Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Journée d'adieu
McGahern John ; Delahaye Alain
SABINE WESPIESE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782848055503
Comme souvent dans les livres de l'immense styliste McGahern, l'intrigue tient en peu de mots : dans la cour de l'école, un jeune professeur se penche sur son passé, attendant le rendez-vous pendant lequel son directeur lui signifiera son renvoi pour vie " immorale ". Unité de temps, unité de lieu : dans ce cadre se déploie la géographie d'une vie comme saisie à la pointe sèche, depuis l'enfance irlandaise jusqu'à la rencontre, dans un bar londonien, avec la future épouse du narrateur, une Américaine divorcée, par qui le scandale arrivera. D'inspiration largement autobiographique, Journée d'adieu reprend des thèmes familiers aux lecteurs de McGahern : l'épreuve traumatisante de la mort de sa mère, partie trop tôt ; les absences fréquente du père gendarme ; les années d'apprentissage débouchant non pas sur la prêtrise, comme le souhaitait sa mère, mais sur l'enseignement. Parti à Londres pour une année sabbatique après quelques déboires sentimentaux et surtout avec le besoin d'échapper à l'emprise étouffante de la religion, le narrateur y épouse, civilement, celle qui deviendra la femme de sa vie. Le retour en Irlande, où un enseignant se doit d'être marié religieusement, signera la fin de sa carrière. Mais aussi le choix d'une histoire d'amour somptueusement évoquée, par un écrivain au meilleur de sa finesse et de son intensité : " Nous sommes devenus si accoutumés l'un à l'autre que notre amour est comme une respiration, et quand elle crie de joie le calme feu obstiné de notre amour explose en une ultime flamme ; ensuite nous baignons dans une telle tranquillité que tous les sons nous parviennent avec une parfaite clarté : la pluie sur le toit, la mer au loin, nos souffles emmêlés. "@font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Calibri ; panose-1 : 2 15 5 2 2 2 4 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : swiss ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536859905 -1073732485 9 0 511 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-fareast-font-family : Calibri ; mso-fareast-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-fareast-font-family : Calibri ; mso-fareast-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; mso-fareast-language : EN-US ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }
Résumé : " McGahern nous conte la destinée d'un poète raté qui écrit des récits pornographiques pour gagner de quoi vivre. Résumé ainsi, le roman de McGahern peut sembler très sombre, ce qu'il est d'ailleurs à certains moments d'une intensité remarquable ; mais il faut évoquer aussi la verve et l'humour de l'auteur qui, sous les dehors d'une écriture simple, nous livre l'insolent portrait d'un faux poète et d'un faux pornocrate. C'est une histoire comme seuls les Irlandais peuvent encore en raconter. " Le Monde " Une petite merveille d'humour quotidien, de gravité masquée, d'émotion maquillée en farce, de grimace camouflée en sourire, de déchirement affleurant sous l'ironie. " Télérama
La route des Balkans. Dans une forêt hongroise, après des mois d'errance, Asma, une jeune Syrienne, attend, avec d'autres réfugiés, un véhicule pour l'Allemagne. Son père, pharmacien à Damas, a été exécuté, son frère a rejoint la rébellion. Pour sa sécurité, sa famille l'a alors envoyée en Europe. Lorsqu'arrive enfin un camion frigorifique, elle éprouve presque du soulagement à s'y entasser. Même si, dans la bousculade, elle perd son sac... et son cahier rouge ? le journal intime qu'elle tient depuis l'arrestation de son père en 2006. Tamim parvient à le récupérer. Il le conservera précieusement. Sur les routes depuis trois ans, contraint à chaque étape de travailler pour payer la suivante, il a quitté l'Afghanistan à quatorze ans, après l'assassinat de son père et de ses frères par les talibans. Lui aura plus de chance qu'Asma ? abandonnée à bord du fourgon avec ses compagnons d'infortune sur une aire d'autoroute, et dont la fin tragique agira comme un électrochoc sur la politique et l'opinion. A Munich, en cet été 2015, Helga entend avec effarement la nouvelle. Elle se souvient d'avoir été une réfugiée elle aussi, fuyant l'Armée rouge qui marchait sur Königsberg en 1945. Et, quand la chancelière Angela Merkel prononce son désormais célèbre "Wir schaffen das, nous y arriverons", Helga, comme tant de ses concitoyens, va tout naturellement proposer son aide aux demandeurs d'asile affluant sur le territoire allemand. Revenant sur cet élan de générosité et sur l'espoir suscité, Christine de Mazières, dans ce roman polyphonique qui retrace le parcours des victimes, mais aussi des acteurs de ce drame, nous interroge avec force sur le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
C'est fini..." Ainsi commence le roman fiévreux de Chahdortt Djavann, qui se glisse dans la peau d'un homme au seuil de la mort. Dans un monologue intérieur bouleversant, où les images de l'enfance, de la mère, de l'amour et de la guerre s'entremêlent, l'auteur met à nu la vie d'un grand photographe de guerre. Un bras de fer entre le personnage et sa vie dont il voudrait comprendre le sens. Pourquoi a-t-il passé des années à traquer des images de mort ? Sur quelles souffrances, sur quelles absences s'est-il construit au point de ne plus se reconnaître dans cet autre qu'il est devenu ? Une écriture haletante, violente, sans concession, dans laquelle les pulsions de vie et de mort sont face à face
Dans la chaleur de l?été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l?Irlanderurale. Bien qu?elle ait pour tout bagage les vêtements qu?elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s?agit de lasoulager jusqu?à l?arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d?adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l?entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n?a connu que l?indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l?espace, et s?épanouit dans l?affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l?intriguent: les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l?attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine?
Résumé : Girl est un roman sidérant, qui se lit d'un souffle et laisse pantois. Ecrivant à la première personne, Edna O'Brien se met littéralement dans la peau d'une adolescente enlevée par Boko Haram. Depuis l'irruption d'hommes en armes dans l'enceinte de l'école, on vit avec elle son rapt, en compagnie de ses camarades de classe ; la traversée de la jungle en camion, sans autre échappatoire que la mort pour qui veut tenter de sauter à terre ; l'arrivée dans le camp, avec obligation de revêtir uniforme et hijab. La faim, la terreur, le désarroi et la perte des repères sont le lot quotidien de ces très jeunes filles qui, face aux imprécations de leurs ravisseurs, finissent par oublier jusqu'au son de leurs propres prières. Mais le plus difficile commence quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eu d'un de ses bourreaux. Après des jours de marche, un parcours administratif harassant lors de son arrivée en ville, celle qui a enfin pu rejoindre son village et les siens se retrouve en butte à leur suspicion et à l'hostilité de sa propre mère. Victime, elle est devenue coupable d'avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l'ennemi. Ecrit dans l'urgence et la fièvre, Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, une fois encore, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à survivre et son inaltérable confiance en la possible rédemption du coeur humain, l'héroïne de ce très grand roman s'inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l'expérience de la jeune Edna O'Brien, mise au ban de son pays alors qu'elle avait à peine trente ans. Devenue un des plus grands écrivains de ce siècle, elle nous offre un livre d'une sombre splendeur avec, malgré tout, au bout du tunnel, la tendresse et la beauté pour viatiques.