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Et si l'Afrique était malade de "ces" intellectuels ? Contre-vérités sur le discours fondateur de Da
Mbem André Julien
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296065376
En 1962, l'agronome français René Dumont, face aux choix de certains pays africains fraîchement indépendants, s'en allait d'un constat sans appel : " L'Afrique noire est mal partie ". Une certaine " élite intellectuelle " lui reprocha son afro-pessimisme militant. Aujourd'hui, l'état de l'Afrique ne donne-t-il pas raison à René Dumont ? Dire en 2007 que " l'Afrique n'est pas assez entrée dans l'histoire ", trois ans avant la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines, c'est formuler autrement les concepts de sous-développement et de progrès qui veulent bien dire que l'Afrique, sur bien des points essentiels, est en retard par rapport aux autres régions de la planète, et porte en elle les moyens de changer le cours dramatique des événements. Les polémiques d'historiens, l'indignation sélective et le sommeil dogmatique d'une " certaine opinion dite intellectuelle ", la diversion savamment entretenue par certains médias ne changent rien à la réalité tragique de ce continent et ne tiennent pas lieu de projet pour une autre Afrique. Encore moins ce refuge pathétique dans le passé qui consiste à brandir l'Afrique des royaumes et des empires médiévaux chaque fois qu'il est question de relever les défaillances africaines actuelles ou la faillite de son leadership intellectuel et politique. Pourquoi ces mêmes intellectuels, si prompts à se retrouver dans des ouvrages collectifs contre le discours de Dakar, ne se mobilisent pas autant face aux tragédies qui se déroulent à leurs portes, à l'instar du Darfour, des récentes émeutes racistes en Afrique du Sud ? Pourquoi pas autant d'ouvrages de prospective sur l'avenir de la présence chinoise en Afrique ? Pour l'auteur du tout premier essai sur le discours de Dakar, cette levée inopportune de boucliers contre ce discours plus que jamais opportun, confirme la nécessité, pour les jeunes générations, de porter sur les réalités africaines actuelles un regard lucide, de s'armer de volonté et d'imagination pour imprimer un autre cours au devenir du continent africain.
Des milliers de jeunes africains ne redoutent plus d'affronter au péril de leur vie les flots imprévisibles et violents de l'océan Atlantique. Les images de ces hommes et femmes amaigris, débarquant sur les côtes d'une Europe surprise, sont devenues la matière courante des journaux télévisés. Anecdotique pour certains, cette irruption de l'Afrique dans une Europe de plus en plus inquiète pour la préservation de ses équilibres est en réalité le signe annonciateur d'un Nouveau Monde dont Africains et Européens doivent tracer les contours. Massivement présente en Europe et de plus en plus désireuse de s'y rendre, la construction d'une nouvelle Afrique à côté d'une nouvelle Europe est sans aucun doute le défi majeur auquel ne pourront se soustraire longtemps le berceau de l'humanité et le Vieux Continent. Revenant aux relations entre Européens et Africains depuis la Haute Antiquité, l'auteur démontre que des Africains et des Européens, dans une démarche qui peut être marginale, ont néanmoins toujours tenté de bâtir une relation différente de ce que furent l'esclavage et la colonisation. Les acquis de ces moments précieux du passé doivent donner à penser aux architectes d'une espérance commune plus que jamais nécessaire.
Les diasporas africaines de France disposent d'associations, de regroupements qui pourraient apporter des contributions humaines et matérielles décisives au développement de l'Afrique. Ce guide est une photographie certes imparfaite de ces mouvements, mais plus qu'un répertoire, il s'agit surtout d'un outil d'information sur les initiatives porteuses de progrès, les mutations institutionelles en cours dans les domaines de la coopération décentralisée et du codéveloppement.
Durant quatre décennies de présence ininterrompue dans les plus hautes sphères de l'Etat gabonais et de la diplomatie mondiale, Jean Ping n'aura pas été qu'un homme de dossiers. Il aura aussi été un homme de plume. Plus d'une décennie avant de faire acte de candidature à l'élection présidentielle dans son pays et bien des années avant son élection à la présidence de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping a développé une vision bien assumée du Gabon, de l'Afrique et du monde. L'un des exemples fort illustratifs de notre propos est son slogan de campagne qui est aussi l'intitulé de son projet de société : "Le Gabon à l'abri de la peur et du besoin". Deux des chapitres de son ouvrage paru en 2009, Et l'Afrique brillera de mille feux, s'intitulent respectivement "Vivre à l'abri de la peur", "Vivre à l'abri du besoin". Nous évoquons dans ce livre le diplomate et l'homme d'Etat, en lui donnant prioritairement la parole. Nous allons à la rencontre d'un homme en nous situant exclusivement sur le terrain des idées et de la pensée politiques, à distance très éloignée des polémiques inspirées par l'actualité immédiate et les joutes politiciennes de circonstance.
Cet ouvrage est un vibrant plaidoyer pour un changement des politiques africaines de la France telles qu'elles ont été menées depuis l'avènement de la V République sous le Général de Gaulle. Français d'adoption et de nationalité, l'auteur reconnaît une dette pour ce pays qui a su l'accueillir depuis bientôt trente-six ans, lui permettant de fonder une famille et de vivre pleinement sa passion pour le droit. Son amour pour la France, bien qu'intact, ne l'aveugle toutefois pas. Car, il est conscient que cette chance qui lui a été offerte l'est de moins en moins aux jeunes Africains. Les Etats africains de la zone francophone, nonobstant leur indépendance acquise depuis près de 60 ans, sont toujours dépendants de leur ancien colon qui, de façon constante, sournoise, subtile et habile, leur dicte ses règles dans l'intérêt de l'ancienne métropole coloniale. A travers son essai, l'auteur ne manque pas de souligner l'avancée historique que constitue, sur le plan monétaire, le remplacement du FCFA par l'ECO dans les anciennes colonies françaises d'Afrique de l'Ouest ; mais, encore arrimé à l'Euro, il appelle au rééquilibrage d'un partenariat qui demeure désavantageux pour ces pays africains et ne saurait perdurer. Il lance donc un appel aux jeunesses africaines et françaises qui, incontestablement, sont l'avenir de ces deux espaces de civilisation dont les intérêts géostratégiques sont plus que jamais liés ; ainsi qu'à tous ceux qui ignorent ou font semblant d'ignorer la réalité des relations franco-africaines. Dans le même élan, l'auteur estime que des relations franco-africaines assainies ne pourront être profitables aux peuples des anciennes colonies françaises sans une élite locale vertueuse, patriote et soucieuse de promouvoir l'intérêt général.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.