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La Lettre clandestine N° 17/2009 : Le délit d'opinion à l'âge classique : du colporteur au philosoph
McKenna Antony
SUP
29,00 €
Épuisé
EAN :9782840506645
L'existence d'un " délit d'opinion " aux XVIIe et XVIIIe siècles n'a pas empêché une certaine liberté de pensée, mais celle-ci s'est exercée dans des conditions particulières : l'écrivain, le prêtre. le médecin. le naturaliste, le métaphysicien ou le penseur politique doivent recourir à des formes et à des détours significatifs, et la diffusion de leurs écrits suppose l'existence de réseaux complexes de copistes, de correspondants. de libraires, de colporteurs, de lecteurs plus ou moins discrets. Ce recueil fait état des avancées dans ces domaines de recherche au cours des dernières années, depuis la façon de travailler et d'écrire jusqu'à celle de déjouer la police. Les spécialistes de l'histoire du livre, de la censure et du droit sont ici associés aux chercheurs engagés dans les travaux sur la littérature clandestine à l'Age classique - masse de documents qui précisent les principales idées sur lesquelles se fonde la pensée de l'Europe moderne née des Lumières françaises, notamment dans les domaines de la morale, du droit, de la politique, de la religion, de la tolérance. Ce volume annuel fournit également une bibliographie exhaustive, des études, une documentation, des informations sur la littérature philosophique clandestine à l'Age classique et sur les recherches qui sont conduites dans le monde entier à son sujet.
Voici Edgar. Il veut dresser son nouveau chien. Assis. Couché. Va chercher. Plutôt simple, non ? Saut que... son chien est un poulpe. Un poulpe vraiment très, très intelligent. Voici Jarvis. Il va changer à jamais la vie d'Edgar...
Résumé : Adolescent, Kev a été trouvé à moitié mort dans une ruelle. S'il a survécu aux horreurs qu'il a subies, d'atroces cauchemars hantent pourtant ses nuits. Avec seulement quelques éléments en tête, dont une date - le 24 août -, un lieu précis et son prénom tatoué sur le mollet, il tente de reconstituer son passé. Un passé dont la clé pourrait bien être "Osterman", alias le Docteur O, son ancien tortionnaire, qui détient enfermés tous ses souvenirs. Parfois, pourtant, dans ses songes, Kev entrevoit non pas ce monstre d'autrefois mais un ange, un être sublime qui l'éveille à la vie, apaise sa douleur, nourrit ses fantasmes...
Résumé : Notre premier dossier porte sur les "équivoques blasphématoires", souvent érotiques, profanant à divers degrés les objets " sacrés" : les auteurs cherchent à en apprécier d'abord la diversité, pour tenter ensuite d'en apporter la contextualisation interne et externe et d'en évaluer les enjeux : simple jeu littéraire ? Plaisanterie anodine ? Objection larvée d'inspiration "hérétique" ? Indice d'un plus grave recul à l'égard du credo chrétien, voire de toute religion ? C'est à Bayle, à ses amis et au contexte intellectuel de la composition de ses écrits que sont consacrées les études suivantes : sur la bataille entre calvinistes orthodoxes, arminiens, déistes, athées et anticléricaux autour de la notion de "libre examen" dans le contexte de la revendication du droit de la "libre pensée" publiée par Anthony Collins en 1713 ; sur la défiance des intellectuels réformés à l'égard de l'interprétation figurative de l'Ancien Testament ; sur le "patriotisme" de Bayle et sa conception de la souveraineté politique, qui doit résister à toutes les ingérences cléricales ; sur l'importance du contexte politique de la Glorieuse Révolution pour l'interprétation des intentions de Bayle ; sur la pensée politique de Frédéric Ancillon ; et sur la réception de la pensée de Bayle en Hongrie. Notre dossier Varia, très riche, comporte des articles sur la catégorie historiographique du "libertinisme", d'abord, sur deux "jeunes éventés", Geoffroy Vallée et Noël Journet, qui sont présentés par Garasse comme des exemples typiques du cheminement de l'hérésie à l'athéisme, ensuite, et enfin sur la bibliothèque de Philibert de La Mare, érudit dijonnais qui a fortement contribué à faire de Dijon un "lieu intellectuel" au carrefour des réseaux de la République des Lettres. Trois dossiers distincts qui témoignent de la diversité et de la richesse de la pensée libre à l'époque classique.
Interroger les relations que les libertins entretiennent avec la science de leur temps ne peut se faire qu'à travers des approches croisées : selon les sensibilités et les méthodes, l'accent est ici mis tantôt sur les contenus de pensée, tantôt sur les stratégies discursives qui les prennent en charge. Le rapport des libertins à la science se caractérise le plus souvent par une série de déplacements orientés et pleinement maîtrisés : un tel traitement permet de révéler le potentiel de subversion d'une théorie scientifique, d'en tirer les conséquences philosophiques les plus radicales, de replier aussi le discours scientifique sur lui-même en le soumettant à un questionnement épistémologique. Même s'il se déploie généralement en marge de l'activité scientifique proprement dite, le discours libertin rejaillit en quelque sorte sur la science : il contribue à la constituer en champ autonome et y exporte parfois ses stratégies de dissimulation. Entre la révolution scientifique et la mouvance libertine, l'interaction a sans doute été plus profonde et plus complexe qu'on a coutume de le croire. Les articles réunis dans la deuxième partie de ce volume reflètent la diversité des modes de diffusion et de réception des discours scientifiques à l'Âge classique. Leurs auteurs s'interrogent sur les enjeux épistémologiques, polémiques ou stratégiques de l'inscription du savoir dans des lieux de passage tels que les dialogues, les pièces poétiques, les romans ou les histoires comiques, que la taxinomie actuelle exclut du corpus scientifique. L'Arétin, Bruno et Galilée, Louis Le Laboureur, Madame Deshoulières et La Fontaine, Sorel, Tristan et Cyrano, étudiés ici dans cette perspective, permettent de nuancer les classifications trop rigides, faites a posteriori. Car la représentation littéraire d'univers qui se sont construits en marge de la physique aristotélicienne et du mécanisme cartésien ne manque pas de favoriser et de concrétiser des hypothèses fécondes.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.