Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Jean Ping. Le diplomate et l'homme d'Etat
Mbem André Julien
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343097985
Durant quatre décennies de présence ininterrompue dans les plus hautes sphères de l'Etat gabonais et de la diplomatie mondiale, Jean Ping n'aura pas été qu'un homme de dossiers. Il aura aussi été un homme de plume. Plus d'une décennie avant de faire acte de candidature à l'élection présidentielle dans son pays et bien des années avant son élection à la présidence de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping a développé une vision bien assumée du Gabon, de l'Afrique et du monde. L'un des exemples fort illustratifs de notre propos est son slogan de campagne qui est aussi l'intitulé de son projet de société : "Le Gabon à l'abri de la peur et du besoin". Deux des chapitres de son ouvrage paru en 2009, Et l'Afrique brillera de mille feux, s'intitulent respectivement "Vivre à l'abri de la peur", "Vivre à l'abri du besoin". Nous évoquons dans ce livre le diplomate et l'homme d'Etat, en lui donnant prioritairement la parole. Nous allons à la rencontre d'un homme en nous situant exclusivement sur le terrain des idées et de la pensée politiques, à distance très éloignée des polémiques inspirées par l'actualité immédiate et les joutes politiciennes de circonstance.
Dépassant l'Islam et l'Occident, le discours du Caire est en réalité un discours sur le rapport à l'autre dans un monde où nous faisons l'expérience quotidienne, massive, de la diversité des imaginaires, des cultures, des systèmes de représentation. Cette architecture nouvelle du monde, remet bien évidemment en question, dans tous les champs du savoir et de l'action, nos regards sur le réel, nos outils d'analyse des dynamiques humaines, nos grammaires séculaires de l'ici et de l'ailleurs. L'espace complexe et tourmenté des relations internationales, est au coeur de cette mutation indispensable et urgente, si nous voulons endiguer les conflits à venir qui sont des menaces réelles sur la durabilité même de l'espèce humaine. C'est pourquoi la publication de ce discours s'est imposée comme une évidence. Il pose les jalons intellectuels et politiques d'une refondation de nos schémas de pensée et d'action : une oeuvre collective qui interpelle autant le savant, le pasteur que le politique.
Des milliers de jeunes africains ne redoutent plus d'affronter au péril de leur vie les flots imprévisibles et violents de l'océan Atlantique. Les images de ces hommes et femmes amaigris, débarquant sur les côtes d'une Europe surprise, sont devenues la matière courante des journaux télévisés. Anecdotique pour certains, cette irruption de l'Afrique dans une Europe de plus en plus inquiète pour la préservation de ses équilibres est en réalité le signe annonciateur d'un Nouveau Monde dont Africains et Européens doivent tracer les contours. Massivement présente en Europe et de plus en plus désireuse de s'y rendre, la construction d'une nouvelle Afrique à côté d'une nouvelle Europe est sans aucun doute le défi majeur auquel ne pourront se soustraire longtemps le berceau de l'humanité et le Vieux Continent. Revenant aux relations entre Européens et Africains depuis la Haute Antiquité, l'auteur démontre que des Africains et des Européens, dans une démarche qui peut être marginale, ont néanmoins toujours tenté de bâtir une relation différente de ce que furent l'esclavage et la colonisation. Les acquis de ces moments précieux du passé doivent donner à penser aux architectes d'une espérance commune plus que jamais nécessaire.
En maints lieux de ce monde demeurent, à peu près dans le même état de ruine où les lectures des temps anciens les décrivent, représentations et usages barbares dont nous croyons souvent avoir glorieusement tourné les pages sombres. Pour une époque assise sur ces certitudes telle la nôtre, malgré les doutes où nous plongent au fil des jours de sombres évidences, nous serions avisés de revenir sur nos pas, vers ces voix lumineuses de l'écriture recluses dans l'ombre mais qui, à chaque époque, dans chaque civilisation, ont porté leurs regards au-delà de l'espace et au-delà du temps de l'histoire immédiate. Parlons des écrivains, des poètes, des peintres, des mages, des musiciens, des philosophes, parlons de ces photographes prodigieux du présent, prophètes lucides de l'avenir et médecins de l'esprit, parlons de tous ces artisans et bergers des richesses immatérielles du cosmos, parlons ici de Senghor, Okri et Mveng, trois plumes qui ont choisi, chacune dans son temps, de suggérer à la conscience universelle les voies d'une nouvelle écriture de la diversité humaine.
Assigné depuis sept ans devant la CPI à la Haye, il nous a semblé opportun pour l'histoire et pour l'avenir politique de la Côte d'Ivoire, de questionner la vision et les choix politiques de Laurent Gbagbo, de revisiter dans le texte la trajectoire idéologique du prisonnier de Scheveningen qui pourrait bien se retrouver au centre du jeu politique dans son pays à la faveur d'une imprévisible dialectique de l'Histoire. Laurent Gbagbo est tout d'abord un universitaire et un idéologue qui se distingue par la publication de nombreux ouvrages avant son accession à la fonction de Président de la République. Aucun Chef d'Etat en Afrique francophone, y compris Léopold Sédar Senghor, n'aura autant publié avant son accession à la magistrature suprême. Dès son entrée en politique, Laurent Gbagbo se convainc que l'universitaire, le théoricien, l'idéologue et le politique sont indissociables. Et une fois au pouvoir, il aura tenté de traduire en actes cette ambitieuse synthèse intellectuelle à travers un projet humaniste de transformation sociale et politique pour son pays. Il est de ces rares hommes politiques en Afrique qui ont conçu une véritable architecture du pouvoir d'Etat, ont pensé ou pensent le devenir des sociétés humaines en termes de majorités d'idées et non d'allégeances ou de coteries claniques, voire tribales. A la lecture de cet ouvrage, nous nous rendons à l'évidence que celui qui devient le 26 octobre 2000 Chef de l'Etat aura théorisé dans le texte, entre autres, sa vision pour la Côte d'Ivoire, l'exigence de souveraineté, la relation avec la France, un projet économique refondateur pour son pays, l'engagement politique de la jeunesse.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.