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Diversité culturelle et mondialisation
Mattelart Armand
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707151292
Choc des civilisations ou dialogue des cultures? Culture unique ou culture au pluriel? Ces dilemmes hantent les débats sur l'avenir de la planète. Le thème de la diversité culturelle, longtemps tenu en lisière, a fait une entrée remarquée dans les grandes instances internationales, comme l'atteste l'adoption en 2005 d'une Convention sur la protection et la promotion des expressions culturelles. La préservation de la diversité doit-elle être du ressort des politiques publiques ou peut-elle se satisfaire de la multiplication de l'offre marchande de biens et services? L'idée même de diversité culturelle recouvre des réalités et des positions contradictoires. Axe critique du nouvel ordre mondial, elle est au principe d'une démocratie-monde. Mais elle est aussi la caution du nouveau mode de gestion du marché global. S'agit-il seulement d'assurer la possibilité à chaque ensemble culturel de produire ses propres images ou d'aller au-delà et de légitimer une nouvelle philosophie générale qui soustraie les biens communs de l'humanité à la loi du libre-échange?
De multiples acteurs publics et privés ont contribué à dessiner la topographie des réseaux et des systèmes à l'échelle mondiale, en invoquant des idéaux et motivés par les intérêts les plus divers. Le réseau de communication symbolise la figure d'un monde meilleur, parce que solidaire.
Traçant une histoire critique de la globalisation des échanges, l'auteur analyse en parallèle l'essor des transports, le développement des médias, l'implantation de technologies nouvelles et leur mise en réseaux, mais aussi l'internationalisation du commerce et la montée en puissance des marchés financiers. Sou ouvrage permet ainsi de prendre la mesure de cette mutation sans précédent. Mise en perspective précise et nourrie, ce livre est d'autant plus précieux qu'il maintient constamment à distance les utopies du libre-échange et les mythes du globalisme. Biographie de l'auteur Armand Mattelard est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Paris VIII ( Saint-Denis). Il est notamment l'auteur d'une Histoire des théories de la communication ( LA Découverte, 2004).
Le marché est en passe de réussir là où ont échoué les grands empires et les grandes religions: fusionner l'ensemble des êtres humains dans une communauté globale": ce leitmotiv a pendant près d'un quart de siècle nourri les discours des nouvelles élites de l'économie mondialisée. Sans le dire, elles ont habillé leur projet de totalité mercantile d'images puisées dans la longue tradition de l'imaginaire du rassemblement du genre humain qui a accompagné l'expansion du capitalisme occidental depuis le XVIe siècle. La crise contemporaine du modèle libre-échangiste d'ordonnancement de la planète repousse les bornes de l'horizon indépassable qu'il fixait à l'humanité et ravive la mémoire des utopies planétaires enfouies. De la "citoyenneté du monde" au gouvernement mondial, de la "République mercantile universelle" de Adam Smith aux multiples versions des "États-Unis du monde" et de l'"Association universelle Armand Mattelart analyse les espoirs et les illusions nourris par les rêves d'une unité du monde sous le signe d'une religion, d'un empire, d'un modèle économique ou du droit des peuples à s'émanciper. En mettant aussi au jour les ambiguïtés et les faux-semblants dont ils sont souvent porteurs - y compris dans leurs avatars communicationnels les plus contemporains -, l'auteur propose un tableau sans équivalent de l'imaginaire de notre modernité."
Résumé : Les notions de société de l'information et société de savoir sont-elles interchangeables ? Quelle filiation établir entre l'utopie cybernétique et la chimère de la bibliothèque universelle ? Quel rôle pour les logiques militaires dans le déploiement de l'univers réticulaire ? En quoi la tension entre sécurité et retrait des libertés affecte la circulation des flux immatériels depuis le 11 septembre 2001 ? Quelle place pour la propriété intellectuelle dans l'optique du partage des savoirs ? Quel rôle pour la société civile organisée ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage croise le temps long et la perspective géopolitique. Attentif aux rapports de forces, aux configurations d'acteurs, aux continuités et ruptures, il donne à voir la gestation d'une promesse et d'un schéma de réorganisation du monde. L'originalité de cet ouvrage est d'aller au-delà des mythes en questionnant les axiomes qui légitiment la notion de " société de l'information ". Une notion qui s'est longtemps donnée d'évidence sans que les citoyens aient pu exercer leur droit à un vrai débat sur ses origines à la fois proches et lointaines.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.