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POUR UN REENCHANTEMENT DU MONDE - UNE INTRODUCTION A CHESTERTON
MAXENCE PHILIPPE
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9782884820400
Tout le monde a entendu parler de Chesterton, du Chesterton de L'Homme éternel, d'Orthodoxie, des aventures du Father Brown. Son nom résonne comme celui d'un classique, d'un grand homme, une grande figure littéraire et religieuse de l'Angleterre. Trop connu Chesterton? Plutôt mal connu ou connu sous un aspect seulement de son ?uvre, constamment rééditée, mais qui n'est qu'une infime partie d'un corpus gigantesque, multiforme - l'homme fut critique littéraire, journaliste, philosophe, romancier, poète - à la mesure du physique de l'auteur, qui disait en souriant, n'était plus que rondeur... Comment ne pas se perdre devant une telle profusion? En allant au centre de la pensée de Chesterton, au cour de son être. Ce c?ur qui donne sens à toutes les parties, c'est selon Philippe Maxence cet esprit d'enfance qui habitait Chesterton, et qu'il voulait redonner à l'homme moderne, au chrétien "adulte", trop sûr de sa science. Enfance, innocence, pureté, vérité; en déployant dans son ?uvre les facettes multiples du paradoxe de la foi, Chesterton veut remettre le monde à l'endroit et nous faire redécouvrir, à l'instar de la "petite voie" de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, le caractère extraordinaire des choses ordinaires.
Dans ce très beau livre qu'est Histoire de dix ans, Jean-Pierre Maxence (1906-1956) ne donne pas un recueil de mémoires, mais plutôt un ouvrage d'"humeur", chronique fidèle de sa désillusion progressive sur le sort de la France, qui prend la forme d'une sorte de long "billet" très personnel où sont abordés tous les aspects de la vie française entre 1927 et 1937: politique intérieure comme extérieure, économique comme sociale et, surtout, vie culturelle éblouissante de la France d'alors, que l'auteur fait revivre "de l'intérieur" avec un incontestable talent. Ainsi défilent des noms devenus mythiques (Colette, Maritain, Gide, Maurras, Péguy, Bernanos, Blanchot), que Jean-Pierre Maxence évoque avec une familiarité toute naturelle sous sa plume et qui, cependant, nous semble relever d'une sorte de temps légendaire, ou peu s'en faut. L'ouvrage, achevé en novembre 1938, est largement dominé par deux thèmes majeurs. Premièrement le relèvement français et européen consécutif à la fin de la Première Guerre mondiale, les"années folles" en quelque sorte, ainsi que la marche, qui peut sembler inéluctable, vers un nouveau conflit entre la France et l'Allemagne. Le deuxième thème qui court tout au long de l'ouvrage, et qui lui confère une grande partie de sa cohérence et de son unité, est la condamnation du capitalisme et, plus largement, de la société "libérale". Témoin privilégié de la faillite morale, intellectuelle, politique, économique et sociale d'une certaine forme de pensée "bourgeoise" élaborée tout au long du XIXe siècle, Jean-Pierre Maxence est en cela très proche des préoccupations et des débats actuels, et peut même être considéré comme une sorte de représentant avant la lettre du mouvement altermondialiste. Heureuse époque où d'autres voies que celles du capitalisme ou du socialisme pouvaient être évoquées sans se heurter à l'omerta de la pensée unique!
Le coffret réunit 3 éditions à succès parues ces dernières années dans la collection des 100 : Les 100 dates clés de l'histoire de France Les 100 lieux qui ont fait la France Les 100 inventions qui font la fierté de la France Ces ouvrages ont pour dénominateur commun l'histoire et en particulier celle de la France. Certaines dates, lieux et inventions sont des marqueurs essentiels qui ont jalonnés notre culture et aboutis à notre présent. Les auteurs les ont sélectionnés, racontés et commentés en privilégiant ceux qui ont eu une incidence fondamentale sur le cours de notre Histoire. Ce coffret constitue le cadeau idéal pour faire plaisir à notre entourage amoureux d'histoire.
Résumé : Beaucoup connaissent Olave à travers les nombreux ouvrages qui sont consacrés à Robert Baden-Powell tant elle fut indispensable à son époux comme au mouvement. Aucune biographie n'existait encore en français. Bien qu'il fût sans doute exaltant de vivre à l'ombre d'un géant et de lui consacrer sa vie, il était temps d'amener un peu plus à la lumière une telle personnalité. Olave, jeune femme peu conformiste, naturelle et sportive, épouse à 23 ans un général en retraite de 55 ans. Ils auront trois enfants qui reçoivent une éducation à la fois riche et libre, bien que souvent sacrifiée par une mère éperdument dévouée à son couple et à la cause du scoutisme. Très tôt, la timide jeune femme a pris en main le scoutisme féminin pour conduire son essor d'abord en Angleterre, puis dans le monde entier, aux côtés de son époux bien-aimé. Sur près d'un siècle (1889-1977), cette âme forte s'est battue contre les conformismes de son époque et le modèle de la femme victorienne qu'elle détestait, et elle a su trouver le moyen de faire fructifier sa vraie nature et d'incarner toute l'histoire du guidisme. Sans prétendre aller jusqu'aux recoins de son âme, Philippe Maxence, avec une grande fidélité historique, se lance dans un fabuleux jeu de piste à la découverte d'une inconnue fascinante nommée Olave... Journaliste et écrivain, Philippe Maxence a consacré plusieurs ouvrages à l'univers anglo-saxon (G. K. Chesterton, C. S. Lewis, l'Irlande). Il est l'auteur de la première biographique en langue française consacrée à Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.