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Antenora
Mazzantini Margaret ; Raynaud Vincent
ROBERT LAFFONT
18,50 €
Épuisé
EAN :9782221103555
Comme j'ai eu envie de les libérer, tous ces aïeuls d'enfance. Les voilà enfin. Ils sont venus chez moi. Ils apparaissent un à un entre les mottes de terre. Arrière-grand-père 0ffredo: présent. Arrière grand-mère Monda: présente. Trisaïeul Sauro Cerquaglia, s?urs Cerquaglia: présents. Grand-père Gioacchino... Oncle Paolo, toi aussi. Venez, on y va. On retombe tous en enfance. Tous avec moi dans le coucher de soleil rouge des champs. Je marche en file indienne avec mon bataillon bariolé d'ancêtres. Moi, en tête, avec une grande plume. En avant! Et le soleil apparaît discrètement à l'horizon, comme une hostie qui glisse dans une enveloppe... Une voix hurle: et moi? Toi aussi tu es derrière moi, au bord du précipice d'une montagne épointée. Présente-ente-ente-ente, répète l'écho dans la vallée de travertin. Sauve-moi, ma petite fille! Si tu ne peux pas me faire vivre, laisse moi au moins renaître en toi."Après Ecoute moi (paru dans la collection "Pavillons" en 2004), nous découvrons ici le premier roman de Margaret Mazzantini: à travers le destin d'Antenora et de ses quatre fils, l'histoire poignante d'une famille italienne au cours du XXe siècle, confrontée aux épreuves de la guerre, du fascisme et de la déroute de l'après guerre.
Nous voilà partis pour un voyage fantastique dans le monde préhistorique! Le fameux botaniste Jacynthe Salsepareille, embarqué dans un voyage d exploration autour du monde, s échoue avec son équipage, dans une curieuse île dont il ne connaissait pas l existence. Et voilà que cette île renferme des plantes sidérantes, et ne voilà-t-il pas des dinosaures? Mais où le bâteau du professeur Salsepareille a-t-il échoué?Une aventure amusante et captivante, complétée par des planches scientifiques précises et magnifiques des plantes aujourd hui disparues, mais aussi de celles que nous connaissons encore aujourd hui...Vous saurez tout des différentes espèces végétales préhistoriques, de la conquête de la terre ferme à l apparition des plantes à fleurs, de l évolution des mécanismes de reproduction depuis l apparition des spores jusqu à celle de la graine...
Résumé : " Angela, adossée à ton corps innocent, il y a une chaise vide. A l'intérieur de moi, il y a une chaise vide. Je la regarde, je regarde son dossier, ses pieds, et j'attends, et il me semble entendre quelque chose. C'est le bruit de l'espoir. Je le connais, je l'ai entendu s'essouffler au plus profond des corps et affleurer dans les yeux des myriades de patients que j'ai eus devant moi. Je l'ai entendu se suspendre entre les murs de la salle d'opération, chaque fois que les gestes de mes mains décidaient du cours d'une vie. Je sais exactement de quoi je me persuade. Dans les grains de ce carrelage qui, à présent, bougent aussi lentement que des particules de suie, des ombres mourantes, je me persuade qu'une femme remplit cette chaise vide, ne serait-ce que le temps d'un éclair, pas de son corps, non, mais de sa pitié. Je vois deux chaussures échancrées couleur lie-de-vin, deux jambes sans bas, un front trop haut. Et déjà elle est devant moi pour me rappeler que je suis celui qui donne l'onction, un homme qui signe sans remords le front de ceux qu'il aime. Tu ne la connais pas, elle est passée dans ma vie quand tu n'étais pas encore là. Elle est passée, mais a laissé une empreinte fossile. Je veux te rejoindre, Angela, dans ces limbes de tubes où tu t'es pelotonnée, pour te parler de cette femme. "
En Libye la révolte gronde. La guerre éclate. Dans un pays en proie à la violence, en pleine déroute, certains n?ont plus le choix. Il leur faut partir avant d?être tués, comme Omar, le mari de Jamila. La jeune femme part donc avec son petit garçon, Farid, trop jeune pour comprendre la violence des hommes. Farid ne connaît que le désert. La terre de ses ancêtres bédouins. Il n?a jamais vu la mer. Mais Jamila sait que le salut est là, que leur unique chance de survie est d?embarquer sur l?un de ces bateaux qui promettent de les mener en Sicile.Jamila a donné tout son argent au passeur, elle n?a plus rien, plus rien que cette dérisoire amulette qu?elle a nouée autour du cou de Farid, plus rien que son châle qui le protégera du soleil et du sel, plus rien qu?un peu d?eau qu?elle lui donne goutte à goutte, pour qu?il ne meure pas. Et cette force que le désespoir donne aux mères.De l?autre côté de la mer, vit un autre garçon, Vito, qui ne sait que faire de ses dix-huit ans. Vito est né en Sicile mais sa mère, Angelina, a vu le jour à Tripoli. Pendant onze ans, elle a été arabe. Avant qu?en 1970, Kadhafi, ayant pris le pouvoir, chasse les colons italiens de cette « quatrième rive » de l?Italie où la faim les avait poussés à émigrer. Elle est partie avec ses parents, qui n?ont jamais pu se sentir chez eux en Italie. Un jour, Angelina a su que les Italiens pouvaient revenir en Libye. Faire du tourisme. Kadhafi était l?ami de Berlusconi. Alors Angelina est retournée à Tripoli avec son fils, Vito, et sa mère, Santa. Angelina a marché sur les traces de son passé, de celui de tous ces Italiens qui ont travaillé la terre de Libye, de ses parents qui avaient repris une petite fabrique de bougies. Elle a même retrouvé Ali, son ami d?enfance. Mais la Libye n?est plus le pays de ses jeunes années, et Ali n?est plus le garçon d?autrefois.L?été n?en finit pas de s?achever. Vito traîne sur les plages son mal de vivre. Sur la grève, la mer dépose les débris d?un naufrage, les débris d?une histoire. Celle de tous ceux qui ont voulu fuir leur pays mais qui n?accosteront jamais aux rives de l?Italie. Vito ramasse ces vestiges sur la plage. Il sait, il sent qu?il lui faut préserver la mémoire de ces jours terribles. Il colle ses trouvailles sur un immense tableau bleu. Au centre, une de ces amulettes porte-bonheur que les mères arabes mettent au cou de leurs enfants pour les protéger du mauvais sort.
Extrait Farid et la gazelle Farid n'a jamais vu la mer, il n'a jamais mis les pieds dans l'eau. Il se l'est imaginée des milliers de fois. Piquée d'étoiles comme le manteau d'un pacha. Bleue comme le mur bleu de la ville morte. Il a cherché les coquillages fossiles enfouis depuis des millions d'années, au temps où la mer recouvrait le désert. Il a poursuivi les poissons lézards qui nagent sous le sable. Il a vu le lac salé, le lac amer et les dromadaires couleur d'argent qui avancent tels des navires de pirates usés. Il habite dans l'une des toutes dernières oasis du Sahara. Ses ancêtres appartenaient à une tribu de Bédouins nomades. Ils s'arrêtaient dans les oueds, ces lits de fleuve recouverts de végétation, et ils montaient leurs tentes. Les chèvres allaient paître, les femmes cuisinaient sur les pierres brûlantes. Ils n'avaient jamais quitté le désert. Ils se méfiaient un peu des gens de la côte, marchands, corsaires. Le désert était leur maison, ouverte, sans limites. Le désert était leur mer de sable. Tacheté de dunes comme le pelage d'un jaguar. Ils ne possédaient rien. Rien que des traces de pas que le sable bientôt effaçait. Le soleil faisait glisser les ombres. Ils étaient habitués à résister à la soif, à se dessécher comme des dattes, sans mourir. Un dromadaire leur ouvrait la voie, une ombre longue et tordue. Ils disparaissaient au milieu des dunes. Nous sommes invisibles aux yeux du monde, mais pas à ceux de Dieu. Ils se déplaçaient avec cette pensée au coeur. L'hiver, le vent du nord qui soufflait sur l'océan minéral desséchait les burnous de laine qu'ils portaient, la peau se racornissait sur les os comme celle des chèvres sur les tambours. Des malédictions ancestrales tombaient du ciel. Les creux de sable étaient des lames et l'on se blessait à vouloir toucher le désert. Les vieux étaient enterrés là où ils mouraient. Abandonnés au silence du sable. Les Bédouins repartaient, lignes d'étoffes blanches et indigo. Au printemps naissaient de nouvelles dunes, rosées et pâles. Des vierges de sable. Le ghibli en feu approchait, escorté par le gémissement rauque d'un chacal. Comme des esprits voyageurs, de petits tourbillons de vent plissaient çà et là la surface du sable. Puis des rafales rasantes, aussi affilées que des cimeterres. Une armée ressuscitée. En un rien de temps le soulèvement du désert dévorait le ciel. La frontière avec l'au-delà n'existait plus. Les Bédouins se recroquevillaient sous le poids de cette tempête grise, s'abritaient derrière le corps des animaux tombés à genoux comme sous la chape d'une immémoriale condamnation. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d?insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s?aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l?Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Les Williams, une famille galloise de mineurs est liée par amour et par inimitié aux Fitzherbert, aristocrates et propriétaires des mines. Ethel Williams connaîtra une passion secrète avec le comte Fitz, marié à la princesse russe Béa, fille du tsar? et s?engagera en politique, défendra le droit de vote des femmes. Billy Williams quittera la mine pour les tranchées de la Somme, puis le front russe? La farouche Lady Maud Fitzherbert tombera amoureuse de Walter von Ulrich, espion de l?ambassade allemande à Londres. Leurs routes croiseront celles de l'ambitieux Gus Dewar, collaborateur du président américain Wilson, et de deux frères russes orphelins, Grigori et Lev Peshkov, dont le projet d?émigrer se heurte à la guerre, la mobilisation et la Révolution?Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort? Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants: des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s?accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.Entre saga historique et roman d?espionnage, histoire d?amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes: la grande aventure du XXe siècle?
Vous vous sentez démotivé dans votre travail? Stressé? Vous doutez de vos compétences? Vous avez le sentiment d'être traité injustement et de perdre tout contrôle sur votre environnement au travail? Peut-être, sans le savoir, êtes-vous au bord de l'épuisement professionnel, syndrome psychologique mieux connu outre-Atlantique sous le nom de burn out. Tous les métiers sont concernés: managers, infirmiers, médecins, enseignants, travailleurs sociaux, policiers... avec pour conséquences des arrêts de travail récurrents, de l'absentéisme, et même des maladies psychosomatiques et des dépressions. Comment reconnaître et enrayer le burn out quand il survient? Peut-on le prévenir? Pour Suzanne Peters et le docteur Patrick Mesters, il n'a rien d'irréversible. Individuellement - grâce aux spécialistes de la souffrance au travail, médecins, psychiatres ou coachs -, il est possible d'en guérir et de retrouver un sens à sa vie professionnelle. Quant aux entreprises, si elles veulent éviter de voir sombrer leurs salariés dans cette spirale infernale, il leur faut reconsidérer d'urgence leur organisation et passer d'une intelligence individuelle à une intelligence collective du travail. Sur un sujet qu'il est devenu impossible d'ignorer, voici le livre essentiel.
Si la famille joue le plus souvent son rôle de structure sociale idéale où chacun trouve soutien, épanouissement, chaleur et tendresse, elle peut aussi devenir lieu de souffrance et de destruction. Tyrannie, chantages affectifs réciproques, jeux de culpabilisation et de dépendance, rapports névrotiques... La famille est parfois un enfer, surtout pour celui ou celle qui, généralement, en devient le bouc émissaire. Deux thérapeutes familiaux, grâce à leur longue expérience et à travers les nombreux cas qu'ils font vivre devant nous, sont parvenus dans ce livre à nous initier à cette forme de psychothérapie qui, réussites à l'appui, s'est aujourd'hui largement répandue. Difficile, éprouvante, exigeant de tous intuition et ouverture, la thérapie va réunir les membres de la famille pour les aider à redécouvrir une communication : en entendant mieux la plainte des autres, chacun comprendra pourquoi le mécanisme subtil des relations s'est déréglé. Maris et femmes, parents et enfants pourront ainsi retrouver, à la lumière des données inconscientes, le chemin d'un équilibre et d'un espoir partagés.
Fruttero Carlo ; Lucentini Franco ; Rosso François
Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes. Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'oeuvres d'art. Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches. Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.Rarement écriture à quatre mains aura été aussi réussie que celle à laquelle Carlo Fruttero (né à Turin en septembre 1920) et Franco Lucentini (Rome, 1922-2002) ont attaché leur nom et leur travail. Traducteurs (plus de vingt langues à eux deux), directeurs de collection - on leur doit deux des meilleurs anthologies de science-fiction parues en Italie -, journalistes et chroniqueurs - ils ont signé des milliers d'articles et tribunes dans les plus prestigieux journaux de la Péninsule, dont certains ont été réunis et traduits sous le titre La Prédominance du crétin (1988) -, romanciers enfin et surtout, Fruttero et Lucentini ont connu un succès mondial avec une série de romans policiers où les préoccupations métaphysiques laissent toujours une large place à l'humour. Ils publieront notamment : La Femme du dimanche (1973), adaptée au cinéma par Luigi Comencini avec Marcello Mastroianni, La Nuit du grand boss (1980), premier polar mêlant démons et merveilles de l'informatique, L'Amant sans domicile fixe (1988), unanimement considéré comme leur plus grande réussite, ou encore Place de Sienne, côté ombre (1985), La Couleur du destin (1989), L'Affaire D ou le Crime du faux vagabond (1991), enquête-roman sur Le Mystère d'Edwin Drood, de Charles Dickens, et Ce qu'a vu le vent d'ouest (1993). Pendant près de quarante ans, le duo littéraire aura ainsi brossé un magistral tableau de l'Italie du dernier quart du XXe siècle.