Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le bain de l'histoire. Charlotte Corday et l'attentat contre Marat 1793-2009
Mazeau Guillaume ; Martin Jean-Clément
CHAMP VALLON
29,00 €
Épuisé
EAN :9782876735019
Marat a-t-il été assassiné par Charlotte Corday, ou par les historiens eux-mêmes ? Lorsque David livre son Marat assassiné en octobre 1793, trois mois après la mort de l'Ami du peuple, il est déjà trop tard pour espérer éliminer l'assassin de l'histoire, comme cela fut fait après l'assassinat de Le Peletier de Saint-Fargeau. L'événement, pris dans les tourbillons de la mémoire, n'est plus ressenti qu'à travers la figure de Corday. Ce sera le cas pendant plus de deux cents ans. Ballotté par des courants contraires puis rejeté par les historiens universitaires, il finira par s'échouer sur les rives incertaines du patrimoine antirépublicain. Au xxe siècle, Marat est donc mort une seconde fois, noyé sous la popularité de Charlotte Corday. Récrire l'histoire de l'assassinat de Marat, c'est assumer de proposer une histoire non partisane mais résolument engagée d'un événement aux conséquences longtemps sous-estimées. Ce livre tente de montrer qu'on ne peut comprendre l'événement à travers ses seules causes. Si l'on veut mieux saisir son impact, il faut provisoirement accepter de déplacer le regard sur ses effets et sur la figure de Charlotte Corday. Le lecteur est ainsi invité à remonter le cours de la mémoire et à accepter de plonger, avec Corday, Marat et leurs historiens, dans le grand bain de l'histoire.
Cet ouvrage s'adresse à toute personne qui souhaite apprendre le métier de décorateur d'intérieur et qui en particulier veut acquérir une méthodologie du dessin à main levée appliquée à ce métier: étudiants, adultes en reconversion, professionnels en perfectionnement. S'il aborde bien sûr les aspects techniques et codifiés du dessin industriel et du dessin d'architecture, le métier de décorateur d'intérieur privilégiant des compétences esthétiques, il couvre aussi largement les usages du dessin artistique dans l'exercice de la profession. Il décrit en particulier une méthode d'inspiration, en phase de conception d'un projet, basée sur la production de planches de recherches. Le lecteur apprendra à pister des idées et à renouveler ainsi sa créativité. Le texte limpide, extrêmement précis, complète ou commente de nombreux exemples issus de projets de l'auteur comme de travaux d'élèves. Ce livre au caractère très professionnel, généreux en conseils, est appelé à devenir une référence sur le sujet.
La Conciergerie est un des monuments les plus emblématiques de la ville de Paris. Cette nouvelle édition permet de le redécouvrir à travers ses restaurations récentes et son nouveau parcours de visite. Les tours jumelles de la Conciergerie, en bord de Seine, figurent parmi les tableaux qui véhiculent l'image de Paris à travers le monde. Mais on ne sait pas toujours que le palais de la Cité fut la première résidence parisienne des rois de France ! Avant de devenir une prison au XVe siècle, qualifiée d'antichambre de la mort pendant la Révolution, la Conciergerie faisait partie, avec la Sainte-Chapelle voisine, du somptueux palais édifié par Philippe-le-Bel. Outre de splendides salles médiévales, classées parmi les chefs-d'oeuvre du XIVe siècle, elle conserve, juxtaposées, les vestiges des grandes époques de son histoire du XIIIe au XXe siècle. Cette édition complétement remaniée, écrite par de nouveaux auteurs et avec une iconographie actualisée, prend en compte les restaurations récentes et mène le lecteur à travers un nouveau parcours de visite fondé sur des reconstitutions historiques, notamment par les salles consacrées à la Révolution française, entièrement réaménagées en 2016.
Karine Mazeau, formée à l'ESAA Duperré, est titulaire d'un DSAA. Elle est architecte d'intérieur et designer mobilier/objets (agences îlaé créations et Happy Déco). Elle crée parallèlement des objets, jeux et jouets éco-conçus (Ekokosmos). Elle enseigne la décoration intérieure auprès d'organismes de formation pour adultes (Ecole chez soi/Lignes&Formations). Elle est l'auteur de quatre ouvrages aux Editions Eyrolles (Dessin en décoration intérieure, Planches déco, Design mobilier, La couleur en design d'espace).
Comment lutter dans un monde — le nôtre — qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La "révolution" est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du "progrès", les progressistes sont les nouveaux "réactionnaires", le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux. C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?