Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Elégies
MAXIMIEN
BELLES LETTRES
33,00 €
Épuisé
EAN :9782251339689
Maximien est un poète bien mystérieux et fuyant, à l'image de son oeuvre en perpétuel mouvement. Les six élégies qui nous sont parvenues, datées le plus souvent du début du VIe siècle, se présentent d'abord comme une vaste déploration sur l'insoutenable vieillesse qui accable le poète et sur l'amour déçu. Mais cette poésie cultive aussi une veine profondément ludique, incarnée notamment par la cinquième élégie, qui réécrit une scène de fiasco ovidienne et présente la laudatio funebris parodique du sexe défaillant du poète. De la déploration funèbre au pastiche savoureux, on chercherait en vain une unité réelle dans cette poésie "baroque". Le lecteur y découvre plutôt l'habile souplesse d'un poète dont l'êthos multiple donne des visages inconciliables à la poésie. Pour mettre en perspective la valeur littéraire, ainsi que la portée anthropologique et idéologique des Elégies de Maximien, le présent volume propose une traduction commentée de pièces poétiques importantes qui n'avaient pas, jusqu'alors, fait l'objet d'une traduction française publiée : l'Appendix Maximiani et l'Epithalame pour Maximus d'Ennode de Pavie.
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s?urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance. "
En quatrième de couverture de son précédent ouvrage de Maximine, Un Cahier de pivoines, figurait cette éclairante réflexion de l'écrivain Paul de Roux (Gallimard) : "De nos jours, dans la filiation conjuguée de Louise Labé et d'Edith Piaf, se fait entendre une voix tout à tour passionnée ou plaintive, dont l'un des mérites est de se ficher éperdument des modes littéraires." L'écriture de Maximine est ainsi : aussi virtuose et élégante que Louise Labé, aussi puissante et émouvante qu'Edith Piaf. Le grand poète Jean Mambrino définit avec non moins de bonheur la tonalité du nouveau livre de Maximine : "Maximine sait que les fleurs et les arbres transmettent des messages sans cesse renouvelés qui nous concernent directement. Après les pivoines et les lilas, ce sont ici les sapins sévères qu'elle dresse devant nos yeux, comme des gardiens irrécusables. Les vifs octosyllabes ralentissent un peu leur pas, jusqu'à l'immobilité d'une contemplation urgente. Le chant se fait plus grave, et parfois douloureux, malgré des souvenirs d'enfance qui introduisent une paix dans la solitude austère des monts vêtus de neige. Tout est prêt alors pour la vision d'un autre monde : "O refus des assauts du blanc ! / On dirait les morts enlisés / - Lentement ils se sont levés - / Qui marcheraient vers les vivants"." Les poèmes d'Un cahier de pivoines donnaient une centaine de croquis de pivoines, "prises sur le vif", de leur naissance à leur splendeur et à leur décadence, qui figuraient tout le mystère de notre destinée. C'est ici un ensemble de textes en l'honneur des sapins de son enfance jurassienne. Arbres austères, rigoureux, processionnaires, mais aussi insolents, irréductibles au froid et à la solitude, accueillants aux loups et aux maquisards. Le "front des sapins" est ainsi ligne de front, comme front altier, ou front d'oser l'impossible. Toujours la même dure leçon de vie et de résistance que nous livrait Maximine dans un entretien paru en 1992 : "Nos vies nous sont données, et reprises. Des êtres qu'on aime s'en vont. C'est très simple. C'est atroce. C'est l'ombre noire et l'hiver glacé qu'on ne peut plus prendre "à la légère". Mais la poésie nous aide à nous battre, à vivre "contre" la mort. (...) Le "message" est donc bien d'espoir, pas facile certes, mais assez fort pour qu'une joie passe : "Foi temporaire"."
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s?urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance."
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.