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L'OBSCUR
MCGAHERN JOHN
SABINE WESPIESE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782848054667
L'obscur. Depuis la mort de leur mère, Mahoney élève seul ses enfants selon les rudes préceptes en vigueur dans l'Irlande rurale des années 1940. La vie est difficile sous la férule de ce père fruste et violent, notamment pour le fils aîné, intelligence sensible en proie à des pulsions sexuelles adolescentes qu'interdit le puritanisme ambiant. John McGahern écrit ici le magnifique roman d'apprentissage de ce jeune homme brillant, tiraillé entre les injonctions paternelles et son désir d'émancipation. Les études vont constituer sa seule échappatoire, même si elles ne tarderont pas à le confronter à son déchirement intime, sommé qu'il sera de choisir entre la voie de la prêtrise et son envie de connaître les joies de l'amour et du couple. Dans ce livre aussi intense que magistral, qui lui coûta son poste et lui valut une immense réputation, le maître irlandais excelle dans l'art d'évoquer, de manière simple et directe, les ambiguïtés douloureuses d'une personnalité en formation. Paru en Irlande en 1965, L'Obscur (The Dark) fut en effet l'objet d'un énorme scandale. McGahern, alors enseignant, fut mis à pied et contraint à l'exil. Aujourd'hui, on enseigne sa prose dans les écoles irlandaises comme un symbole de la libéralisation des moeurs et de l'affranchissement de la morale catholique.
Résumé : Marqué à jamais par son combat dans les rangs de l'IRA pendant la guerre d'Indépendance, Michael Moran a régenté sa famille et sa ferme au coeur de l'Irlande rurale avec une autorité toute militaire. Désormais âgé et aigri, estimant que les politiciens au pouvoir trahissent ses idéaux au point de refuser la pension qui lui reviendrait de droit, il reste au centre des préoccupations de ses trois filles et de sa seconde épouse. Si ses deux fils ont tôt fui le foyer, révoltés par la manière dont ce père obstiné et souvent cruel tentait de gouverner leurs jeunes existences, les filles, elles, n'ont finalement jamais vraiment quitté la maison de Grande Prairie, malgré leur mariage, leurs enfants et leur travail à Londres ou à Dublin. Alors que Moran s'affaiblit, elles n'ont de cesse de lui insuffler un peu de cette énergie qu'il a déployée tout au long de sa vie, souvent pour tenter de les plier à ses propres volontés. Dans ce roman magistral, John McGahern, grand maître de la prose irlandaise, explore avec une finesse sans pareille les sentiments complexes liant la fratrie à sa figure tutélaire. Ses magnifiques portraits sondent la relation trouble entre amour et haine, respect et rébellion, soumission et défi. Entre toutes les femmes, plus qu'un livre sur l'autorité paternelle, est l'histoire de la subversive et douce émancipation qu'il retrace en une splendide et âpre saga.
Résumé : " McGahern nous conte la destinée d'un poète raté qui écrit des récits pornographiques pour gagner de quoi vivre. Résumé ainsi, le roman de McGahern peut sembler très sombre, ce qu'il est d'ailleurs à certains moments d'une intensité remarquable ; mais il faut évoquer aussi la verve et l'humour de l'auteur qui, sous les dehors d'une écriture simple, nous livre l'insolent portrait d'un faux poète et d'un faux pornocrate. C'est une histoire comme seuls les Irlandais peuvent encore en raconter. " Le Monde " Une petite merveille d'humour quotidien, de gravité masquée, d'émotion maquillée en farce, de grimace camouflée en sourire, de déchirement affleurant sous l'ironie. " Télérama
Résumé : Avec Les Créatures de la terre, recueil inédit, John McGahern élève la " short story " au sommet d'un art, qui exige de ne " pas parler trop, d'aller à l'essentiel ". Qu'il s'agisse de funérailles à la campagne, de l'évocation de la maladie, du poids de la tradition religieuse et morale, de démêlés familiaux ou de la mort des êtres chers, McGahern se montre en effet maître de la litote, du maniement subtil d'une apparente simplicité qui exprime le sel ou l'amertume de la vie et laisse un sentiment de perte insondable, tout au bord de l'indicible. " S'il faut lire John McGahern, ce n'est pas pour le plaisir acide de concocter un bon petit cafard, mais parce qu'il est tout simplement un des plus grands romanciers d'aujourd'hui, que son pessimisme est un chef-d'?uvre de style et de sobriété, son humeur d'encre, infatigable. Parce qu'il peint l'Irlande - et au-delà, nous tous - comme personne depuis Joyce. " Michel Braudeau
Dans la chaleur de l?été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l?Irlanderurale. Bien qu?elle ait pour tout bagage les vêtements qu?elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s?agit de lasoulager jusqu?à l?arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d?adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l?entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n?a connu que l?indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l?espace, et s?épanouit dans l?affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l?intriguent: les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l?attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine?
Résumé : L'Annexe. Quand elle n'est pas en mission, Anna retourne à Amsterdam, dans l'annexe où Anne Frank s'est cachée avec sa famille, avant d'être déportée, en 1944. Lors d'une de ses visites, l'espionne comprend qu'elle est suivie. Sans tarder, son organisation l'exfiltre dans une maison de protection, dont elle est supposée ignorer l'emplacement. Mais une allusion au smoked-meat de chez Schwartz's la convainc qu'elle va atterrir à Montréal, la ville de ses grands-parents. Celle dont le métier exige maîtrise des émotions et oubli de soi se laisse envahir par les souvenirs de ses vacances d'enfant. Dès son arrivée dans cette nouvelle annexe, un autre pan occulté de son passé se rappelle à elle : Celestino, chargé de veiller sur les neuf membres de leur insolite communauté, est un fou de littérature. Dans l'appartement couvert de bibliothèques, Anna s'abandonne aux réminiscences de ses études et à son goût exclusif pour la lecture, qu'elle avait sacrifié en changeant de vie. Avec le fantasque majordome prétendument cubain, qui la surnomme Albertine, l'espionne rebaptise ses compagnons de réclusion du nom des auteurs ou des personnages qu'ils lui évoquent : un vieux couple slave devient les Tourgueniev ; un agent d'apparence banale, certainement capable du pire, Meursault ; le chat, Moortje, comme celui d'Anne Frank. Ni la prisonnière ni son gardien ne perdent pourtant de vue l'enjeu de leur brillant duo. Et c'est tout l'art de Catherine Mavrikakis que de puiser dans la fiction la bien réelle issue de leur vénéneux pas de deux... Jouant avec les codes du roman d'espionnage et de captivité, L'Annexe se révèle un éblouissant hommage à la puissance invaincue de la littérature.
Pendant la nuit du 24 au 25 mars 2015, Félix de Récondo a cheminé vers la mort. Trois ans plus tard, sa fille Léonor transforme le huis clos de la chambre d'hôpital en un vibrant manifeste, " manifesto ", témoignant de la liberté et de la force de création que ce père artiste garda inlassablement intactes. Deux narrations s'entrelacent, qui signent le portrait d'un homme dont la jeunesse fut marquée par la guerre civile espagnole et l'exil : celle de Léonor, envahie par les souvenirs et les émotions de la longue veille aux côtés de sa mère, Cécile ; et celle de Félix, dont l'esprit s'est échappé vers les contrées du passé. Il y a rejoint l'ombre d'Ernesto (Hemingway), qu'il n'a jamais revu depuis les déjeuners du dimanche à Pamplona, alors que lui était encore un petit garçon, dans les années trente. L'écrivain, déjà auréolé de sa gloire, y suivait les courses de toros. Aujourd'hui, toute différence d'âge abolie, Félix se remémore ceux qu'ils ont connus, sa petite enfance à Gernika, les mystérieuses activités politiques de ses oncles dans la maison d'exil des Landes. Il en vient bientôt à évoquer la mort tragique de ses enfants nés avant sa rencontre avec Cécile, et confie à son vieux complice combien sa nouvelle famille l'a aidé à continuer à vivre, dessiner et sculpter. Ernesto, à son tour, lui raconte son besoin d'écrire, Martha et les femmes qu'il ne pouvait s'empêcher de séduire, sa propre fascination pour la mort, son suicide. Mais leur ultime conversation ne s'achèvera pas avant que Félix ait pu montrer à Ernesto le violon que, de ses mains, il fabriqua pour Léonor. A son chevet, sa fille lui fait écouter une ultime fois leur sonata da Chiesa de Corelli... La musique a tant accompagné leur bonheur, leur pas de deux artistique, depuis que, élève précoce, Léonor apprenait à maîtriser son instrument. Cette même musique ponctue d'une déchirante douceur leur dernière nuit, dont le récit, magnifique tombeau poétique, donne à jamais vie au créateur et au père merveilleux que fut Félix.
C'est fini..." Ainsi commence le roman fiévreux de Chahdortt Djavann, qui se glisse dans la peau d'un homme au seuil de la mort. Dans un monologue intérieur bouleversant, où les images de l'enfance, de la mère, de l'amour et de la guerre s'entremêlent, l'auteur met à nu la vie d'un grand photographe de guerre. Un bras de fer entre le personnage et sa vie dont il voudrait comprendre le sens. Pourquoi a-t-il passé des années à traquer des images de mort ? Sur quelles souffrances, sur quelles absences s'est-il construit au point de ne plus se reconnaître dans cet autre qu'il est devenu ? Une écriture haletante, violente, sans concession, dans laquelle les pulsions de vie et de mort sont face à face