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Césaire & Lam. Insolites bâtisseurs
Maximin Daniel
HERVE CHOPIN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782357200265
C'est l'histoire d'un "coup de foudre éternel" et d'une amitié sans faille entre deux des plus grands créateurs du Xxe siècle. Daniel Maximin fait toute la lumière sur la complicité qui a uni Césaire le poète martiniquais et Lam le peintre cubain pendant plus de quarante ans. Il nous invite à entrer de manière originale dans leurs univers intimes en faisant dialoguer non pas les hommes mais leur chef-d'oeuvre respectif: deux oeuvres initiales, initiatiques - le Cahier d'un retour au pays natal et La Jungle - créées entre la montée des périls fascistes et les pires combats de la guerre et qui les ont fait connaître à travers le monde. Tout commence le 25 mars 1941 quand le petit vapeur le Capitaine Paul-Lemerle appareille de Marseille en direction de l'ouest. À son bord, Wifredo Lam, André Breton et 350 autres intellectuels menacés par le régime de Vichy ou la police allemande. Un "départ de forçats" décrit dans Tristes Tropiques par un de leur compagnon, Claude Lévi-Strauss. L'accueil des autorités "coloniales" à la Martinique le 24 avril est glacial. Puis c'est la découverte inouïe de la revue Tropiques et de leurs fondateurs Suzanne et Aimé Césaire qui organisent des lectures pour leurs nouveaux amis. Celle du Cahier d'un retour au pays natal éblouit le peintre. C'est un chant qui manifeste la dignité du Noir, affirme son être et son génie propre, un combat contre l'injustice et le despotisme colonial... En retour, Césaire, observant le peintre s'immerger dans la nature tropicale, s'écrit: "II a vu ce paysage. Ça a été un choc profond. Sa peinture a changé." Et d'ajouter "Lam est un poète", "un homme des Antilles" sur le point de replonger dans son identité afro-cubaine. Sur la toile naîtra La Jungle en 1942-1943. Dès cet instant le poète et le peintre ne se quitteront plus. Unis par un même enracinement dans la Caraïbe, un même cri d'indignation devant le drame colonial, un même combat pour la liberté totale et universelle... Ces frères en poésie dégaineront leurs "couteaux de justice" dans l'espoir de bâtir un monde nouveau. En 1982, ils ont baptisé leur dernière oeuvre commune, Annonciation, un dernier message d'espoir pour le XXIe siècle, pour ne jamais abandonner l'idée d'une nouvelle humanité.
L'Ile et une nuit. Le cyclone se dirige vers la Guadeloupe. Partout, on s'enferme, on cloue portes et fenêtres. Il va falloir résister toute la nuit aux éléments déchaînés. Marie-Gabriel veille, seule dans la maison barricadée des Flamboyants, la "maison-mère". Antillaise Shéhérazade, elle parle pour apprivoiser la peur, trouver force et courage, pendant les sept heures que dure le cyclone. Sept heures, sept chapitres, sept modes où la voix humaine, le téléphone, l'écriture, la musique se conjuguent à d'autres voix plus anciennes que l'homme : murmures des dieux, parole de l'ouragan, de la case et du manguier. A la fin, le narrateur se démasque, reprenant les contes créoles et les grands mythes fondateurs de l'Amérique latine pour les mêler à une Histoire générale du déluge, dans une éblouissante re-création du monde. Ce roman s'inscrit dans la continuité de L'Isolé Soleil et de Soufrières, et conclut l'histoire de Marie-Gabriel, une jeune Antillaise d'aujourd'hui. Il est aussi l'affirmation d'une énergie littéraire dont la Caraïbe serait le creuset. Méditerranée tropicale ouverte à tous les métissages, dans toutes ses langues d'élection : créole, français, espagnol, anglais.
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s?urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance. "
Ces poèmes mêlent la musique, le soleil et les soifs qui font de l'archipel caraïbe le lieu de tous les possibles. Daniel Maximin en exprime l'essence et chante les cultures des Antilles, qui sont à la fois fidélité aux racines et désir passionné de s'ouvrir à l'autre et à l'ailleurs. Biographie de l'auteur Daniel Maximin, né à la Guadeloupe, est poète, romancier et essayiste. Il est notamment l'auteur de trois romans parus au Seuil: L'Isolé Soleil ( 1981 ), Soufrières ( 1987 ), L'Île et une nuit ( 1996 ), d'un récit autobiographique, Tu, c'est l'enfance ( Gallimard, 2004 ), et d'un essai, Les Fruits du cyclone, une géopoétique de la Caraïbe ( Seuil, 2006 ).
Résumé : Empruntant ses illustrations à l'histoire et à la géographie, à la littérature, à la musique, aux arts visuels, comme aux motifs et figures du quotidien, Daniel Maximin propose une géopoétique personnelle de sa Caraïbe natale : une genèse de ses identités, une cartographie de ses singularités. De Cuba aux West Indies, de Haïti aux Antilles, c'est " un archipel d'îles-roseaux nées de la résistance aux chaînes, pliées sans rompre sous les ouragans géographiques et les cyclones de l'histoire. Par la voix de tous ses conteurs et danseurs, paysans et architectes, couturières et cuisiniers, musiciens et poètes, la Caraïbe le proclame depuis quatre siècles après le déluge dont elle a émergé : " nous ramassons des injures pour en faire des diamants ", pour elle et pour tout l'homme. "
Comment aimer l'Europe sans connaître son histoire ? Comment la juger sans la comprendre ? En l'expliquant simplement, on se rend compte que ce n'est pas plus compliqué que l'organisation d'un Etat. En la racontant depuis ses origines lointaines, on peut même se laisser émerveiller par cette histoire où la culture, l'humanisme et la beauté arrivent à étouffer le bruit des guerres. Volontairement optimiste, La Merveilleuse Histoire de l'Europe veut revenir aux racines de l'institution et remettre les idéaux originels au coeur du sujet. Sous La direction de Jean-Louis de Valmigère, avec la collaboration d'universitaires et spécialistes, celle des Jeunes Européens et des illustrateurs de l'Hear (Haute Ecole des Arts du Rhin), cet ouvrage raconte l'Europe depuis ses origines - celle de l'Empire romain, voire de la mythologie -jusqu'à aujourd'hui.
A l'institut St Mary, les historiens n'étudient pas seulement le passé, ils le visitent. La jeune historienne docteur Madeleine Maxwell et son équipe ont finalement récupéré de leurs blessures et la vie reprend tranquillement son cours à l'institut... jusqu'aux prochaines catastrophes. Prise au piège dans le grand incendie de Londres, puis piégée aux Thermopyles, Max doit lutter pour remettre l'Histoire sur les rails. Et éviter de voir le monde occidental bouleversé. Mais il va d'abord falloir passer la " fête de St Mary ", qui promet de très mal finir pour tout le monde. Une seule chose est certaine, rien n'est jamais " tranquille " à St Mary !
L'histoire de Nikola Stankovic et celle de tout un pays détruit par la guerre. Dans la banlieue de Bruxelles, une jeune femme est retrouvée sans vie dans son appartement, criblée de coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, dernière personne que la victime a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier d'artiste. Malgré ses airs d'enfant perdu, Niko est un graffeur de génie, que l'on surnomme le Funambule et qui émaille les rues de Bruxelles de fresques ultra-violentes. Muré dans le silence, le jeune homme nie tout en bloc et ne répète plus qu'une seule phrase : c'est pas moi. Si la force de Niko réside dans son mystère, les personnages clés de ce roman sont incarnés par Philippe Larivière, l'avocat de Nikola et Pauline Derval, la directrice de l'Etablissement de défense sociale, qui va garder le jeune homme en observation pour quelques semaines. Ces deux professionnels rompus à l'exercice ont beau voir que tout accuse Niko, aucun des deux ne peut y croire. Ils vont devoir suivre leur instinct et laisser venir l'histoire. La vraie, celle de Niko et celle de tout un pays détruit par la guerre.
Regroupe des cartes postales du début du XXe siècle autour de cinq chapitres : en baie de Seine, autour de la Touques, sur les falaises des Vaches noires, de l'estuaire de la Dives à l'embouchure de l'Orne, et la vie quotidienne et l'art de vivre.