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Victor-Lucien Tapié. Relire "Baroque et classicisme"
Mazel Claire ; Rousteau-Chambon Hélène
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753535190
Baroque et classicisme fut publié pour la première fois en 1957, il y a plus de cinquante ans. Ce livre neuf, porté par les renouvellements de la discipline historique et par la personnalité atypique de Victor-Lucien Tapié, fit date. L'objet du présent ouvrage est d'en restituer le contexte humain, historiographique et idéologique. Baroque et classicisme, livre connu et méconnu à la fois, est ici examiné sous l'angle de la discipline de son auteur, l'histoire, et de la discipline dont relèvent les oeuvres qu'il étudie, l'histoire de l'art. Le projet, le thème et la méthode de ce livre sont ainsi l'occasion de mesurer l'évolution des analyses de l'histoire et de l'histoire de l'art sur la question du baroque depuis une cinquantaine d'années. L'Europe centrale, et le monde tchèque en particulier, furent pour Victor-Lucien Tapié la matrice de Baroque et classicisme : l'auteur découvrit le baroque par le baroque tchèque et il forma sa connaissance historique et sociale du baroque auprès de ses maîtres de Prague. C'est pourquoi le présent ouvrage s'attache par ailleurs à redessiner les relations de l'historien français avec l'Europe centrale, et notamment avec les historiens tchèques, relations qui évoluèrent au gré des clivages historiographiques et politiques entre les deux espaces européens.
Résumé : Parce qu'ils ont été déplacés et démembrés, on sait peu de choses des monuments funéraires parisiens du Grand Siècle : quelques idées reçues sur la splendeur des oeuvres, que l'on se représente à l'image des célèbres monuments de Turenne, Richelieu ou Mazarin, et sur le nombre important des destructions, en général attribuées au vandalisme révolutionnaire. Or ce livre, fondé sur le rassemblement des sources écrites et iconographiques, peint un tableau plus précis et contrasté de ce que furent les tombeaux érigés dans les églises parisiennes aux siècles de Louis XIII et Louis XIV. Peu nombreux, ces monuments étaient variés dans leur forme, leurs matériaux, leurs dimensions et leur emplacement. Pour comprendre cette variété, l'ouvrage offre une réflexion sur les attentes et les regards dont ils furent l'objet. Il propose une vaste enquête historique sur leur réception pendant quatre siècles. Il réinscrit ces oeuvres au sein de la pastorale de la mort au Grand Siècle. Il envisage les motivations politiques et sociales de l'art funéraire, pour les souverains Bourbons comme pour les particuliers, posant le problème du rapport entre pratiques sociales et représentations. Enfin, l'ouvrage considère la question de l'invention artistique et du travail de sculpture dans la tension permanente entre les désirs des commanditaires et les propositions des artistes, permettant ainsi de réfléchir à la création artistique dans son rapport aux normes sociales.
L'affaire de la Bête du Gévaudan a fait couler beaucoup de sang, et encore plus d'encre: des dizaines d'ouvrages, des milliers d'articles, des romans, des documentaires et des films y ont été consacrés. Des dizaines d'historiens, des centaines de chercheurs, des journalistes, des biologistes, des zoologues, des criminologues, ont tenté de percer le mystère de la Bête et des événements qui bouleversèrent l'ancien diocèse du Gévaudan d'avril 1764 à juin 1767. Cette énigme a profondément marqué cette région: Affaire criminelle? Mystère zoologique? Banales attaques de loups? Les hypothèses sont nombreuses, les explications souvent farfelues. Reste la matérialité des faits, attestée par de nombreux documents administratifs, historiques, journalistiques, juridiques; certains découverts tardivement, ainsi le rapport d'autopsie de la bête tuée par Jean Chastel en juin 1767: le rapport Marin - du nom du notaire qui consigna ladite autopsie - ne fut retrouvé qu'en 1958 dans les archives du Ministère de l'Agriculture, section "destruction des animaux nuisibles", ça ne s'invente pas! L'abondance des documents réunis par Eric Mazel prouve encore - si besoin était - combien ce fait divers a imprimé sa trace dans la mémoire collective du Gévaudan: statues, stèles, panneaux, ferronneries, musées, parcs animaliers et même une aire d'autoroute(!) à son effigie parsèment à profusion la Lozère et le sud de la Haute-Loire, c'est-à-dire l'ancien diocèse du Gévaudan: on dit que l'ombre de la Bête y rode toujours... Biographie de l'auteur Eric Mazel est membre du groupe de rap I AM. Pierre-Yves Garcin, historien de formation, a travaillé dans l'industrie du disque.
Biographie de l'auteur Descendantes directes de Jacques Étienne Olivier, les auteurs ont reconstitué l'histoire de l'institution qu'il a fondée, en croisant des informations d'archives avec des souvenirs de famille ; l'une est professeur honoraire d'histoire, l'autre docteur en droit.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour