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La traversée du désert de Mauriac
Maugarlone François-George
PG DE ROUX
17,00 €
Épuisé
EAN :9782363710147
François Mauriac, voilà un nom célèbre et déjà un malentendu... Une littérature qu'on cantonne volontiers aux histoires d'amours contrariées par la morale bourgeoise. Camus en fit, au contraire, le "Dostoïevski de la Gironde". Parce qu'il ne versait ni dans l'utopie ni dans le nihilisme, et ne croyait qu'au Christ à l'instar de l'auteur de Crime et Châtiment. François Mauriac traversa son siècle à l'inverse de Céline: en conservant cette distance avec les passions idéologiques qui consument. Eternellement cloué au pilori de sa lucidité politique, il dévisagea l'injustice sans céder pour autant aux sirènes de la vengeance. S'il a failli perdre la foi au spectacle de l'Holocauste et des persécutions antisémites, il demande la grâce pour Brasillach, son ennemi de toujours. A peine est-il couronné du prix Nobel qu'il s'insurge contre la répression coloniale au Maroc. En 1958, il a déjà dénoncé la torture en Algérie."Provincial" souvent plus perspicace que les grands philosophes de son temps, Mauriac n'aura cessé de se confronter à ses doutes et au mystère du destin. A l'heure de la "mort de Dieu", il incarne le tragique chrétien par excellence. Une évocation fervente et rare par l'auteur de A la rencontre des disparus.
Résumé : "Par sa clairvoyance, par l'étendue de son érudition, par ses qualités d'intuition et de raisonnement, par ses procédés inattendus, par son dévouement inlassable à la cause de la connaissance, François-George Maugarlone nous rappelle le seul homme qui jusqu'à lui était parvenu à reconstituer fragmentairement la méthode du maître : Isidore Beautrelet. François-George Maugarlone, c'est un Isidore Beautrelet au service de la phénoménologie existentielle". Justin Gallimard, commissaire principal en retraite.
Entre une préface de philosophie générale et des essais consacrés à quelques littérateurs, plus ou moins grands, quelle différence à première vue, quel disparate! Cependant qui lira avec soin ce recueil en saisira l'unité. En vérité, une seule et même question le soutient: que restera-t-il du XXe siècle? En particulier, le progrès des neurosciences ne laissera-t-il que des ruines du monument Freud?De ce siècle tragique François-George Maugarlone extrait quelques figures, celle par exemple de Robert Brasillach, cherchant à comprendre comment ce fin lettré en vint à hurler avec les pires loups nazis. Faut-il rendre Nietzsche responsable de certaines dérives?Par ailleurs, François-George Maugarlone insiste sur des auteurs qu'il juge significatifs et qu'il a connus personnellement, Cioran, Ionesco, Robbe-Grillet, Sartre dont il a célébré le centenaire au lycée de Laon devant une foule recueillie au souvenir de son éphémère citoyen d'honneur...Il termine sur un commentaire de l'histoire de France de Fernand Braudel, qui avait salué son Histoire personnelle de la France, laquelle a été prolongée par la Présentation de la France à ses enfants.
"Qu'as-tu fait de ta vie, pitance de roi?"demandeHenri Michaux sous le titre Ecce Homo. Je peux luiRépondre: j'ai vu de grands hommes, qui faisaient mieuxque des sauts de puce... Mon parrain le docteur Guttières, l'idéal du militant communiste. Mon maître José Lupin, l'idéal du professeur de littérature. Mon gourou Guy Debord, l'idéal du mystificateur terroriste, enfin, à la mie de pain.Et puis Sartre qui m'intronisa, jugeant mes sottisesdignes des siennes. Jankélévitch qui m'initia à la musiquedes sphères les plus transcendantales, comme Ionesco à latélépathie. Raymond Aron, assez indulgent pour ne pasm'en vouloir de l'avoir condamné comme Antémarx.Cioran, qui m'a apporté des oranges. Et d'autres encore, comme Fernand Braudel qui refusa de conclure à ma nullité.Nul ou pas, je leur devais, je crois, ces miettes demémoire."
Si agnostique que je sois, j'ai la faiblesse de croire à la valeur éminente du christianisme, en tant qu'il est religion de la victime. Mais, si l'Eglise catholique me fascine, par sa durée et surtout par sa productivité, je me sens incapable d'adhérer à ses dogmes - l'eucharistie, la virginité de la Mère de Dieu me paraissent des preuves de la psychanalyse (qui d'ailleurs en a besoin). C'est pourquoi, avec une insolence qui s'interpose, et quitte à surprendre le lecteur dans sa naïveté paisible, j'invite la sexualité à faire l'irruption incongrue qui répond à sa propre essence. A l'égard aussi de cette déesse inexorable qui contraint les pauvres humains à osciller de l'ascétisme à la pornographie, j'adopte le ton du sceptique, convaincu que plus sage est le vent , comme a dit Montaigne, et que salubre est le vent , comme a ajouté Rimbaud... . . François-George Maugarlone a déjà publié, chez Grasset, A la recherche des disparus (2004) et Retour à Merleau-Ponty (2007).
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".