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A la cadence de l'herbe
McGuane Thomas ; Amfreville Marc
BOURGOIS
25,36 €
Épuisé
EAN :9782267017113
Un peu plus de dix ans se sont écoulés depuis son dernier roman, Rien que du ciel bleu, et Thomas McGuane nous revient avec un livre fort et généreux: A la Cadence de l'herbe. Allusion voilée à son processus de maturation, le titre renvoie surtout au lent passage de l'hiver au printemps, à ce Montana prisonnier de la glace et de la neige qui se réveille au rythme de la nature? et des désirs enfouis venant crever la surface des consciences endormies. Ce roman est avant tout l'histoire d'une famille: Sunny Jim, le patriarche qui a tenu les siens d'une main de fer et qui, par delà sa mort, trouve le moyen de les contraindre encore à lui obéir; Alice, sa femme, moins soumise et fade qu'on pourrait le croire et qui cache, même à ses enfants, de lourds secrets; leurs deux filles, Evelyn et Natalie, farouches et exaltées chacune à sa manière, marquées par les non-dits de l'enfance et l'échec de leurs mariages; les deux beaux-fils enfin: Paul, un sulfureux malfrat bourré de charme et Stuart, un petit homme ordinaire n'aspirant qu'à la paix. C'est aussi l'histoire de diverses successions: matérielles, bien sûr, mais aussi affectives. Paul réussira-t-il à reprendre et à tenir les rênes de l'entreprise familiale? Quels couples se déferont ou se reformeront au cours de l'intrigue? Qui est donc ce mystérieux Bengali, exécuteur testamentaire de Sunny Jim, aux activités louches et sans doute illégales? Mais avant tout, c'est l'histoire de Bill Champion: caracolant dans un ranch digne de la conquête de l'Ouest, tout proche géographiquement mais si éloigné de la ville, de ses valeurs factices et de ses embrouilles financières, le cow-boy d'un autre âge observe en silence les déchirements d'une famille qu'il a toutes les raisons d'aimer clandestinement. C'est lui sans doute le véritable héros d'un roman où le comique de farce le dispute au macabre et à l'élégie d'un monde qui disparaît et qui pourtant renaît? à la cadence de l'herbe.
En déroute, recueil de nouvelles, permet à l'auteur de donner en dix textes toute la mesure de son grand talent. Thomas McGuane joue ici sur une vaste palette de sensibilités: du truculent "cow-boy", qui rappelle l'Ouest de ses romans, à "Gallatyn Canyon", où l'absence de scrupules côtoie le mépris pour la vie d'un anti-héros vaniteux, en passant par de très beaux textes sur la découverte de l'âge adulte ("Le Zombie", "Glace", "L'Enfant prodige"). McGuane n'a pas son pareil pour traquer les petits travers et les grandes lâchetés, les vaillances illusoires et les défaites quotidiennes. Jamais grandiloquent, et avec un humour tenace, il brosse une série de portraits d'êtres que le lecteur, séduit, ne peut s'empêcher de trouver attachants, malgré - et peut-être à cause de - leurs faiblesses. Qu'ils soient alcooliques comme "Le Réfugié" ou profondément solitaires comme l'avocat de la Côte Est de retour dans le Montana de ses origines, ce sont, sans tragédie mais avec nostalgie, des images d'humains en déroute.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".
Résumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.
Avant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme "Front de lune" , accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.