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Les jumeaux de Champvieille
Maximy Hubert de
ARCHIPEL
19,95 €
Épuisé
EAN :9782809810318
Alice était une jeune femme élancée et blonde, que sa grossesse avait illuminée. Mince, musclée, les cheveux flamboyants et ondulés, le visage aigu et les yeux verts en oblique, sa mère inquiétait les bonnes gens. Outre ses incontestables dons de rebouteuse, on lui prêtait des pouvoirs occultes. D'où son surnom, la Talaurina, la salamandre en patois, la bête diabolique qui survit aux flammes. Elle ne détestait pas cette méfiance qui la garantissait contre les mauvais payeurs et autres malveillants. Elle arriva essoufflée à la maison de sa fille, une bâtisse de granit à l'élégance fruste. - Alice! cria-t-elle. Alice, où es-tu? - Ici, dans la grande salle... Je crois que ça y est. J'ai mal. - Je suis là. Je vais te délivrer. Le loup, il pourrait rameuter les hommes, poursuivit-elle, une pointe de rancoeur dans la voix. Elle n'aimait pas Jean Charzol, son gendre, ex-capitaine de l'Empire démobilisé en 1816 comme des milliers d'officiers, avec traitement réduit. Un «demi-solde», disait-on. Elle n'appréciait pas davantage ses compagnons de travail, eux aussi anciens soldats, plus ou moins estropiats. Mais un accouchement comportait des risques. Il lui fallait de l'aide. La Mère Puchat, qui tenait la maison de Largnac? Elle l'avait vue passer devant chez elle avec le char-à-banc, allant vers La Chaise-Dieu. La matrone de la Souchère, alors? Sa présence ne serait pas un luxe, mais comment la prévenir? Le village était au bord de la Dorette, en contrebas, à un quart d'heure de marche par les bois. Personne pour aller la chercher. Aucun de ces incapables n'était là. - Quelle heure est-il? demanda la parturiente. - L'angélus va bientôt sonner. - Alors, ils vont rentrer pour le repas. Dans son état, pas question de faire monter Alice dans sa chambre au premier étage. Et puis, il valait mieux se trouver près du feu et de la pierre d'évier, pour l'eau chaude. Sa fille accoucherait là. Les contractions avaient dû commencer des heures auparavant. Pourquoi donc avait-elle attendu le dernier moment pour prévenir? La Talaurina poussa la grande table des repas contre le mur et y installa sa fille, le dos calé dans des oreillers. Elle la déshabilla, la palpa. Son ventre n'était pas rond comme la veille, mais bosselé. Rien de plus normal puisqu'elle avait perdu les eaux, mais la rebouteuse, dont les mains devinaient tout des corps vivants, ne parvint pas à déterminer si l'enfant s'était bien retourné. (...)
Résumé : Dans les ruelles obscures du Paris médiéval, les gens honnêtes sont rares, parfois occupés à survivre en ces temps de disette. Dans son échoppe qui sent le parchemin, un homme prend la plume pour ceux qui ne savent pas écrire. Et quand l'injustice frappe l'un d'eux, il questionne, enquête, dévoile des secrets, désigne des coupables. Personne ne connaît son nom. On l'appelle " L'Ecrivain public ". Place de Grève, un théâtre ambulant anime les lieux. Maraîchers, crieurs de rue, mendiants, marchands d'images ont cédé leur place aux baladins. Les badauds s'esclaffent. Les rires sont tels qu'un meurtre pourrait être commis sans que personne ne s'en aperçoive. Mais l'Ecrivain publie a lui aussi assisté au spectacle. Il sait qu'un cri a été étouffé.
Résumé : En 1793, au Puy-en-Velay, Olympe, veuve du tanneur Chambeyrac, est la proie de deux hommes qui cherchent à la déposséder de ses biens, mais aussi de ses droits. Prête à tout pour ses enfants, Olympe va déployer l'énergie de son puissant tempérament et son irrésistible séduction.
1936, Jeanne, l'épouse de Marius Malaguet, alias « le bâtard du Bois noir », fuyant un amour stérile, se tue en voiture. Son fantôme va hanter l'étrange quête dans laquelle se jette alors Marius...Aidé par Eugénie, sa soeur adoptive, incarnation de la jeunesse et de la force, et par ses anciens compagnons d'armes, survivants de l'horreur des tranchées, il s'efforcera d'arracher Diane, une toute jeune fille, des griffes d'une bourgeoisie rapace, malsaine et puissante. La mère de celle-ci, Uranie, une femme écrasée et indécise, surgit soudain. Se pourrait-il qu'elle soit la fille du bâtard?
Résumé : Ce jour de rentrée 1917, elle est arrivée seule à l'institution Sainte Jeanne. A bientôt quinze ans, Juliette a dû quitter sa mère, son quartier minier de Saint-Etienne, pour poursuivre ses études. D'emblée, l'adolescente se sait différente de ces jeunes collégiennes "bien nées" qui se vouvoient, elle qui, il y a peu, travaillait dans la sueur, la poussière et le charbon au tri de la mine. Pourquoi a-t-elle été inscrite dans cet établissement prestigieux ? "Une chance", a dit sa mère, laconique. Ariane, en revanche, est heureuse à Sainte-Jeanne, malgré la mort récente de son père au front. Ce deuil, même si elle le mesure mal, va bouleverser sa vie et celle des siens. L'isolement de l'une, le deuil de l'autre, et la guerre, omniprésente. Au fil des mois, Juliette, l'écorchée vive, et Ariane, l'orpheline nantie, s'apprivoisent et se lient d'amitié. Au-delà de leurs différences, quel lien secret les unit ?
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté. Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Age, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes. C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
Vignol Baptiste ; Béart Eve ; Kotelnikoff-Béart La
De Guy Béart, quelles images reste-t-il en 2015 ? Celle d?un guitariste bousculé par Serge Gainsbourg dans l?émission "Apostrophes", la chanson "L?Eau vive" ou encore le fait d?être le père d?Emmanuelle Béart ? Pourtant, Guy Béart a marqué le panorama musical français. Disparu à 85 ans le 16 septembre 2015, ce chanteur demeure l?un des rares auteurs-compositeurs-interprètes à avoir échangé d?égal à égal avec Brassens, Brel ou Barbara. Ami d?Aragon, Pompidou, il présente à la télévision l?émission "Bienvenue" de 1966 à 1972. Homme discret, il a influencé des artistes tels Alain Souchon, Françoise Hardy, Henri Salvador, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier. Tour à tour tendre ("L?Eau Vive"), amoureux ("Qu?on est bien"), polémiste ("La Vérité"), utopiste ("Les Couleurs du temps"), nostalgique ("Il n?y a plus d?après"), il a produit une oeuvre considérable au charme particulier. Volontiers solitaire, celui qui ne voulait être que le troubadour anonyme du XXe siècle n?a jamais cessé d?être un homme libre. Il est considéré comme l?un des plus talentueux mélodistes de sa génération.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.