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Visions, Architecture publiques Tome 3 : Le Théâtre National
MATTHIAS LANGHOFF
CELLULE ARCHI
19,00 €
Épuisé
EAN :9782873172558
Le sujet de ce troisième volume de la collection " Visions ", consacrée aux architectures publiques, ne pouvait échapper à l'événement que constitue l'ouverture du Théâtre national, en plein c?ur de Bruxelles. Après 40 années d'existence dans la Tour Rogier, aujourd'hui détruite, la première scène de la Communauté française de Belgique, entame un nouveau cycle de vie, dont la matérialisation la plus évidente est l'installation dans un bâtiment flambant neuf. Compagnon de route du Théâtre National, le photographe Marie-Françoise Plissart était naturellement désignée pour témoigner de ce moment charnière. Le metteur en scène Matthias Langhoff s'interroge quant à lui sur l'identité d'un nouveau théâtre à l'orée du XXIesiècle tandis que François Thiry et Carole Schmidt analysent la question sous l'angle de la critique architecturale. Les architectes témoignent également de leur engagement dans cette aventure et les directeurs Philippe Van Kessel (1990-2005) et Jean-Louis Colinet (depuis 2004) évoquent les ambitions de la direction artistique du nouveau théâtre.
Matthias Langhoff le reconnaît: son apprentissageau Berliner Ensemble, ses expériences politiques dans l'Allemagne d'après-guerre et ses rencontresavec Eisler et Müller ont nourri sa pratique théâtrale, aussi complexe et singulière que sa vie. Dans cet entretien avec Odette Aslan, il évoque ce qui, à ses yeux, est déterminant pour ses mises en scène: le rapport au texte et le travail de traduction, l'exploration à laquelle il se livre avec ses comédiens, les scénographies qu'il assure lui-même et qui créent un univers concret, plutôt qu'une "théâtralité" dont il se méfie, son goût pour la musique. Il décrit aussi ce que pourrait être une école de théâtre réellement originale et formatrice, et qui, plutôt que de transmettre un savoir, susciterait la créativité.
Résumé : Matthias Lehmann a publié plusieurs bandes dessinées, notamment Les larmes d'Ezéchiel et L'étouffeur de la RN115. Il collabore régulièrement avec la presse (Libération, Le Monde des Livres, Siné Mensuel, etc). C'est son travail de dessin libre, qu'il montre parfois dans les publications des United Dead Artists et les expositions d'Arts Factory ou du Dernier Cri que ION présente ici. Ses images hallucinées, sombres et fantastiques peuvent le rapprocher des grands visionnaires comme Goya, Jacques Callot, Alfred Kubin ou Max Klinger, que le Musée d'Orsay a célébré cette année dans l'exposition L'Ange du Bizarre. Elles sont sur la même frontière entre l'horreur et le surréalisme, noires et vénéneuses. Elles ont aussi un aspect grinçant, ce n'est pas par hasard qu'elles ont été rapprochées de celles de Roland Topor pendant une exposition exceptionnelle à Riom en 2013.
La Maison Folie de Mons, à l'instar du Palais deTokyo, de l'Espace Lu à Nantes ou encore de la Condition publique à Roubaix, n'a pas le souci de paraître mais seulement celui d'être au plus près de ceux qui l'habitent, comme le dit Yves Vasseur, le directeur du Théâtre du Manège. Invité à redéfinir simplement les zones d'accueil et d'accès de la salle de théâtre des Arbalestriers dans l'esprit des Maisons Folie qui venaient de voir le jour à Lille en 2004, Matador (justement récompensé il y a peu pour ce travail par le prix dArchitecture de la Province de Hainaut) est parvenu à réaffecter l'ensemble du domaine exploitable. Si la salle de théâtre est restée dans son état initial, Matador, pratiquant une architecture de friche, revendique pleinement l'originalité des concepts d'" Espace des possibles " et de " Margin'halle " - ces deux lieux formant, avec la cour centrale, la Maison Folie de Mons. Le regard photographique sur ce lieu est celui de Rino Noviello. La plume est celle de la dramaturge Pascale Tison et le clavier, celui du philosophe Christian Ruby, qui rendent compte de cette expérience de restitution de l'espace public à ses acteurs. La critique architecturale en a été confiée à Jean Stillemans. Pierre-Olivier Rollin s'est livré à un entretien avec Marc Mawet et Olivier Bourez, les architectes de Matador, sans oublier l'intervention in situ du plasticien Emilio Lôpez-Menchero.