettre à l'épreuve du pire. Car les photos sont là : en l'espace de quelques saisons, le jeune homme bien élevé se transmue en une sorte de démon ou d'archange, dardant sur le monde un regard de foudre... D'une image à l'autre, que s'était-il donc passé ?
Nombreux sont aujourd'hui ceux qui considèrent Smara (1932) de Michel Vieuchange comme « le » livre unique parmi ceux qui ont été écrits sur le désert. Un livre pour ainsi dire arraché à la fournaise et aux sables par un garçon de vingt-six ans parti se brûler les ailes dans la zone interdite de l'El-Gaada mauritanien. Un livre qui fascina des esprits aussi divers que Claudel, Massignon, Cocteau ou Théodore Monod. Mais sur l'auteur de ce livre, Michel Vieuchange (1904-1930), avouons qu'on savait peu de chose. Antoine de Meaux, donc ce sont ici les débuts en littérature, se garde bien ? tant mieux ? de re-raconter l'incroyable aventure de Vieuchange au désert (Smara suffit à cela). Ayant eu accès aux archives de la famille et à nombre de documents étonnants, il parvient à nous faire revivre comme de l'intérieur l'itinéraire de ce garçon de bonne famille, promis à ce qu'on appelle un bel avenir, et qui choisit délibérément de se soumettre à l'épreuve du pire. Car les photos sont là: en l'espace de quelques saisons, le jeune homme bien élevé, cravaté, plein de santé, se transmue d'impossible façon en une sorte de démon ou d'archange, ravagé par l'incendie intérieur, dardant sur le monde un regard de foudre? D'une image à l'autre, que s'était-il donc passé? C'est à cette question qu'a voulu répondre le livre d'Antoine de Meaux ? qui se garde bien de re-raconter par le détail l'aventure du voyage à Smara (si bien que le récit de Vieuchange et le sien jamais ne se chevauchent): « J'ai souhaité rassembler les éléments épars de cette vie, tâcher de comprendre ce que Michel avait tenté de nous dire en allant se perdre au désert. J'ai été au Maroc, au cimetière d'Agadir où il repose, et jusqu'à Smara. Ma biographie est en fait une sorte de pèlerinage, entre quête et enquête, un cheminement vers ce prodigieux visage de la fin que le temps risquait d'effacer de nos mémoires, et dont j'étais convaincu qu'il avait un secret à révéler. » Une seule certitude en tout cas: les lecteurs de Smara ne seront pas déçus par ce nouveau voyage.
4e de couverture : Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien. C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob. Miarka, portrait sensible d'une femme d'exception, est un superbe hommage à l'esprit de la Résistance, et une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.Notes Biographiques : Né en 1972, Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires. Membre du comité éditorial de la revue Nunc, il est l'auteur, entre autres, de L'Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange.
Résumé : 1792, en pleine Révolution. Tandis que les Jacobins ont fait tomber Paris, tout un peuple afflue à Lyon, qui devient le théâtre d'un siège impitoyable. Dans la cité à vif, les trajectoires des familles Pierrebelle et Conche reflètent les combats de la guerre civile, avec ses trahisons et sa sauvagerie.
Plazenet Laurence ; Damour Franck ; Rocquet Claude
C'est un atelier de conte, une école, un jeu, un alambic de fables, cela ressemble à un bouquet de feu d'artifice fugace comme l'étincelle jaillie d'un choc de silex, à une pluie de confettis jetée en l'air, un arc-en-ciel formant un cercle irisé avec l'eau sur laquelle l'arche céleste et diaprée se reflète. C'est une arche d'histoires qui ne cessent de naître et de s'entrecroiser. Est-ce une troupe de conteurs, ou un seul conteur, et dans sa tête une foule de conteurs ? Cela revient au même. En toi, le rêve relance sa navette, ses balles de jongleur, une barque dérive et rame. A vol d'oiseau, le fleuve et ses ruisseaux, son réseau de ruisseaux, est un grand arbre, de sève, de rêve.
Et Isaïe dit : Ecoutez donc, maison de David : Ne vous suffit-il pas de lasser la patience des hommes, sans lasser encore celle de mon Dieu ? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un prodige : Une vierge concevra, et elle enfantera un fils qui sera appelé EMMANUEL. Il mangera le beurre et le miel, en sorte qu'il sache rejeter le mal, et choisir le bien.
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.