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La philosophie africaine, hier et aujourd'hui
Mbonda Ernest-Marie ; Emongo Lomomba
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782336009391
Plus de 50 ans après la naissance du débat sur la philosophie africaine, quel bilan est-il possible de faire aujourd'hui de cette philosophie ? La philosophie africaine a-t-elle réussi à s'émanciper des querelles relatives à son existence et son statut épistémologique ? Les textes réunis dans ce volume, issus d'une rencontre qui eut lieu à l'Université catholique d'Afrique centrale (Yaoundé, Cameroun) entre des pionniers de la philosophie africaine, apportent quelques réponses à ces questions. On y voit le souci de clarifier une nouvelle fois, dans une perspective à la fois historique et critique, le sens de la notion même de philosophie africaine, de préciser le rapport que cette philosophie entretient avec les autres formes de pensée et avec la philosophie occidentale, et de souligner les enjeux de cette philosophie par rapport au devenir de l'Afrique.
Pourquoi y a-t-il le pouvoir plutôt que rien ? A qui revient le droit d'exercer le pouvoir dans une communauté humaine ? Que penser et que faire du pouvoir quand il ne se manifeste que par la cruauté, la violence, la duplicité et le mensonge ? A quoi sert le pouvoir, à quoi sert l'Etat, à quoi sert le droit, et que signifie la démocratie ? Ces questions sont celles mêmes de la philosophie politique telle qu'elle s'est déployée depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Elles deviennent plus existentielles quand on les applique aux trajectoires politiques que parcourent nos sociétés, avec leurs ruses, leurs crises, et leurs impasses, afin de chercher à comprendre ce qui s'y joue relativement à notre patrimoine d'humanité, à notre droit d'être traités comme des sujets et non comme des objets, d'être traités comme des humains tout court. Dans cet ouvrage, on s'intéresse notamment aux formes et aux enjeux de légitimité du pouvoir dans l'Afrique traditionnelle, au cinquième pouvoir que constitue la société civile, aux crises du pouvoir et aux mécanismes de refondation du lien social et politique, aux rapports entre la religion, le pouvoir et le terrorisme, aux conditions de possibilité d'un Etat juste et efficace en Afrique, au pouvoir du droit et à la question de la crise de l'autorité.
Depuis son accession à l'indépendance, la République démocratique du Congo s'est dotée de structures chargées de s'occuper de ses relations internationales. Elle a, par ailleurs, ouvert plus de soixante missions diplomatiques à travers le monde. On peut donc, logiquement, s'attendre à ce que le pays jouisse d'une coopération internationale avantageuse. Mais, malheureusement, depuis le début des années 1990, le pays a connu un grand recul diplomatique dont le point le plus marquant fut son isolement sur le plan international suite à la rupture des relations de coopération structurelle avec des puissances occidentales et des institutions financières internationales. Comment expliquer cette évolution négative et comment y remédier ? Voilà le principal objet de cette étude.
Résumé : La décolonisation de la pensée peut être définie par trois dimensions : une critique de la raison hégémonique et universaliste (déconstruction), une critique de la raison colonisée (émancipation et désobéissance épistémique) et une reconstruction des savoirs dans le cadre d'un espace commun et transculturel (migration et traduction). L'afrocentrisme en est l'une des formes et a prospéré aussi bien en Afrique que sur le continent américain. Il se présente comme une critique de l'eurocentrisme et, fondé sur la théorie du stand point, il étudie l'histoire et des réalités africaines à partir de modèles endogènes.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.