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La mer, le matin
Mazzantini Margaret
10 X 18
6,70 €
Épuisé
EAN :9782264061775
Extrait Farid et la gazelle Farid n'a jamais vu la mer, il n'a jamais mis les pieds dans l'eau. Il se l'est imaginée des milliers de fois. Piquée d'étoiles comme le manteau d'un pacha. Bleue comme le mur bleu de la ville morte. Il a cherché les coquillages fossiles enfouis depuis des millions d'années, au temps où la mer recouvrait le désert. Il a poursuivi les poissons lézards qui nagent sous le sable. Il a vu le lac salé, le lac amer et les dromadaires couleur d'argent qui avancent tels des navires de pirates usés. Il habite dans l'une des toutes dernières oasis du Sahara. Ses ancêtres appartenaient à une tribu de Bédouins nomades. Ils s'arrêtaient dans les oueds, ces lits de fleuve recouverts de végétation, et ils montaient leurs tentes. Les chèvres allaient paître, les femmes cuisinaient sur les pierres brûlantes. Ils n'avaient jamais quitté le désert. Ils se méfiaient un peu des gens de la côte, marchands, corsaires. Le désert était leur maison, ouverte, sans limites. Le désert était leur mer de sable. Tacheté de dunes comme le pelage d'un jaguar. Ils ne possédaient rien. Rien que des traces de pas que le sable bientôt effaçait. Le soleil faisait glisser les ombres. Ils étaient habitués à résister à la soif, à se dessécher comme des dattes, sans mourir. Un dromadaire leur ouvrait la voie, une ombre longue et tordue. Ils disparaissaient au milieu des dunes. Nous sommes invisibles aux yeux du monde, mais pas à ceux de Dieu. Ils se déplaçaient avec cette pensée au coeur. L'hiver, le vent du nord qui soufflait sur l'océan minéral desséchait les burnous de laine qu'ils portaient, la peau se racornissait sur les os comme celle des chèvres sur les tambours. Des malédictions ancestrales tombaient du ciel. Les creux de sable étaient des lames et l'on se blessait à vouloir toucher le désert. Les vieux étaient enterrés là où ils mouraient. Abandonnés au silence du sable. Les Bédouins repartaient, lignes d'étoffes blanches et indigo. Au printemps naissaient de nouvelles dunes, rosées et pâles. Des vierges de sable. Le ghibli en feu approchait, escorté par le gémissement rauque d'un chacal. Comme des esprits voyageurs, de petits tourbillons de vent plissaient çà et là la surface du sable. Puis des rafales rasantes, aussi affilées que des cimeterres. Une armée ressuscitée. En un rien de temps le soulèvement du désert dévorait le ciel. La frontière avec l'au-delà n'existait plus. Les Bédouins se recroquevillaient sous le poids de cette tempête grise, s'abritaient derrière le corps des animaux tombés à genoux comme sous la chape d'une immémoriale condamnation. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Nous voilà partis pour un voyage fantastique dans le monde préhistorique! Le fameux botaniste Jacynthe Salsepareille, embarqué dans un voyage d exploration autour du monde, s échoue avec son équipage, dans une curieuse île dont il ne connaissait pas l existence. Et voilà que cette île renferme des plantes sidérantes, et ne voilà-t-il pas des dinosaures? Mais où le bâteau du professeur Salsepareille a-t-il échoué?Une aventure amusante et captivante, complétée par des planches scientifiques précises et magnifiques des plantes aujourd hui disparues, mais aussi de celles que nous connaissons encore aujourd hui...Vous saurez tout des différentes espèces végétales préhistoriques, de la conquête de la terre ferme à l apparition des plantes à fleurs, de l évolution des mécanismes de reproduction depuis l apparition des spores jusqu à celle de la graine...
Résumé : " Angela, adossée à ton corps innocent, il y a une chaise vide. A l'intérieur de moi, il y a une chaise vide. Je la regarde, je regarde son dossier, ses pieds, et j'attends, et il me semble entendre quelque chose. C'est le bruit de l'espoir. Je le connais, je l'ai entendu s'essouffler au plus profond des corps et affleurer dans les yeux des myriades de patients que j'ai eus devant moi. Je l'ai entendu se suspendre entre les murs de la salle d'opération, chaque fois que les gestes de mes mains décidaient du cours d'une vie. Je sais exactement de quoi je me persuade. Dans les grains de ce carrelage qui, à présent, bougent aussi lentement que des particules de suie, des ombres mourantes, je me persuade qu'une femme remplit cette chaise vide, ne serait-ce que le temps d'un éclair, pas de son corps, non, mais de sa pitié. Je vois deux chaussures échancrées couleur lie-de-vin, deux jambes sans bas, un front trop haut. Et déjà elle est devant moi pour me rappeler que je suis celui qui donne l'onction, un homme qui signe sans remords le front de ceux qu'il aime. Tu ne la connais pas, elle est passée dans ma vie quand tu n'étais pas encore là. Elle est passée, mais a laissé une empreinte fossile. Je veux te rejoindre, Angela, dans ces limbes de tubes où tu t'es pelotonnée, pour te parler de cette femme. "
En Libye la révolte gronde. La guerre éclate. Dans un pays en proie à la violence, en pleine déroute, certains n?ont plus le choix. Il leur faut partir avant d?être tués, comme Omar, le mari de Jamila. La jeune femme part donc avec son petit garçon, Farid, trop jeune pour comprendre la violence des hommes. Farid ne connaît que le désert. La terre de ses ancêtres bédouins. Il n?a jamais vu la mer. Mais Jamila sait que le salut est là, que leur unique chance de survie est d?embarquer sur l?un de ces bateaux qui promettent de les mener en Sicile.Jamila a donné tout son argent au passeur, elle n?a plus rien, plus rien que cette dérisoire amulette qu?elle a nouée autour du cou de Farid, plus rien que son châle qui le protégera du soleil et du sel, plus rien qu?un peu d?eau qu?elle lui donne goutte à goutte, pour qu?il ne meure pas. Et cette force que le désespoir donne aux mères.De l?autre côté de la mer, vit un autre garçon, Vito, qui ne sait que faire de ses dix-huit ans. Vito est né en Sicile mais sa mère, Angelina, a vu le jour à Tripoli. Pendant onze ans, elle a été arabe. Avant qu?en 1970, Kadhafi, ayant pris le pouvoir, chasse les colons italiens de cette « quatrième rive » de l?Italie où la faim les avait poussés à émigrer. Elle est partie avec ses parents, qui n?ont jamais pu se sentir chez eux en Italie. Un jour, Angelina a su que les Italiens pouvaient revenir en Libye. Faire du tourisme. Kadhafi était l?ami de Berlusconi. Alors Angelina est retournée à Tripoli avec son fils, Vito, et sa mère, Santa. Angelina a marché sur les traces de son passé, de celui de tous ces Italiens qui ont travaillé la terre de Libye, de ses parents qui avaient repris une petite fabrique de bougies. Elle a même retrouvé Ali, son ami d?enfance. Mais la Libye n?est plus le pays de ses jeunes années, et Ali n?est plus le garçon d?autrefois.L?été n?en finit pas de s?achever. Vito traîne sur les plages son mal de vivre. Sur la grève, la mer dépose les débris d?un naufrage, les débris d?une histoire. Celle de tous ceux qui ont voulu fuir leur pays mais qui n?accosteront jamais aux rives de l?Italie. Vito ramasse ces vestiges sur la plage. Il sait, il sent qu?il lui faut préserver la mémoire de ces jours terribles. Il colle ses trouvailles sur un immense tableau bleu. Au centre, une de ces amulettes porte-bonheur que les mères arabes mettent au cou de leurs enfants pour les protéger du mauvais sort.
Sept histoires d'amour intemporelles réinventées par les mots de Philippe Lechermeier et le trait d'Isabella Mazzanti. Pocahontas, La Belle et la Bête, Orphée et Eurydice, Ulysse et Pénélope, Le Lac des Cygnes, Coppélia, Tristan et Iseult.
Résumé : " La tristesse est notre destin : mais c'est pour cela que nos vies seront chantées à jamais, par tous les hommes qui viendront. " La voix d'Homère continue de résonner du fond des siècles. L'Iliade chante cinquante et un jours de la dernière année d'une guerre de dix ans qui prend fin avec la conquête et la destruction de Troie. Elle chante des dieux, des hommes et des héros, inoubliables dans la colère et l'ambition, l'audace et l'ingéniosité, la vengeance et la pitié, prisonniers des frontières d'un éternel champ de bataille. À partir d'une traduction moderne, Alessandro Baricco a concentré et ramené la matière première du texte à vingt et une voix dont la dernière, celle de l'aède Démodocos, raconte la fin de Troie ; les personnages d'Homère sont invités sur la scène - les dieux laissés au second plan - pour raconter, avec des accents très contemporains, leur histoire de passion et de sang, leur grande guerre, leur grande aventure.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Jean Giono est né en Provence, à Manosque, où il a passé presque toute sa vie. Si son imaginaire prend sa source et s'inscrit dans les paysages arides de cette région, Giono n'est pas pour autant un auteur "provençal". C'est le romancier de la vie, de la terre, des sensations, du bonheur et de l'ennui, des passions humaines les plus pures, et les plus sombres aussi. Henri Godard retrace la vie d'un conteur-né, charmeur et plein d'humour, et évoque l'extraordinaire puissance d'invention d'une oeuvre tout entière dédiée au romanesque. Sous des allures de classique, Jean Giono est un auteur résolument moderne qui a su renouveler la fiction et faire du roman un divertissement de roi.