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L'Ordre du monde. Platon, Nietzsche, Heidegger
Mattéi Jean-François
PUF
12,68 €
Épuisé
EAN :9782130422952
L'ordre du monde : l'expression paraîtra suspecte à ceux qui ont choisi le vide du concept contre la plénitude du sens et refusent à la raison moderne le droit de reconnaître sa quadruple racine pour édifier une éthique à la mesure de l'être. On n'a pas craint, pourtant, d'aborder ici la question controversée de l'enracinement de la pensée, sous son double aspect ontologique, de Platon à Nietzsche, et politique, de Heidegger à Hannah Arendt. En suivant leurs pas sur des chemins qui croisent ceux de Bosco, de Char ou de Camus, on verra peu à peu apparaître la figure initiale du monde où se rassemblent "Terre et Ciel, Divins et Mortels". Une telle communauté, que Heidegger est seul à déchiffrer, dit simplement l'habitation des hommes durant leur vie sur terre. On peut bien, aujourd'hui, oublier l'injonction cartésienne de changer plutôt ses désirs que l'ordre du monde, et se satisfaire, Ciel et Terre abolis, d'une raison qui achève son empire sur un désert. C'est toujours le monde, finalement, qui a le dernier mot.
Résumé : " Le nihilisme est devant la porte : d'où nous vient ce plus inquiétant de tous les hôtes ? ", demande Nietzsche dans un fragment posthume. L'hôte est ici celui qui vient chez nous et non celui qui octroie l'hospitalité. Le nihilisme est donc cette figure étrange qui vient nous saisir dans notre maison et faire de nous, en dépit de notre résistance, des nihilistes. Mais alors, si " la catastrophe nihiliste " dont parle Nietzsche s'abat sur nous et nous pétrifie sur notre propre seuil, comment devons-nous entendre la dénonciation nietzschéenne du nihilisme et sa tentative héroïque de le surmonter ? Les auteurs réunis dans ce volume tentent d'éclairer le sens de la direction à prendre en ces temps obscurs où, toujours selon Nietzsche, nous ne savons plus où aller, où venir parce que nous avons perdu le sens de la terre. Le nihilisme est peut-être la seule lumière qui permet d'éclairer le caractère équivoque du monde moderne. Mais c'est une lumière noire. Ont participé à la rédaction de cet ouvrage : Yannis Constantinidès, Marc Crépon, françoise Dastur, Paolo D'Iorio, Thierry Gontier, Dominique Janicaud, Mathieu Kessler, Jean-Paul Larthomas, Marc de Launay, Jean-François Mattéi, Olivier Ponton, franco Volpi.
Heidegger a voulu ranimer la question du sens de l'être en prenant le "tournant" qui, en même temps que son dépassement, effectue l'appropriation de la métaphysique. Si celle-ci ne peut saisir la dimension originaire dans laquelle elle se déploie, il lui reste à évoquer l'énigme de sa provenance: ce dont on ne peut parler, il faut le dire. Telle est cette unique pensée que Heidegger a retrouvée dans la poésie hölderlinienne, des cours sur La Germanie et Le Rhin à la conférence Terre et Ciel de Hölderlin. On a interprété la rencontre des deux écrivains souabes, dans leur appel au "retournement natal", comme une justification du totalitarisme, et l'on a dénoncé, avec Adorno, ce pathos de l'origine qui réduit la pensée à une fixation narcissique au peuple allemand. Il n'y a pourtant aucune confusion entre le mythe natal et la mythologie nazie. Ce que Heidegger a cherché dans Hölderlin, c'est moins le poète de la terre-mère que l'épreuve de la vérité de l'être qui commande le quadrillage de la métaphysique. C'est bien Aristote, avec le concert des quatre causes, qui a conduit Heidegger sur la voie de Hölderlin. Car si l'étant se dit de multiples façons, pourquoi ces façons se trouvent-elles au nombre de quatre? L'énigme de la métaphysique recouvre l'énigme de l'"autre pensée", celle qui ouvre le monde selon les nervures du Quadriparti. Terre et Ciel, Divins et Mortels expriment les harmoniques de l'être où, à la croisée des chemins, s'unissent ce que le penseur nomme les - puissances de l'origine -, et le poète, les "voix du Destin".
Résumé : Le pythagorisme ne se réduit pas à un mouvement historique qui serait la source oubliée de la science moderne. Par son souci d'unifier les lois de l'univers à partir d'une mathématique pure, il constitue un mode de pensée qui reste vivace chez les hommes de science ; d'une façon parallèle, son intuition que les êtres de la nature jouent sur le clavier des analogies, en une mystérieuse correspondance qui fascinera Baudelaire, Balzac, Nerval ou Mallarmé, conserve sa fécondité pour la majorité des artistes. A travers la figure fascinante de Pythagore, Jean-François Mattéi donne à comprendre cette mutation unique qui, il y a vingt-cinq siècles, fit basculer la Grèce d'un mode de pensée religieux à un mode de pensée rationnel.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.