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Madrid. Petite ville de l'Islam médiéval (IXe-XXIe siècles)
Mazzoli-Guintard Christine ; Viguera Molins Jesus
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753508231
Madrid naît au milieu du Ixe siècle, fruit de la volonté du prince omeyyade de Cordoue Muhammad Ier : vers 860, l'émir décide de fonder une fortification aux confins septentrionaux de son Etat sous le nom de Magret, " là où l'eau abonde ". Magrit fut une petite ville fortifiée de quatre hectares, auxquels s'ajoutaient des noyaux d'habitat ouverts et dispersés autour de l'enceinte. Elle était peuplée d'artisans, célèbres pour leur travail de l'argile, de paysans, mais aussi de savants et de fonctionnaires, le gouverneur et le cadi, qui représentaient la cour omeyyade et veillaient à la bonne marche des affaires urbaines. Après la conquête de Magrit par les Castillans en 1085, la ville conserve de ses origines islamiques son nom, qui devient Magerit, puis Madrid, et elle maintient le principal axe de circulation de la petite ville omeyyade, la grand'rue de Magrit formant aujourd'hui la partie finale de la Calle Mayor madrilène. Au bout de celle-ci, se dresse la cathédrale de la Almudena, dont le nom perpétue la mémoire d'un terme arabe, al-mudayna, la citadelle. A partir des sources textuelles et archéologiques, cet ouvrage s'efforce de suivre le chemin parcouru par Magrit depuis sa fondation jusqu'à nos jours: pour comprendre la genèse de la ville, il faut revenir vers le site qui l'accueille, le nom qu'elle reçoit et l'homme qui décide de la faire édifier. Pour saisir le fonctionnement de la ville, il faut se tourner vers ses territoires, nourricier et administratif, et vers les espaces avec lesquels elle est en contact, celui du Même et celui de l'Autre. L'histoire de Magrit au-delà du me siècle est celle des mudéjars et des morisques, celle d'un vif intérêt autour des origines de la ville choisie par Philippe II pour être la résidence de sa cour, celle d'un legs islamique dont la reconnaissance patrimoniale peine encore parfois, en ce début de XXIe siècle, à se faire entendre.
Résumé : Entre la deuxième moitié du xviiie siècle et la première moitié du xixe siècle, la poésie occidentale se transforme. Guido Mazzoni reconstruit les étapes de cette métamorphose et les interprète comme les symptômes de mutations historiques profondes.
Le chamane séminole a pour mission d'éradiquer la volonté du Mal. Parviendra-t-il à ses fins ? Un roman ramassé et foisonnant sur fond d'animaux, de botanique ancienne (la mandragore) et contemporaine (les Everglades), d'enfants surdoués, de mythologies.
L'ethnozootechnie, " zootechnie populaire ", ou encore, " zootechnie traditionnelle " étudie, dans une approche multidisciplinaire les interactions qui se jouent, depuis toujours, entre l'homme et l'animal domestique. Les vingt-quatre contributions du présent volume illustrent les nombreuses facettes de l'ethnozootechnie. L'histoire y tient une place importante. Le zootechnicien s'y intéresse pour le plaisir de la connaissance d'abord, pour intégrer la situation des animaux et de leur élevage clans un contexte évolutif ensuite, pour y puiser des leçons d'humilité enfin : il arrive en effet que des problématiques considérées comme modernes soient en réalité anciennes dans leur formulation et même, parfois, leur résolution. Plusieurs articles, généraux ou spécifiques, portent sur des thèmes historiques diversifiés quant à la période et le lieu. Ils montrent bien que l'histoire de l'élevage est un vaste sujet, qui peut s'avérer passionnant. L'histoire se retrouve dans une série d'études d'ethnologie animale - autre composante de l'ethnozootechnie - où les auteurs traitent d'événements ayant marqué l'évolution de certaines populations, ou bien de la manière dont une race est née officiellement, permettant d'intéressantes comparaisons. Mais l'ethnologie animale, tout comme l'ethnozootechnie en général, d'ailleurs, ne se confondent pas avec leur dimension historique. Ainsi, on trouvera plusieurs communications sur la question très actuelle - pour des raisons patrimoniales et de biodiversité - de la sauvegarde des races locales. Les pratiques d'élevage traditionnelles qui, pour certaines d'entre elles, peuvent être mises au service de la modernité, sont un autre ensemble intégré à l'ethnozootechnie. L'actualité de certaines réflexions n'échappera pas au lecteur, d'autant plus qu'elles suscitent des questions de fond sur des problèmes importants comme la formation, la recherche et le développement. L'élevage d'hier peut donc constituer une source d'enseignement pour l'élevage d'aujourd'hui, comme l'a montré l'?uvre de Bernard DENIS.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.