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Une femme bourreau au XVIIIe siècle. Le "dossier Le Paistour"
Mauclair Fabrice
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782336548272
L'histoire est à peine croyable : à Lyon, de février 1747 à janvier 1749, une certaine Le Paistour est parvenue à exercer la terrifiante et "très virile" fonction de bourreau en se travestissant en homme. Qui se cache exactement derrière cette usurpatrice hors norme ? D'où vient-elle et quel a été son parcours avant d'arriver dans la cité lyonnaise ? Comment le pot aux roses a-t-il finalement été découvert et quelles décisions ont alors été prises ? Cette étude historique, conçue et présentée à la manière d'une enquête policière, apporte des réponses à toutes ces questions de façon précise et documentée. L'ouvrage permet en outre de plonger dans les tréfonds de la société et de la justice du XVIIIe siècle, en particulier dans l'univers inquiétant mais souvent fantasmé des criminels, des prisons, des exécutions publiques et des bourreaux.
La justice d'Ancien Régime véhicule bon nombre d'images négatives. Ainsi apparaît-elle très souvent dans l'imaginaire collectif comme impitoyable, expéditive, injuste et cruelle. Sans chercher à nier la réalité, cette étude propose un regard nouveau sur la justice en France avant la Révolution. En prenant pour cadre la Touraine (soit en gros l'Indre-et-Loire actuelle), elle remet en cause quelques poncifs et idées reçues. Pour ce faire, l'auteur aborde six thèmes répartis en deux grands ensembles : les cadres de la justice (les tribunaux en place, le personnel judiciaire, les lieux de justice) et les différentes activités judiciaires (la police, la justice non contentieuse et contentieuse, la criminalité et son traitement par les tribunaux). Au fil des pages, ce livre brosse ainsi un tableau complet de la justice en Touraine au temps des derniers " rois absolus ". Au moyen de courtes synthèses, de documents et d'encadrés variés, il propose aussi d'utiles mises au point sur des sujets aussi divers que l'emprisonnement, les bourreaux, la torture, la procédure criminelle, la peine de mort, les exécutions en place publique, la violence... Dans cet ouvrage de synthèse, destiné à un large public, Fabrice Mauclair offre le résultat de plusieurs années de recherches dans les archives judiciaires tourangelles du XVIIIe siècle.
Dès l'après-guerre, Dominique Mauclair entre en contact avec le monde du spectacle: avec le jazz, en jouant dans les caves de Saint-Germain-des-Prés, avec les théâtres et variétés, en tant que chroniqueur dans la presse spécialisée, avec le cirque en devenant responsable de la presse au Cirque français Napoléon Rancy. En 1958, il crée, avec Europe 1, le Gala de la piste, pour alimenter les caisses de soutien aux artistes de cirque. Pendant vingt-quatre ans, ce gala sera le rendez-vous de toutes les ? stars ? de la piste. En 1977, il lance le Festival mondial du cirque de demain puis devient président du cirque national français. Aujourd'hui, il se consacre à l'écriture, à la télévision et à la production de spectacles. Il a notamment publié Clowns et farceurs (Bordas), Un Jour aux cirques (Bordas), Planète cirque (éditions Balzac), Saltimbanco (Robert Laffont). Il est également l'auteur et le metteur en scène de ? Cuba cirque ?, tournée du cirque cubain en France, et consultant artistique pour le spectacle Mulan à Dysneyland-Paris. Pour la télévision, il est l'auteur de la série Les Enfants du voyage (Canal +, Arte et télévisions étrangères), de tous les films du Festival mondial du cirque de demain, et de Tian Huan, le nouveau cirque chinois (Arte, 1999).
Résumé : Parmi toutes les institutions judiciaires qui ont fonctionné en France avant la Révolution, les justices seigneuriales étaient sans nul doute les plus nombreuses ; en contact avec une très large portion de la population, alors essentiellement rurale, elles étaient présentes dans maintes localités. Pourtant, les " justices de village " sont encore mal connues. Le livre de Fabrice Mauclair se propose donc, en traitant le cas des trois tribunaux seigneuriaux du duché-pairie de La Vallière (situés en Touraine, Anjou et Maine), de découvrir une institution qui rendait de multiples services aux communautés rurales d'autrefois. La justice seigneuriale souffre encore, malgré le regain d'intérêt dont elle bénéficie ces dernières années de la part des historiens, de nombreux préjugés. Cet ouvrage cherche donc d'abord à déterminer si ces derniers sont ou non fondés, en étudiant les conditions matérielles dans lesquelles la justice était rendue ainsi que les caractéristiques de son personnel. Il cherche aussi à savoir si les juges seigneuriaux appliquaient correctement le droit royal et tout particulièrement les règles de la procédure civile et criminelle. Ce livre constitue donc une contribution originale à l'histoire de la justice sous l'Ancien Régime. Il permet par ailleurs de réfléchir à la place des " justices de village " dans la hiérarchie judiciaire du royaume et à leurs rapports avec la justice royale. Mais l'ouvrage ne s'intéresse pas uniquement à des questions juridiques. Il décrit également les relations qui existaient entre des ruraux et une institution judiciaire locale. Il apporte par ailleurs de nombreux éclairages sur les relations sociales et sur la vie quotidienne dans les villages d'autrefois. Sont ainsi traités des thèmes aussi variés que la police seigneuriale, les abandons d'enfants, les amours illégitimes et le sort des mineurs et des orphelins. La présente étude aborde ainsi sous un angle nouveau l'histoire de la seigneurie mais aussi celle de l'enfance, du genre et de la famille. L'ouvrage de Fabrice Mauclair comporte enfin des éléments sur le contentieux à la campagne, sur tous ces conflits, des plus tragiques au plus banals, qui affectaient la vie des ruraux dans leur quotidien, avec parmi eux les litiges très courants liés aux dettes. Il offre au bout du compte une description complète du rôle multiforme et ô combien vital des " justices de village " dans la vie des communautés rurales de l'époque moderne.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.