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Matthias Langhoff
Langhoff Matthias ; Aslan Odette
ACTES SUD
8,20 €
Épuisé
EAN :9782742756957
Matthias Langhoff le reconnaît: son apprentissageau Berliner Ensemble, ses expériences politiques dans l'Allemagne d'après-guerre et ses rencontresavec Eisler et Müller ont nourri sa pratique théâtrale, aussi complexe et singulière que sa vie. Dans cet entretien avec Odette Aslan, il évoque ce qui, à ses yeux, est déterminant pour ses mises en scène: le rapport au texte et le travail de traduction, l'exploration à laquelle il se livre avec ses comédiens, les scénographies qu'il assure lui-même et qui créent un univers concret, plutôt qu'une "théâtralité" dont il se méfie, son goût pour la musique. Il décrit aussi ce que pourrait être une école de théâtre réellement originale et formatrice, et qui, plutôt que de transmettre un savoir, susciterait la créativité.
Le sujet de ce troisième volume de la collection " Visions ", consacrée aux architectures publiques, ne pouvait échapper à l'événement que constitue l'ouverture du Théâtre national, en plein c?ur de Bruxelles. Après 40 années d'existence dans la Tour Rogier, aujourd'hui détruite, la première scène de la Communauté française de Belgique, entame un nouveau cycle de vie, dont la matérialisation la plus évidente est l'installation dans un bâtiment flambant neuf. Compagnon de route du Théâtre National, le photographe Marie-Françoise Plissart était naturellement désignée pour témoigner de ce moment charnière. Le metteur en scène Matthias Langhoff s'interroge quant à lui sur l'identité d'un nouveau théâtre à l'orée du XXIesiècle tandis que François Thiry et Carole Schmidt analysent la question sous l'angle de la critique architecturale. Les architectes témoignent également de leur engagement dans cette aventure et les directeurs Philippe Van Kessel (1990-2005) et Jean-Louis Colinet (depuis 2004) évoquent les ambitions de la direction artistique du nouveau théâtre.
Matthias Langhoff est, depuis les années 1960, l'un des metteurs en scène les plus importants du théâtre européen. Au gré de spectacles mémorables, de compagnonnages fidèles (notamment avec l'auteur Heiner Müller et le metteur en scène Manfred Karge), il n'a cessé de réinterroger son art, ses possibilités et ses adversités. Il a également développé, en diverses occasions, une réflexion unique sur l'architecture du bâtiment théâtral, ses présupposés idéologiques et ses conséquences pratiques sur les métiers et les outils. Matthias Langhoff rassemble ici trois textes portant sur trois lieux : l'ancien théâtre de la Comédie de Genève (dans le très fameux Rapport Langhoff) ; le Théâtre national de Bretagne, dont il proposa la transformation ; et le nouveau Théâtre national Wallonie-Bruxelles, au moment de son inauguration. Mais sa pensée foisonnante, concrète et utopique, savante et provocante, aux ramifications multiples, nous conduit aussi à Berlin, Venise, Kaboul, en passant par les côtes grecques, les quartiers sombres de Barcelone, les rhumeries martiniquaises et la grotte de Lascaux.
Construit il y a maintenant cinquante ans pour l'Exposition nationale suisse de 1964 - moteur formidable pour le bassin lémanique, la Suisse et l'Europe toute proche - le Théâtre de Vidy-Lausanne était destiné à être détruit dès la fin de l'événement, après seulement six mois d'existence. C'était sans compter sur l'engagement de deux visionnaires de l'époque, Max Bill (l'architecte à l'origine du théâtre) et Charles Apothéloz (alors metteur en scène et directeur du Théâtre de Lausanne), qui feront tout pour sauver ce théâtre éphémère de la destruction. Grâce à eux, le Théâtre Vidy-Lausanne est aujourd'hui un espace de création et de représentation reconnu et ouvert à tous les publics. En cinquante ans, que de spectacles, de défis artistiques et de rencontres ! Que d'histoires, d'anecdotes et d'aventures ! Que de fameux metteurs en scène : le Français Matthias Langhoff, le Polonais Krystian Lupa ou encore les Allemands Thomas Ostermeier et Heiner Goebbels. La renommée du théâtre dépasse en effet largement la Suisse romande : avec près de mille représentations en tournée dans une vingtaine de pays différents, les créations du Théâtre au bord de l'eau confirment chaque année son statut de scène théâtrale européenne prestigieuse. Richement illustré par des photos de représentations, de personnalités ou encore par des images d'archives, ce livre retrace, par le texte et l'image, cinquante années d'une incroyable épopée au bord de l'eau, d'une saga vivante, magnifique illustration de l'éphémère qui dure, entre fantômes du passé et défis d'un avenir toujours à inventer.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.