Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le monde ex. Confessions
Matvejevitch Predrag
FAYARD
22,80 €
Épuisé
EAN :9782213596143
Le Monde " ex " _ confessions, le dernier livre de Matvejevitch, écrit pendant ses années d'émigration à Paris et à Rome (1991-1996) et complété par les notes prises lors de ses nombreux voyages en ex-Europe de l'Est après la chute du mur de Berlin, consacre la maturité de l'écrivain. Il jette un regard impitoyable non seulement sur les ex-pays communistes et une bonne partie de l'Europe, mais aussi sur une " Méditerranée en détresse " ou même une Venise ressemblant à une des " capitales du monde ex ". Notre siècle s'achève ainsi sous le signe " ex ". Il s'agit tout à la fois d'un règlement de compte avec les " ex-communistes " travestis en démocrates, d'une " dissidence d'hier " qui ne parvient plus à retrouver sa place, d'une langue de bois qui semble seule garder quelque cohérence " sous les décombres ". C'est aussi une illustration des " cultures nationales " devenant des " idéologies de la nation ", d'un " fantasme de l'Europe centrale ", malade de ses particularismes, ainsi qu'une défense de la Bosnie ensanglantée par " une guerre des mémoires ". Dans la seconde partie de ce livre, teintée d'un lyrisme tchekhovien, l'auteur évoque son propre monde " ex ", celui qu'il emporte dans la dérive de son " radeau de la Méduse " ou dans sa " valise d'émigré " : les " gels et dégels " auxquels il a participé, ses affinités littéraires, les " ponts " jetés vers son pays, certains lieux de bonheur ou de souffrance, tels l'Adriatique, Sarajevo (" après mille et une nuits de siège ") ou son Mostar natal en ruines. Ces " confessions " _ réplique laïque de l'illustre ouvrage de saint Augustin _ révèlent, de même que le " bréviaire " et l'" épistolaire " qui les ont précédées, un nouvel effort de l'écrivain pour rénover certaines formes anciennes, moins usées que le roman. C'est assurément la réflexion la plus profonde et la plus complète qui vienne de l'ex-Europe de l'Est après Sakharov, à la suite de l'écroulement du communisme. Ce livre est écrit directement en français, lui aussi ex-langue _ celle qu'affectionnait, avant la révolution d'Octobre, l'intelligentsia russe. Son Bréviaire méditerranéen (Fayard, 1992 ; Payot, 1995) _ " récit de voyage initiatique ", " essai poétique " ou " roman qui remplace les personnages par les lieux " _ a connu un succès international et s'est vu attribuer plusieurs prix prestigieux (le prix Malaparte, Capri, 1991 ; le prix européen de l'Essai Charles Veillon, Genève, 1992 ; le prix du Meilleur Livre étranger, Paris, 1993). Son livre Entre asile et exil (Stock, 1995), sorte de Bildungsroman, regroupe les " lettres " concernant la persécution subie par la famille paternelle de l'auteur au goulag soviétique. Cet " épistolaire " s'inscrit au sein de la tradition inaugurée dans la littérature russe par un Herzen ou un Gogol, de même que son essai Pour une poétique de l'événement (écrit directement en français, publié en collection 10/18, Paris, 1979), renouvelant les expériences des " formalistes ", brutalement interrompues par le stalinisme. Predrag Matvejevitch a publié plusieurs autres livres en ex-Yougoslavie, à Zagreb et à Belgrade.
Résumé : En septembre 2000 et 2001, ont eu lieu les premières Rencontres européennes du livre de Sarajevo, à l'initiative conjointe du Centre André-Malraux de Sarajevo, du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo et du Collège international des traducteurs d'Arles. Cet événement culturel de dimension internationale, centré sur la littérature mais ouvert à toutes formes d'expression artistique - cinéma, photographie, bande dessinée, théâtre, musique, sans oublier la traduction, vecteur essentiel de la circulation des idées et des ?uvres a suscité des réactions extrêmement positives dans les pays de la région. Grâce à l'adhésion immédiate de tous les écrivains contactés, grâce aussi au soutien actif et constant de figures importantes de la littérature et de la culture européennes - Jorge Semprun, Juan Goytisolo, Edgar Morin, Jean-Luc Godard, d'autres encore -, les deux premières éditions des Rencontres ont donné lieu à de forts moments de vie et de dialogue. Dans ce c?ur tourmenté de l'Europe, des créateurs venus de nombreux pays ont, pour la première fois depuis la fin de la guerre, pu se parler longuement, évoquer leurs épreuves passées, leurs projets, leurs espoirs, leurs volontés. Les premiers Carnets de Sarajevo sont une trace de ce dialogue.
Les leçons sur la Méditerranée et l'Europe données au Collège de France par Predrag Matvejevitch en 1997 sont ici complétées par de récentes interventions faites dans le cadre du "groupe des sages" de la Commission européenne, et de l'"Association Sarajevo". L'auteur mêle érudition et lyrisme pour aborder des sujets qui lui sont chers, comme les mers, les îles, les golfes, puis, dans une deuxième partie, des thèmes liés à l'Europe centrale, d'où il est originaire et à laquelle il est particulièrement attaché ("L'Europe et la laïcité'," L'Autre Europe"face à l'Union européenne", "Les Balkans", "L'Albanie et son destin", etc.). Par la poésie de son style et la densité de son propos, Predrag Matvejevitch continue de s'imposer à la fois comme un chantre de la Méditerranée et un éveilleur de conscience. "Une grande voix de la Mitteleuropa a écrit sur la Méditerranée un livre génial, inattendu, et fulgurant." (Claudio Magris, à propos de Bréviaire méditerranéen.) Biographie de l'auteur Né en Bosnie-Herzégovine d'un père russe et d'une mère croate, Predrag Matvejevitch est l'un des plus éminents essayistes du monde slave. Après la chute du mur de Berlin, il s'est opposé aux "démocratures" balkaniques et a quitté l'ex-Yougoslavie, prenant position "entre asile et exil". Il a cherché à rejoindre par sa "poétique de l'événement" la démarche des formalistes russes interrompue lors des répressions staliniennes, avant de devenir par ses différents écrits sur la Méditerranée un maître incontesté en géopoétique. Il occupe actuellement une chaire de slavistique à l'université de La Sapienza, à Rome, et a été nommé conseiller pour la Méditerranée dans le "groupe des sages" de la Commission européenne. Parmi les nombreux prix qui ont récompensé son oeuvre, citons le prix du Meilleur Livre étranger pour Bréviaire méditerranéen et le prix Strega européen pour L'Autre Venise.
Né en Bosnie-Herzégovine d'un père russe et d'une mère croate. Predrag: Matvejevitch est l'un des plus éminents essayistes du monde slave. Après la chute du mur de Berlin, il s'est opposé aux "démocratures" balkaniques et a quitté l'ex-Yougoslavie, prenant position "entre asile et exil". Il a cherché à rejoindre par sa "poétique de l'événement" la démarche des formalistes russes interrompue lots des répressions staliniennes, avant de devenir, par ses différents écrits sur la Méditerranée, un maître incontesté en géopoétique. Ses lettres ouvertes, écrites à la suite de ses voyages en Union soviétique dans les années 1970 et 1980, puis en Russie dans les années 1990, niellent en scène une ample galerie de personnages connus, bourreaux et victimes: de Boukharine à Trotski, (le Brejnev à Poutine, de Chalamov à Boulgakov, Joseph Brodsky, Boulai Okoudjav a et tant d'autres. L'ensemble compose une sorte de Bildungsroman épistolaire qui s'inscrit au sein de la tradition inaugurée dans la littérature russe par un Herzen ou un Gogol, et poursuivie par un Tolstoï ou un Chklovski.
Quel sera le nouvel Etat russe : " populiste " et traditionnel comme auparavant ou démocratique et moderne, orthodoxe et schismatique à la fois, plus blanc que rouge, moins slavophile qu'occidentaliste, aussi asiatique qu'européen, davantage " une Russie que la raison ne saurait embrasser " et " en laquelle on peut seulement croire " (Tiouttchev), ou bien cette autre Russie " robuste et au gros cul " (tolstozadnaïa) qu'a chantée Alexandre Blok, " avec le Christ " ou " sans croix "? Quelle qu'elle soit, elle devra compter avec tout ce que lui laisse l'Union soviétique, tout ce, aussi, dont celle-ci l'a privée, peut-être à jamais. " (Extrait d'une lettre à Mikhaïl Gorbatchev) " Il serait souhaitable que l'Europe à venir fût moins eurocentriste que celle du passé, plus ouverte au reste du monde que l'Europe colonialiste, moins égoïste que l'Europe des nations, plus consciente aussi de son " esprit européen " et moins portée à l'américanisation. Il serait utopique de s'attendre à ce qu'elle devienne, dans un temps prévisible, plus culturelle que commerciale, moins communautaire que cosmopolite, plus compréhensive qu'arrogante, moins orgueilleuse qu'accueillante, plus encline à l'action qu'à la rhétorique et en fin de compte, pourquoi pas, un peu plus socialiste à visage humain ou moins capitaliste sans visage. " (Lettre sur " Le mal d'identité ", à Czeslaw Milosz et à François Fejtö) Né en Yougoslavie, d'un père russe d'Odessa et d'une mère croate, Predrag Matvejevitch est l'un des plus éminents spécialistes des questions de dissidence dans les cultures et littératures d'Europe orientale. Professeur de littérature française à l'université de Zagreb, professeur invité à la Sorbonne nouvelle à Paris, où il enseigne les littératures slaves, il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont Pour une poétique de l'événement (10/18), et Bréviaire méditerranéen, publié chez Fayard en 1992 (Prix européen de l'essai, Suisse, 1992 ; Prix du meilleur livre étranger, Paris, 1993).
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.