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Ne faut-il pas exorciser l'Afrique noire ?
Mbeng André ; Bekoume André
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782343050560
En ce début de xxie siècle, André Mbeng note une recrudescence des mentalités magico-religieuses en Afrique noire, malgré la baisse de l'analphabétisme, l'amélioration considérable du niveau d'instruction et la conversion de la majorité de la population au christianisme et à l'islam. Il en veut pour preuve les récents crimes rituels du Gabon, du Cameroun et de la Côte d'Ivoire de 2012, 2013 et 2015. Alors, il s'interroge : ne faut-il pas exorciser individuellement et collectivement les populations et les nations d'Afrique noire ? Au-delà de cette interrogation qui aborde ce qu'il y a de plus fantastique dans la foi, à savoir la manifestation visible, physique et instantanée des forces invisibles du Mal et du Bien et la domination in fine du Bien sur le Mal lors d'une séance d'exorcisme, il est en réalité question d'une double nécessité : la ré-évangélisation ou la ré-islamisation de l'Afrique noire par une théologie de la libération, et une révision des stratégies de gouvernance qui y sont actuellement appliquées afin d'y insérer le défi éthique. Dans cet ouvrage, la pratique de l'opéra rythmique et de sa musique sacrée est alors considérée comme l'un des sacrifices, rituels ou initiations que les Africains devraient réaliser, afin de vaincre ces comportements, de se libérer de cette éternelle aventure ambiguë, et de retrouver le sentier du développement durable et du progrès, au regard de son important apport dans le processus d'internalisation des pratiques éthiques.
La poétique de la Relation chez Edouard Glissant prônant une pensée qui répugne tout enfermement et tout esprit de système, se veut plutôt ouverture et rencontre. Il affirme que la poétique n'est pas un art du rêve et de l'illusion, mais que c'est une manière de se concevoir, de concevoir son rapport à soi-même et à l'autre et de l'exprimer. A rebours, pour l'Antillais "la poétique de la Relation est à jamais conjecturale et ne suppose aucune fixité d'idéologie" , mais malheureusement aujourd'hui, ce concept est battu en brèche par un mouvement réfractaire à cette vision du monde. Le changement du paradigme de discours sur les plans esthétique, sémantique et artistique démontre à suffisance que l'humanité vit une situation conflictuelle permanente remettant en cause l'idéologie mondialiste, le village planétaire et le vivre ensemble. Surtout que, de nos jours, le climat est vicié- les particularités ne cessent de s'accentuer entre les nations, les races, les tribus - ces conflits d'influence se manifestent par des maux : repli identitaire ou communautaires, racisme, tribalisme, fondamentalisme, islamisme, protectionnisme, terrorisme, etc.
Force est de constater que les Camerounais, à l'instar des autres peuples africains, ne sont pas satisfaits de leur système judiciaire, Boniface Pascal Mbeng Enama en interroge les causes. Les lois appliquées sont bâties sur les standards occidentaux et les magistrats qui en ont la charge ont la même formation que ceux qui exercent en occident. Alors pourquoi un tel sentiment d'insatisfaction ? Dans cet essai, l'auteur qui a fait l'expérience du système judiciaire camerounais dans toutes ses facettes de 2013 à 2021, tente de fournir des éléments de réponse et ouvre une piste de réflexion sur l'amélioration de l'opérationnalisation du système accusatoire au Cameroun, notamment à travers la séparation des corps des magistrats du siège et des magistrats du parquet. Boniface Pascal Mbeng Enama naît en 1967 à Nkometou, au Cameroun, où il effectue ses études primaires et secondaires. Il poursuit une formation universitaire éclectique dans diverses villes telles que Yaoundé, Oristano, Aix-en-Provence ou Abomey-Calavi et s'oriente vers les domaines des sciences physiques et de l'éducation, de la santé et de l'administration publique.
Tribalisme, idéologie et jeu politique au Cameroun de 1951 à 2018 Le jeu politique en Afrique est difficilement séparable du tribalisme, ce dont le Cameroun est une parfaite illustration. A titre d'exemple, ne maîtrisant pas les rouages tribaux du Cameroun, Madame Frances Cook, ancien ambassadeur américain à Yaoundé en 1990-1991, et le cabinet international de consultance SzlavikHogan and Miller ont essayé d'appliquer les méthodes de lobbying pacifistes américains au Cameroun entre 1990 et 1992 pour faire pencher la balance au profit des sociaux démocrates du Front social démocrate, un parti de l'opposition de gauche, contre la droite au pouvoir à Yaoundé depuis 1957 sans succès. Rien d'étonnant, si l'on admet que la logique politique camerounaise serait, selon l'auteur du présent ouvrage, à 75% tribale. Cet ouvrage ouvre un petit pan de voile sur les nébuleux rouages du jeu politique à la camerounaise, et invite à des pratiques éthiques tous ceux, acteurs et observateurs qui souhaitent en savoir un peu plus, ou entreprendre une action politique au Cameroun. En effet, pour inverser la tendance à long terme et se détacher d'un tribalisme bien ancré, il sera nécessaire d'opérer un changement profond dans les mentalités.
Acte de carrière : Cheval de Troie du système de gestion des ressources humaines de l'Etat au Cameroun s'inscrit au coeur de la bataille que Boniface Pascal Mbeng Enama livre depuis une vingtaine d'années pour la mise en place d'un système cohérent de gestion des ressources humaines de l'Etat au Cameroun. Cet ouvrage dénonce l'attitude irresponsable de l'administration qui consiste au déni, à la malice et aux faux-fuyants pour pallier son incapacité technique à appliquer les textes en vigueur. Il milite pour le triomphe d'une administration juste, efficiente et surtout efficace au Cameroun.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.