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La théorie de l'Etat de Carré de Malberg
Maulin Eric
PUF
28,50 €
Épuisé
EAN :9782130536079
L'?uvre de Raymond Carré de Malberg (1861-1935) est justement reconnue, en France, aujourd'hui, comme l'une des contributions majeures à la théorie du droit constitutionnel et à la théorie de l'Etat. Elle n'a cependant pas fait l'objet d'une lecture d'ensemble, la remplaçant tout à la fois dans son contexte et dans la perspective du dessein de son auteur. C'est à cette double tâche que s'attelle le présent ouvrage, qui cherche à restituer, par delà la variété des expressions, la trame des quelques principes simples, des quelques idées fondamentales structurant la pensée malbergienne. Il importait dès lors de relier la pensée de l'auteur au fonds des lectures qui la rendent possibles. La lecture des publicistes allemands, de Laband Jellinek, Gierke ou Jhering, fut déterminante pour la formulation du grand principe qui traverse son ?uvre : la souveraineté nationale. C'est dans la doctrine allemande de l'autolimitation que Carré de Malberg trouve la plus forte expression du processus " d'immanentisation " du droit, dissocié de toute justification transcendante, qui convertit l'institution originaire, ici la souveraineté du monarque mais ailleurs celle du peuple, en compétence dérivée de la Constitution, et rabat ainsi la problématique de la légitimité sur celle de la légalité. C'est aux constituants français de 1789-1791 qu'il en impute cependant la paternité, à travers le principe de la souveraineté nationale. Cette analyse de l'origine et la genèse de la pensée malbergienne permet de mieux comprendre le positivisme de l'auteur, dont l'expression principale consiste à repenser la problématique d'une légitimité, déchue de la sphère des justifications transcendantes, dans l'ordre de la légalité qui l'absorbe. La réduction de la souveraineté nationale à l'ordre de ses productions organiques, l'inflexion du pouvoir constituant par sa fonction en pouvoir constitué par son origine, sont les principales expressions d'une intégration de la légitimité dans l'ordre de la légalité. Cependant Carré de Malberg n'en reste pas là, mais démontre que si l'ordre de la légitimité peut ainsi être rabattu sur celui de la légalité, ce n'est que parce que, d'un autre côté, la légalité est élevée au rang de la légitimité. Telle est bien la signification de la définition de la loi comme expression de la volonté générale, dont le double génitif exprime à la fois un principe de légitimité et un principe de légalité.
Résumé : L'effacement des grandes normes religieuses et politiques nourrit le mythe d'une société peuplée d'individus isolés, autonomes, indépendants les uns des autres. Ce contresens fonde une vision du progrès et de l'action publique de plus en plus centrée sur l'individu, sur l'"autoréalisation de soi", oublieuse des liens profonds que les personnes continuent d'entretenir les unes avec les autres. Ce livre montre que l'influence des autres sur la vie de chacun reste considérable. Elle continue à prendre le visage du conformisme, cette tendance à faire comme ceux dont nous voulons rester proches pour, précisément, ne pas nous retrouver coupés d'eux. Menacé par la désocialisation, l'individu contemporain est exposé comme jamais au besoin de suivre les autres, pour ne pas s'en trouver davantage éloigné. Cette "loi de grégarité" se vérifie dans la famille, mais aussi à l'école, sur les lieux de travail, dans les supermarchés ou encore dans les prisons. En envisageant les individus comme de purs atomes sans racines, les politiques contemporaines n'atteignent pas la société comme elles pensent le faire. Promouvoir la mixité sociale sans tenir compte des liens qu'elle brise peut alors s'avérer contre-productif.
Dans quelle mesure les vues qui viennent d'être rappelées sur l'Etat, sur le droit et ses règles, sur le système d'enchaînement unifiant de ces règles, trouvent-elles un point d'appui et rencontrent-elles leur confirmation dans les institutions du droit public français et dans les principes d'où ces institutions procèdent ? (...) Pour faire cette vérification, nous examinerons successivement, du point de vue de notre droit positif national, les deux questions suivantes : 1. Dans quelle mesure est-il vrai que les actes étatiques de chaque degré sont l'exécution d'un acte antérieur ? II. Dans quelle mesure est-il possible de dire des actes des divers degrés qu'ils créent chacun une règle ayant le caractère de droit nouveau par rapport au droit créé par des actes supérieurs ?
Les "cités sensibles" ne sont que la partie émergée d'inégalités territoriales et de discriminations urbaines infiniment plus générales. S'il est aisé de s'expliquer la formation de « ghettos pauvres » et de « ghettos riches », il est plus difficile de s'expliquer comment une société en est venue à cloisonner tous les espaces sociaux et à entretenir en son sein la guerre pour le territoire et le contrôle des positions. C'est cette France crispée, compartimentée et pour partie enfermée à l'intérieur d'elle-même que décrit Eric Maurin. Poursuivant son analyse des nouvelles inégalités, il envisage ici leur distribution sur le territoire comme un lecteur impitoyable de frontières sociales de plus en plus imperméables.
Souvent perçues - et convoitées - comme le noyau stable de la société, les classes moyennes sont en réalité le lieu où s'expriment les aspirations les plus intenses à l'ascension sociale et les craintes les plus aiguës face au déclin. La droite cherche traditionnellement à les enrôler dans ses combats contre l'Etat-providence et ses "assistés", tandis que la gauche rêve de les allier aux classes populaires dans une lutte commune contre les privilégiés et les ultra-riches; mais droite et gauche confondues ne manquent jamais de noircir le déclassement qui les frapperait indistinctement. S'appuyant sur un ensemble d'enquêtes inédites, ce livre passe ces idées toutes faites au crible et démontre comment les familles des classes moyennes ont su en réalité maintenir leur position tout au long de ces trente dernières années, au terme d'une lutte sociale sans merci pour les statuts professionnels les plus protégés, les quartiers de résidence les plus sûrs et les diplômes les plus recherchés.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.