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Heidegger et Hölderlin. Le Quadriparti
Mattéi Jean-François
PUF
23,00 €
Épuisé
EAN :9782130501138
Heidegger a voulu ranimer la question du sens de l'être en prenant le "tournant" qui, en même temps que son dépassement, effectue l'appropriation de la métaphysique. Si celle-ci ne peut saisir la dimension originaire dans laquelle elle se déploie, il lui reste à évoquer l'énigme de sa provenance: ce dont on ne peut parler, il faut le dire. Telle est cette unique pensée que Heidegger a retrouvée dans la poésie hölderlinienne, des cours sur La Germanie et Le Rhin à la conférence Terre et Ciel de Hölderlin. On a interprété la rencontre des deux écrivains souabes, dans leur appel au "retournement natal", comme une justification du totalitarisme, et l'on a dénoncé, avec Adorno, ce pathos de l'origine qui réduit la pensée à une fixation narcissique au peuple allemand. Il n'y a pourtant aucune confusion entre le mythe natal et la mythologie nazie. Ce que Heidegger a cherché dans Hölderlin, c'est moins le poète de la terre-mère que l'épreuve de la vérité de l'être qui commande le quadrillage de la métaphysique. C'est bien Aristote, avec le concert des quatre causes, qui a conduit Heidegger sur la voie de Hölderlin. Car si l'étant se dit de multiples façons, pourquoi ces façons se trouvent-elles au nombre de quatre? L'énigme de la métaphysique recouvre l'énigme de l'"autre pensée", celle qui ouvre le monde selon les nervures du Quadriparti. Terre et Ciel, Divins et Mortels expriment les harmoniques de l'être où, à la croisée des chemins, s'unissent ce que le penseur nomme les - puissances de l'origine -, et le poète, les "voix du Destin".
Ce livre défend la culture européenne en postulant qu'il y a bien une culture européenne, comme en témoignent ceux qui l'accablent, et en montrant que l'idée de civilisation est liée à son humanisme. Si toutes les sociétés possèdent une culture, c est parce l'anthropologie a posé sur elles le regard critique des Européens. Leur culture a imposé le concept d'ouverture aux autres cultures et mis ainsi en place l'idée d'universalité, en science comme en éthique et en politique. L'ouverture de la colonisation a permis à ceux qui critiquent le colonialisme de se retourner contre les principes européens tout en les utilisant. Tel est le paradoxe de la culture européenne: ce continent particulier s'est installé dans l'universel et a permis à ceux qui veulent la destituer d'utiliser les outils intellectuels qu'elle a développés dans l'histoire. Le procès fait à l'Europe est donc un faux procès.
Cette interprétation inédite de la pensée platonicienne tente d'établir comment le disciple de Socrate a fondé la philosophie en articulant le logos dialectique et l'hypothèse de l"idées (eidos). Une même structure de pensée, présente aussi bien dans les récits mythiques que dans les discussions scientifiques, se dégage ainsi des dialogues pour évoquer la formation de l'âme et l'ordre du monde (cosmos), la loi qui gouverne la cité (nomos) et l'enseignement moral du mythe (muthos), du récit de la caverne à la légende de l'Atlantide."
L'ordre du monde : l'expression paraîtra suspecte à ceux qui ont choisi le vide du concept contre la plénitude du sens et refusent à la raison moderne le droit de reconnaître sa quadruple racine pour édifier une éthique à la mesure de l'être. On n'a pas craint, pourtant, d'aborder ici la question controversée de l'enracinement de la pensée, sous son double aspect ontologique, de Platon à Nietzsche, et politique, de Heidegger à Hannah Arendt. En suivant leurs pas sur des chemins qui croisent ceux de Bosco, de Char ou de Camus, on verra peu à peu apparaître la figure initiale du monde où se rassemblent "Terre et Ciel, Divins et Mortels". Une telle communauté, que Heidegger est seul à déchiffrer, dit simplement l'habitation des hommes durant leur vie sur terre. On peut bien, aujourd'hui, oublier l'injonction cartésienne de changer plutôt ses désirs que l'ordre du monde, et se satisfaire, Ciel et Terre abolis, d'une raison qui achève son empire sur un désert. C'est toujours le monde, finalement, qui a le dernier mot.
Au commencement est le mythe qui dessine le chemin emprunté par la parole et commande dès l'origine "ce qui est, ce qui sera et ce qui fut". Platon y fait écho lorsqu'il prête ces mots à Socrate : "Le commencement est, en toutes choses, ce qu'il y a de plus grand." La première édition de cet ouvrage est parue dans la collection Thémis-philosophie en 1996.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.