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Les dérives de l'Etat postcolonial en République démocratique du Congo
Mawanzi Manzenza Thomas
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343144757
L'Etat, en tant qu'institution sociale, ne s'impose dans la réalité qu'à travers les pratiques des acteurs qui l'incarnent et à qui il prête sa force coercitive pour réaliser les objectifs d'intérêt général. Seulement, ces acteurs se retrouvent souvent au cceur de crises politiques dont les enjeux redéfinissent la nature et les missions de cet Etat. Cet ouvrage, en analysant les structures sociales qui déterminent, par leurs particularités, les pratiques des acteurs politiques, montre que les crises qui ont secoué la République démocratique du Congo, loin d'être fortuites, font partie des stratégies politiques auxquelles recourent les autorités dirigeantes pour, non seulement prolonger leur règne politique, mais aussi pour affaiblir l'Etat afin de le convertir en un instrument de prédation des ressources nationales. Cette prédation n'est pas l'apanage des autorités politiques nationales, et profite largement aux anciennes puissances coloniales, signataires de l'Acte général de Berlin de 1885. Car ces dernières, recomposées dans les sociétés multinationales avec certaines puissances émergentes, s'abritent derrière les pratiques de la coutume internationale pour non seulement piller les ressources naturelles de la République démocratique du Congo, mais aussi exclure l'application effective du droit international dans cet Etat qu'elles considèrent implicitement comme un Etat international. Ce sont toutes ces stratégies de prédation sous la bannière ambiguë d'un Etat souverain et international qui ont été analysées dans cet ouvrage.
La justice transitionnelle est sans juges ni tribunaux ; mais grâce à elle, les sociétés démocratiques apprennent à affronter la part sombre de leur histoire. Ses objectifs ultimes consistent à faire la vérité sur les sales guerres menées par les princes contre leur population pour se donner une chance de reconstruire une société plus juste et plus équitable. La RD Congo post-conflit en use au cours de sa transition politique issue de l'Accord Global et Inclusif de Sun City. L'idée de mettre en place une Commission Vérité Réconciliation procédait de la nature particulièrement délicate de la gestion de l'après-guerre en RD Congo en termes de paix. Cette gestion obligeait à regarder, en les repensant, les expériences des autres peuples, en même temps qu'elle exigeait des autorités de la transition un réel sens de justice et surtout une vraie capacité de panser toutes sortes de blessures et de plaies dues aux affres d'un tel contexte.
Promoteur d'une vaste réflexion critique sur l'humanisme et le devenir de l'homme africain, Jean-Marc Ela (1936-2008), sociologue, théologien et philosophe camerounais, tente de renouer, à travers l'histoire récente des missions chrétiennes en Afrique, un nouveau dialogue entre le christianisme, le génie culturel et la vie de la communauté politique. Pour y parvenir, il scrute, non pas du seul point de vue de l'histoire, où le passé trouble de la rencontre de l'Afrique avec l'Occident plonge ses racines, mais en particulier dans la banalité du quotidien concret, où "la douleur noire" indicible refait surface et jette le discrédit sur la crédibilité de l'Evangile de libération. C'est sur ce fond que l'auteur du présent essai entreprend la reconstruction de la raison critique qui traverse la pensée politique de J.-M. Ela dans une perspective humaniste. Au-delà du désir de réappropriation de soi et de revendication de la libération des peuples opprimés de la servitude, l'assujettissement et la prise en otage de certains pays d'Afrique actuelle relèvent indéniablement des structures politiques et économiques systémiques, ainsi que de la seule volonté des maîtres venus d'ailleurs et de leurs caporaux, animés avant tout par l'idéal de conquête d'hégémonie, de mondialisation, de mainmise et de pouvoir de domination. Quelles perspectives d'avenir en Afrique ?
A travers l'histoire, deux génocides ont touché le peuple congolais : l'un lors de la guerre provoquée par le régime rwandais de Paul Kagame, l'autre à la période coloniale, à cause de l'exploitation du caoutchouc ordonnée par Léopold II. L'auteur propose, à travers cet ouvrage, un état des lieux de ces périodes. Il choisit d'étudier tant le rôle et les réactions de la communauté internationale que les stratégies et modes opératoires mis en place par ces régimes. D'autre part, il se penche également sur les répercussions historiques et sociales de ces évènements qui ont bouleversé l'avenir d'un peuple.
Dans cet ouvrage, Denise Angotako Mawanzo s'intéresse à un phénomène multidimensionnel, ancré dans des inégalités de genre, des contextes de vulnérabilité, tels que les grossesses précoces et les conflits armés, et un faible soutien institutionnel. Elle y analyse les stratégies de réintégration scolaire mises en oeuvre par les filles ayant interrompu leur parcours éducatif et évalue l'évolution des politiques éducatives congolaises en matière d'inclusion scolaire, notamment à l'égard des mères célibataires ayant décroché. A travers une lecture interdisciplinaire des défis de scolarisation des filles, elle cherche à éclairer les acteurs éducatifs sur les mécanismes susceptibles de favoriser une réintégration durable, contribuant ainsi à la promotion de l'égalité de genre dans l'éducation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.