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Histoire de la société de l'information. 4e édition
Mattelart Armand
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707157980
Les notions de société de l'information et société de savoir sont-elles interchangeables ? Quelle filiation établir entre l'utopie cybernétique et la chimère de la bibliothèque universelle ? Quel rôle pour les logiques militaires dans le déploiement de l'univers réticulaire ? En quoi la tension entre sécurité et retrait des libertés affecte la circulation des flux immatériels depuis le 11 septembre 2001 ? Quelle place pour la propriété intellectuelle dans l'optique du partage des savoirs ? Quel rôle pour la société civile organisée ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage croise le temps long et la perspective géopolitique. Attentif aux rapports de forces, aux configurations d'acteurs, aux continuités et ruptures, il donne à voir la gestation d'une promesse et d'un schéma de réorganisation du monde. L'originalité de cet ouvrage est d'aller au-delà des mythes en questionnant les axiomes qui légitiment la notion de " société de l'information ". Une notion qui s'est longtemps donnée d'évidence sans que les citoyens aient pu exercer leur droit à un vrai débat sur ses origines à la fois proches et lointaines.
Résumé : Quel lien établir entre la gouvernance par la trace, fruit de la numérisation, et la figure ancienne d'une société perfectible fondée sur le calcul ? En quoi la surveillance est-elle devenue un phénomène de masse ? Pourquoi l'exploitation des big data engendre-t-elle de tels fantasmes d'omnipuissance ? En quoi la guerre globale au terrorisme a-t-elle reconfiguré les systèmes, procédures et protocoles de cybercontrôle ? Quelles sont les logiques et quel est le rôle des acteurs marchands ? En quoi la reconnaissance du principe de l'"universalité de l'Internet" est-elle devenue centrale dans l'optique du partage des savoirs ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage croise le temps long et la perspective géopolitique. Attentif aux continuités, ruptures et dérives, il donne à voir la gestation d'une promesse et d'un schéma de réorganisation du monde. Son originalité est d'aller au-delà des mythes en passant au crible les zones d'opacité du projet de "société de l'information". Une notion qui s'est longtemps donnée d'évidence sans que les citoyens aient pu exercer leur droit à un vrai débat sur sa genèse.
Le marché est en passe de réussir là où ont échoué les grands empires et les grandes religions: fusionner l'ensemble des êtres humains dans une communauté globale": ce leitmotiv a pendant près d'un quart de siècle nourri les discours des nouvelles élites de l'économie mondialisée. Sans le dire, elles ont habillé leur projet de totalité mercantile d'images puisées dans la longue tradition de l'imaginaire du rassemblement du genre humain qui a accompagné l'expansion du capitalisme occidental depuis le XVIe siècle. La crise contemporaine du modèle libre-échangiste d'ordonnancement de la planète repousse les bornes de l'horizon indépassable qu'il fixait à l'humanité et ravive la mémoire des utopies planétaires enfouies. De la "citoyenneté du monde" au gouvernement mondial, de la "République mercantile universelle" de Adam Smith aux multiples versions des "États-Unis du monde" et de l'"Association universelle Armand Mattelart analyse les espoirs et les illusions nourris par les rêves d'une unité du monde sous le signe d'une religion, d'un empire, d'un modèle économique ou du droit des peuples à s'émanciper. En mettant aussi au jour les ambiguïtés et les faux-semblants dont ils sont souvent porteurs - y compris dans leurs avatars communicationnels les plus contemporains -, l'auteur propose un tableau sans équivalent de l'imaginaire de notre modernité."
Résumé : Du télégraphe au satellite, des grandes agences de presse aux bases de données, l'internationalisation et la multiplication des réseaux et des flux de communication n'ont cessé, au cours des deux derniers siècles, de déplacer les bornes de la planète : un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. C'est la genèse de cette communication-monde, indissociable de l'économie et de la société-monde qu'Armand Mattelart retrace dans ce livre, resté un ouvrage de référence depuis sa publication en 1992. Il montre ainsi tout ce que les institutions et les pratiques de la communication moderne doivent à la guerre, à ses méthodes de propagande et d'" action psychologique ". Et il s'interroge sur le rôle croissant de la " géofinance " et de la " guerre économique" dans les nouveaux réseaux d'information transfrontières : la communication-monde annonce-t-elle l'avènement d'une culture mondiale " uniformisatrice, ou est-elle le prélude à une fragmentation culturelle de la planète ? L'autre originalité de ce livre est d'être à la fois une histoire des mots et des choses. Car, en même temps que l'histoire des réseaux et des stratégies de leurs acteurs, il propose une histoire des idées, des théories et des doctrines successivement élaborées pour en rendre compte.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.