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Terre de sang
Mazeau Jacques
PLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9782259193092
Ce jour d'été 1996, à la ferme de la Commanderie, Jeanne fait la lessive au lavoir. La chaleur est étouffante, l'orage proche. Soudain son frère Pierre surgit du champ du Breuil et lui annonce qu'il vient de trouver son mari, Emile, raide mort, une plaie à la tête. Sans doute, alors qu'il plantait des piquets, la masse s'est-elle détachée du manche et l'a assommé... Peut-être, mais, quoi qu'il en soit, il faut que le médecin et les gendarmes viennent établir le constat nécessaire au permis d'inhumer. A la stupéfaction de tous, Louis, le brigadier, accompagné de Jules son subordonné, déclare qu'il s'agit d'un assassinat ! Commence alors une enquête menée au rythme de la terre dans la touffeur de l'été et le huis clos de la ferme. Qui est l'assassin ? Clémence, la mère ? Jeanne, l'épouse ? Pierre, le frère ? Ou quelqu'un d'autre, comme Fred, l'ermite habitant sur les terres depuis plusieurs années ? Serait-il possible que Cécile, la fille de Jeanne, adolescente autiste, ait vu le coupable et connaisse la vérité sans pouvoir la dire ? Un roman tendu, angoissant, dans l'atmosphère pesante de la campagne profonde, qui fait penser aux atmosphères de Simenon.
Résumé : 1943 : trois ans déjà que les Allemands sont entrés à La Charité-sur-Loire. Le domaine de la Vernière est devenu le QG de l'armée allemande d'occupation. Emma, sa propriétaire en a été dépossédée au profit de Marie, son amie devenue collabo, qui a épousé Klaus Mayer, le commandant de la place. De son côté, Emma reprend le café de la Poste à Donzy et entre dans la Résistance, tout en entretenant une relation amoureuse avec Paul, le chef de réseau. Au fil des mois, contre toute évidence, certains collabos, tels Blanchard, le notaire, ou Armand, l'ancien ouvrier agricole qui a juré la perte d'Emma, continuent de miser sur la victoire de l'occupant, alors que Marie commence à douter d'avoir fait le bon choix... Le jour de la Libération, chacun, au regard de ses choix, devra rendre des comptes, payer ses erreurs ou se racheter.
A Mende, comme chaque soir, Eugène, le cantonnier, fait sa ronde au cimetière. Quelle n?est pas sa surprise lorsqu?il trouve la tombe des Lefort ?des notables de la région - descellée et le couple, morts depuis quelques années, en train de se quereller comme des chiffonniers entre les tombes! Saisi d?effroi, Eugène s?évanouit. Le récit du cantonnier émeut la ville et la police, mais pas les enfants Lefort qui le font passer pour fou. Une enquête est ouverte et, quelques jours plus tard, alors qu?un loup a été aperçu aux abords du cimetière, Eugène est retrouvé égorgé. Muriel Lacan, une parapsychologue de Toulouse, est appelée sur les lieux et se fait aider dans son enquête par son complice de toujours, Michel Fabre, agent de la PJ. La mort d?Eugène va faire ressurgir de vieilles histoires de vengeance familiale, et propulser sur le devant de la scène le docteur Merlieux. Figure locale très appréciée de la gent féminine, il est psychiatre et psychanalyste mais les sciences occultes n?ont aucun secret pour lui? Au fil du temps, le mystère s?épaissit. Muriel et Michel auront bien du mal à résister aux forces du mal qui semblent se déchaîner dans la région.
Le bonheur de Fred, c'est Beaupré et ses cent hectares de terres, partagés avec sa femme et ses fils. Il y règne en tyran. Lorsqu'il meurt, chacun se sent soulagé... mais, c'est sans compter sur le testament. Jacques Mazeau a conquis le grand public avec ses romans du terroir. On se souvient de La Ferme d'en bas. Avec Le Prés aux corbeaux, il livre un roman plus âpre. Le bonheur de Fred, c'est Beaupré et ses cent hectares de terres. Il y règne en maître absolu, terrorisant sa femme et ses deux fils, mariés l'un et l'autre. Lorsqu'il meurt, chacun ses sent soulagé : enfin ils vont vivre ! C'est compter sans le testament. Quand le notaire en lit les premières lignes, ses trois enfants et ses brus comprennent qu'il continuera de régenter Beaupré : " Vous penserez certainement qu'il s'agit d'une vengeance. Vous aurez raison... " Comment les vivants déjoueront-ils la perversité du disparu ? Jacques Mazeau entretient un suspense cruel parmi des paysans qui vivent selon la loi du plus fort.
Résumé : Michel Fabre, la quarantaine, inspecteur à la PJ, pourvu d'un sale caractère mais très efficace, vient d'être affecté à la résolution des affaires spéciales où se mêle le surnaturel. Muriel Lacan, trente ans, docteur en physique, brillante mais fantasque, ayant déjà collaboré avec le FBI et Interpol, est attachée au laboratoire de Toulouse consacré aux phénomènes où la réalité cède le pas à l'irrationnel et à l'inexplicable. Un jour, un de leurs amis communs, Jérôme Maurois, neuropsychiatre de son métier, les réunit. Lui-même vient d'accueillir dans son service une fille de dix-sept ans, tombée en syncope sur le pont de l'Aigle, un coin perdu des Cévennes, et qui s'exprime avec une voix d'homme. Elle prétend s'appeler Thomas, un jeune qui, quinze ans plus tôt, s'est suicidé au même endroit. Or l'un et l'autre n'ont rien en commun... Commence alors, pour Michel et Muriel, un voyage fou au bout duquel les attend peut-être le diable en personne.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré. Peut-être s'étonnera-t-on due je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ? Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : " vin d'honneur ". Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur. B.P.