Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PELERINS DE VIE HUMAINE. AUTOBIOGRAPHIE ET ALLEGORIE NARRATIVE
MAUPEU PHILIPPE
CHAMPION
149,00 €
Épuisé
EAN :9782745317896
Aux XIVe et XVe siècles, l'autobiographie en langue vernaculaire trouve en l'allégorie narrative un mode d'exposition privilégié. Le je, songeur et narrateur, y occupe une place centrale, foyer d'une rétrospection proprement subjective et réflexive. Cette alliance passagère de l'écriture de soi et de l'allégorie suscite des tensions que cristallisent les deux Pèlerinage de vie humaine de Guillaume de Deguileville (1330 et 1355) : l'indécision permanente qui entoure le statut du sujet rhétorique dans la seconde rédaction, entre figure individuelle et générique, brouille la visée du texte et les catégories formelles de l'allégorie. En s'emparant du modèle narratif et éthique du pèlerinage de vie humaine, des auteurs laïcs (Thomas de Saluces, Philippe de Mézières, Jean de Courcy, Olivier de la Marche, Octovien de Saint-Gelais), expérimentent à leur tour les rapports ambigus et paradoxaux que le je-écrivant entretient avec la figure du pèlerin. L'autobiographie allégorique n'aura finalement trouvé son équilibre qu'avec Christine de Pizan, dans ce dispositif dialogique hérité de Boèce où l'expérience personnelle s'articule à une Philosophie générale de l'Homme. Il ne s'agit pas ici de reproduire le scénario d'une "émergence du sujet médiéval" entre 1300 et 1500 : ce serait sous-estimer tout à la fois les persistances de la topique et la force d'attraction et de déportement à laquelle le récit expose le je-narrateur. Dans ces romans allégoriques que sont le Chevalier errant de Thomas de Saluces et le Séjour d'Honneur d'Octovien de Saint-Gelais, la première personne s'aventure aussi, sous le manteau du pèlerin de vie humaine, sur les voies de la fiction.
Résumé : Dans votre couple, au travail ou dans votre entourage proche, vous pensez avoir affaire à un menteur chronique. Avant de vous acharner à le démasquer, prenez le temps de la réflexion : ne feriez-vous pas vous-même un excellent menteur ? Explorons la psychologie de votre " persécuteur " : pourquoi ment-il ? Comment savoir s'il ment ? Est-ce anodin ou pathologique ? C'est décidé, vous ne vous laisserez plus piéger ?.
Qu'elle soit peinte, graphique, photographique, filmique, l'image semble entretenir aujourd'hui des relations privilégiées avec le récit autobiographique, dont elle contribue à redéfinir les contours. Si la photographie, écrit Daniel Grojnowski, est bien "médiatrice de fable", le rapport de celle-ci à la vérité est toujours problématique, et l'on sait combien Christian Boltanski ou Sophie Calle ont joué de cette indécision. Reflet, projection ou invention de soi, l'image (photo)graphique oscille entre expérience réflexive et échappée vers la fiction. Nous proposons de ré-ouvrir ces questions dans une perspective chronologique large — du Moyen Age à nos jours — et d'explorer dans la diversité des époques, des médiums et des techniques — du journal manuscrit au cinéma — les extensions et limites du territoire autobiographique et les modalités, usages et finalités du récit-en-images de soi. A l'aune des constructions rhétoriques passées, il s'agit de penser les conditions d'un nouveau "pacte autobiographique" et d'élaborer, dans cet empire de la visibilité médiatique que nous connaissons aujourd'hui, de nouvelles (dé)constructions identitaires.
Résumé : Ni compacte ni dispersée, la ville creuse, imaginée ici, se construit au seul voisinage d'une boucle de tramway doublée d'une rocade routière protégée. Elle dessine ainsi un chapelet de quartiers mixtes et conviviaux autour d'un grand creux de verdure. Puis elle peut croître sans perdre ses atouts en ajoutant de nouvelles boucles. Le chiffrage de ses formes et flux révèle les qualités étonnantes liées à ses trois principes : densités contrastées, généreuses et attractives ; proximités favorables à la marche et au vélo ; circulations motorisées des biens et des personnes consommant très peu d'énergie, d'espace et de revenus... Pour garantir à tous un accès " durable " à tous les lieux fréquentés d'une " vraie " ville ; pour assainir son marché foncier et celui de l'emploi ; et bien d'autres bonnes choses ! Parce qu'elle se gère avec facilité, qu'elle croît en prenant soin du milieu naturel et qu'elle " enrichit chacun de ce dont il n'a plus besoin quand il l'habite ", la ville creuse peut se voir comme la composante matérielle d'une ville " durable " ou " soutenable ". Nuls verrous techniques ou économiques. Sa faisabilité suppose surtout une gestion cohérente et globale des sols, que pourraient induire en partie l'outil fiscal et la conception sobre des infrastructures qui les valorisent. Solution ouverte sur bien des thèmes, la ville creuse voudrait nous laisser un sentiment de liberté et d'espoir face à l'amoncellement déprimant des défis majeurs, locaux ou globaux. Elle nous invite à inventer, à dessiner, à nous organiser aux bonnes échelles... Afin qu'il soit toujours possible de nous trouver " un creux où installer nos vies ". Marc Wiel explique en postface ce qui lui paraît innovant ou difficile dans les principes de la ville creuse, et rappelle l'utilité d'une telle approche pour le débat nécessaire sur l'urbanisme de demain.