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L'humour et le bâillon. Des polices du rire en France
Mbongo Pascal
LETTRE VOLEE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782873175429
Peut-on rire de tout en France ? A quelle faveur et comment les institutions ou les lois françaises reconnaissent-elles l'humour ? Comment l'humour est-il pris en considération par les organes d'application du droit ? Ce livre répond à ces questions à travers une topographie des rencontres entre l'humour et les polices des écrits, des paroles et des images. Montrant au passage qu'il existe de nombreuses créations qui revendiquent la capacité et l'ambition de rire "avec" plutôt que "contre" des groupes historiquement discriminés, il réfute surtout le présupposé selon lequel rire des autres serait, ou bien l'alpha et l'oméga de l'humour, ou bien le "baromètre" idéal de la "liberté de ton" des humoristes de l'industrie du divertissement. L'auteur est par la même occasion conduit à rejeter la polarisation du débat français sur la liberté d'expression humoristique autour du "politiquement correct" . Pascal Mbongo est juriste, historien et américaniste. Professeur des universités, avocat au barreau de Paris, il écrit et conseille sur les libertés et l'Etat de droit, les pouvoirs publics et la Constitution, les médias et la culture, en France et aux Etats-Unis. Derniers ouvrages parus : Blancs mais Noirs. Histoire d'une mascarade raciale en Amérique (Jourdan, 2018) ; La Langue française et la Loi (Enrick B. , 2017)? ; E Pluribus Unum. Du creuset américain (LGDJ-Lextenso, 2016)? ; L'Identité française et la Loi. Une histoire politique (Lextenso, 2016).
La libre communication des pensées et des opinions ne serait pas effective si le public auquel s'adressent les moyens de communication audiovisuelle n'était pas à même de disposer, dans le cadre du secteur privé et public, de programmes qui garantissent l'expression de tendances de caractère différent. Ces principes sont désormais mis à l'épreuve de la révolution et de la convergence numériques. Aussi le présent ouvrage s'interroge-t-il sur l'équité concurrentielle entre les opérateurs dans ce nouveau contexte.
Avocats – Censure – Ecrivains – Fiction du réel - Littérature - Morale publique - Morale religieuse – Obscénité – Pornographie – Procès – Procureurs - Propriété littéraire - Subversion Un procès d'écrivain convoque l'esthétique autant que l'histoire des sensibilités et des représentations politiques et culturelles. C'est ce que montrent les joutes judiciaires réunies dans ce volume, des exercices de critique et d'histoire littéraires qui convoquent de grands penseurs, de grands artistes ou de grands écrivains à la barre de la littérature. Ces procès sur les droits intellectuels, moraux ou patrimoniaux de l'écrivain étaient déjà médiatisés au XIXe siècle, tant ils résonaient de sensibilités politiques et sociales nouvelles, dans un contexte de proto-démocratisation des arts et des lettres par les progrès de l'instruction publique, l'invention de quotidiens à bon marché et la publication par eux de romans-feuilletons ou d'autres genres littéraires, les facilités de circulation offertes par le chemin de fer. Ce livre théâtral est une sorte d'hommage au barreau littéraire et politique du XIXe siècle, aux Odilon Barrot, Chaix d'Est-Ange, Boinvilliers, Lacan, De Nogent Saint-Laurens, Paillard de Villeneuve, Sénard, Allou, Paul-Boncour.
Seconde modernité, modernité avancée, surmodernité... Autant de concepts qui tendent à rendre compte de la radicalisation de la modernité. Le point nodal de cette radicalisation étant dans l'idée ou le fait de l'excès, les contributions réunies dans le présent volume s'attachent à en étudier la résonance juridique et politique : Le juste Excès. La démesure chez Nietzsche et Levinas - De l'Excès de souci. L'hypermodernité et l'ambivalence de la liberté - Qu'est-ce que le Nous veut dire ? Des sur-usages d'un pronom politique - Les standards juridiques prohibitifs de l'excès dans la Convention européenne des droits de l'homme - La Cour africaine des droits de l'Homme et le "raisonnable" en matière de droits fondamentaux - La démocratie des identités et les accommodements raisonnables en droit canadien - La modération comme fondement intellectuel du droit international - Ubris et Némésis dans les relations internationales contemporaines - Guerre civile, Réconciliation nationale et Droit - De l'excès et du débat politique italien (droit et politique) - La polémique politique et électorale en droit français - La maladie comme excès : l'exemple de la pénalisation des transmissions individuelles de VIH-sida - L'excès de pouvoir dans l'Union européenne - L'excès administratif.
Les migrants sont tous vulnérables. Mais une approche croisée montre que certains (apatrides, demandeurs d?asile, femmes, enfants) le sont plus que d?autres. Comment est prise en compte, dans le droit français et européen (en Italie et en Belgique notamment), cette vulnérabilité ? Quelles réponses adaptées les gouvernements doivent-ils avoir ? Ouvrage universitaire, Migrants vulnérables et droit fondamentaux permet à tous de saisir les grandes questions en matière de droit des étrangers et de se faire une idée des solutions proposées ou à proposer.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.