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MAURICE BARRES
STERNHELL/
COMPLEXE
8,54 €
Épuisé
EAN :9792870271642
Les trois volumes La France entre nationalisme et fascisme ont résonné tels un coup de tonnerre dans le monde des historiens. Leur idée maîtresse : non seulement la France a été, des années 1880 à l'entre-deux-guerres, profondément imprégnée d'idéologie fasciste, mais la pensée fasciste trouve sa source au coeur même de la patrie des droits de l'homme. Le tome premier Maurice Barrès et le nationalisme français montre le rôle essentiel de ce brillant homme de lettres, d'abord socialiste, puis nationaliste, dans la naissance d'une véritable doctrine préfasciste à l'occasion de l'affaire Dreyfus. La démonstration est poursuivie et élargie dans le second volet, La Droite révolutionnaire : les origines françaises du fascisme qui montre l'extension progressive, dès avant 1914, de ces conceptions dans le monde politique et intellectuel. Enfin, le dernier tome Ni droite, ni gauche : l'idéologie fasciste en France s'attache au phénomène fasciste lui-même, que la crise économique a permis de faire parvenir à maturité, et ce, contrairement aux idées reçues, en France plus tôt qu'ailleurs.Ces analyses iconoclastes, mais rigoureuses et novatrices, éclairent d'un jour nouveau les origines du régime de Vichy, dont elles révèlent les racines profondes. --Thomas Ferrier
Les trois volumes La France entre nationalisme et fascisme ont résonné tels un coup de tonnerre dans le monde des historiens. Leur idée maîtresse : non seulement la France a été, des années 1880 à l'entre-deux-guerres, profondément imprégnée d'idéologie fasciste, mais la pensée fasciste trouve sa source au coeur même de la patrie des droits de l'homme. Le tome premier Maurice Barrès et le nationalisme français montre le rôle essentiel de ce brillant homme de lettres, d'abord socialiste, puis nationaliste, dans la naissance d'une véritable doctrine préfasciste à l'occasion de l'affaire Dreyfus. La démonstration est poursuivie et élargie dans le second volet, La Droite révolutionnaire : les origines françaises du fascisme qui montre l'extension progressive, dès avant 1914, de ces conceptions dans le monde politique et intellectuel. Enfin, le dernier tome Ni droite, ni gauche : l'idéologie fasciste en France s'attache au phénomène fasciste lui-même, que la crise économique a permis de faire parvenir à maturité, et ce, contrairement aux idées reçues, en France plus tôt qu'ailleurs. Ces analyses iconoclastes, mais rigoureuses et novatrices, éclairent d'un jour nouveau les origines du régime de Vichy, dont elles révèlent les racines profondes. --Thomas Ferrier
La déliquescence dans nos sociétés et nos organisations politiques des valeurs universelles que nous devons aux Lumières "franco-kantiennes" ne procède pas de la génération spontanée. Dès le XVIIIe siècle et tout au long des deux cents dernières années s'est édifiée une autre tradition - une autre modernité. Sur une argumentation similaire, elle a fait la guerre aux Lumières. L'une des raisons de la cohérence interne de cette pensée qui s'en prend aux Lumières tient au fait que tous ses hérauts se lisent les uns les autres avec une grande attention. Pour l'historien des idées, leur ?uvre constitue un matériau premier, mais en même temps ils sont chacun à son tour interprètes de la pensée de leurs prédécesseurs, historiens des idées, critiques de la culture, philosophes politiques et aussi publicistes de renom. Taine écrit longuement sur Burke et Carlyle, Meinecke consacre de longs développements à Burke et une centaine de pages à Herder, pour Renan Herder est le "penseur-roi", Maistre suit Burke et est lui-même suivi par Maurras, Sorel attaque lesLumières avec la même hargne que Maurras, Croce lit Vico avec le même enthousiasme que celui avec lequel Meinecke se penche sur Herder. Le concept de l'imperméabilité des cultures de Spengler poursuit et développe la pensée de Herder. Isaiah Berlin écrit avec un ravissement semblable sur Vico et Herder et subit l'influence de Meinecke. Il attaque d'une manière comparable les Lumières françaises et, en produisant sa propre version de leur ?uvre, ajoutedans la seconde moitié du XXe siècle un nouveau maillon à la culture politique des anti-Lumières. Avec la rigueur et l'esprit méthodique qu'on lui connaît, le grand historien israélien Zeev Sternhell établit avec précision une généalogie convaincante des anti-Lumières (ou des contre-Lumières, si l'on préfère). Ce faisant, il éclaire les enjeux de notretemps tant il est vrai que les maux contre lesquels ont combattu les Lumières sont de tous les temps. Pour éviter à l'homme du XXIe siècle de sombrer dans un nouvel âge glacé du conformisme, la vision prospective créée par les Lumières d'un individu maître de son présent, sinon de son avenir, resteirremplaçable.
Rarement livre aura à ce point été au coeur de tous les grands débats politiques et intellectuels depuis sa parution en 1983. Le Journal of Modern History constatait que « peu nombreux sont les livres consacrés à l?histoire de l?Europe qui ait provoqué un choc et une controverse comparable ». Depuis lors, malgré la virulence du front du refus opposé dès sa parution par des historiens de Sciences Po, il a fait l?objet de nombreuses rééditions, chaque fois enrichies de nouveaux matériaux, et il s?est imposé comme une des références majeures pour l?histoire du fascisme et de la catastrophe européenne du XXe siècle. De quoi s?agit-il? René Rémond, avec son schéma des trois droites en France (légitimiste, orléaniste,bonapartiste) a convaincu des générations entières que la France avait été, par sa culturerépublicaine, rationaliste, universaliste et humaniste, immunisée contre le fascisme, en sorte que le régime de Pétain, appuyé sur l?Action française, était un ultime sursaut de la droitelégitimiste.Zeev Sternhell fait exploser littéralement ce mur de l?oubli. D?abord, en révélant, dès le XIXe siècle, l?existence en France d?une droite révolutionnaire, organiciste, particulariste,irrationalisme, antidémocratique et antihumaniste (La Droite révolutionnaire 1885-1914. Les origines françaises du fascisme, Folio histoire n°100). Ensuite, en révélant combien ces racines françaises du fascisme se développent particulièrement dans les années trente, au cours desquelles la révolte intellectuelle contre la République et la démocratie contamine nombre des plus grands esprits, qui, pour la plupart, après des mois, voire des années d?hésitation, rejoindront la Résistance. On ne voudra retenir de leur parcours que ce dernier engagement, afin d?accréditer l?idée que Vichy aurait été un accident de parcours, un accès de fièvre passager. Or, montre Zeev Sternhell, Vichy, régime à beaucoup d?égards plus brutal et sanguinaire que le fascisme italien, est un pur produit de l?histoire nationale, dont l?essence se trouve dans cette droite révolutionnaire qui réussit à légitimer chez les meilleurs esprits l?idée qu?il fallait rejeter la démocratie et inventer une autre forme de communauté nationale. Avec le temps, l?ouverture des archives ou la lecture de textes qui étaient pourtant sous les yeux des historiens français, les thèses de Sternhell l?ont emporté. Mais il n?y eut jusqu?à la justice qui ne s?en mêlât, d?aucuns n?appréciant pas que leurs écrits resurgissent(célèbre entretien avec Hitler présenté comme une force de paix en 1938 par Bertrand de Jouvenel), eux qui, profitant de la Guerre froide, s?étaient reclassés en penseurs de la droite modérée et libérale, pilier idéologique de l?Institut des sciences politiques.
De toutes les grandes idéologies du XXe siècle, la fasciste est la seule à naître avec le siècle. Troisième voie entre le libéralisme et le socialisme marxiste, elle propose une autre solution aux problèmes que posent la révolution technique et la révolution intellectuelle à la société européenne du tournant du siècle. Cette idéologie a nourri un projet non conformiste, avant-gardiste et révolutionnaire, capable de monter à l'assaut de l'ordre établi et de concurrencer efficacement le marxisme dans l'esprit et la faveur des intellectuels aussi bien que des masses. Le berceau du fascisme, c'est en France qu'on le trouve, dans le nationalisme intégral, la droite révolutionnaire, mais aussi le révisionnisme révolutionnaire sorélien, composante première du fascisme. Lancé en France, le révisionnisme révolutionnaire devient en Italie une force intellectuelle, politique et sociale. Alliés aux nationalistes et aux futuristes, les révisionnistes révolutionnaires italiens trouvent, en été 1914, les troupes, les conditions et le chef qui leur permettront de transformer en force historique la longue incubation intellectuelle commencée au début du siècle.
Sebastian Haffner est né à Berlin en 1907. Emigré en Angleterre en 1938, il y publie en 1940 son premier livre "Germany: Jecky and Hyde", puis poursuit une carrière de journaliste, notamment à l'Observer. Rentré en Allemagne en 1954, il y publie plusieurs livres sur l'histoire contemporaine allemande, qui trouvent un très large public. Son livre le plus célèbre: "Un certain Adlf Hitler" (Grasset) a fait à l'époque un bruit immense. Ses souvenirs de la période 1914-1933, retrouvés à sa mort en 1999 et publiés en 2000, sont un best-seller en Allemagne depuis plusieurs mois.
Lundi 22 octobre 1962, Kennedy révèle publiquement l'existence de bases soviétiques à Cuba et somme l'Union soviétique de retirer ses fusées nucléaires de l'île. Immédiatement, 98 unités navales américaines (dont 8 porte-avions) et 78 escadrilles sont déployées; 100 000 soldats sontconcentrés en Floride; Cuba est "mis en quarantaine". Kennedy et Khrouchtchev paraissent tous deux déterminés à ne pas reculer. Le monde est au bord de la guerre nucléaire.Replaçant les événements dans le contexte politique et psychologique de l'époque, Claude Delmas nous donne ici une analyse minutieuse de cette crise qui commence en avril 1961 avec la tentative avortée du débarquement d'exilés cubains (organisés par la CIA) dans la baie des Cochons et qui ne sera véritablement terminée qu'en janvier 1963 lorsque, après le démantèlement par les Soviétiques de leurs engins nucléaires de Cuba, Kennedy retirera les fusées américaines "Jupiter" de Turquie. Cette crise qui restera dans l'histoire comme la plus grave de l'après-guerre sera en même temps le "dernier round de la guerre froide". Elle aura marqué un moment historique extrêmement important à quatre points de vue au moins: l'affrontement, avec menaces nucléaires, des États-Unis et de l'URSS; les relations entre un pays d'Amérique centrale et les États-Unis; la rivalité entre l'URSS et la Chine pour patronner (ou s'approprier) la révolution castriste; l'insertion de Cuba dans l'ensemble soviétique et son rôle dans le mouvement des "non-alignés".