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Aux Phoenix. "A la recherche d'un humanisme perdu"
Matic Dragan
NON NOBIS
11,00 €
Épuisé
EAN :9782931179000
Parce qu'il est possible de penser autrement, Dragan Matic nous propose de nous en donner les moyens, de comprendre le fond des choses, les racines du problème. l'auteur constate que l'Holocratie procède d'une démarche où la structure sociale doit se construire en partant de la base, c'est-à-dire de nous, le peuple, et doit rester sous notre contrôle, plutôt que le contraire. Dans la société idéale de nos grands-parents, les jeunes respectaient leurs aînés et, bien entendu, leurs parents. Ils écoutaient leurs aïeux, le prêtre et toutes les instances morales, juridiques et politiques supérieures. L'ordre social se maintenait ainsi de lui-même. A condition, bien sûr, que chacun restât à sa place. Or, souvent, "rester à sa place" signifiait "subir des injustices et les accepter sans broncher" . Et c'est ainsi que, lentement mais inexorablement, les "instances supérieures" , vu qu'elles avaient le pouvoir, finissaient par en abuser.
Résumé : Dalibor rejoint à Istanbul Merve, une jeune Turque dont il s'est épris à Belgrade. Très vite surgissent la froideur de la jeune fille, l'immaturité de Dalibor et le refus parental d'une union entre une musulmane et un chrétien. A ces difficultés s'ajoutent pour Dalibor celles de trouver un logement, un emploi et d'autres fréquentations. Il rencontre Evlyn, une Canadienne plus âgée que lui dont il s'éprend, et des musiciens avec qui il forme un groupe Entre ces deux aventures amoureuses Dalibor découvre Istanbul, mégalopole à cheval sur le Bosphore, un pied en Europe, l'autre en Asie, ses sites touristiques ou pas. Mais Istanbul est une ville où l'atmosphère s'alourdit, où les manifestations se multiplient, où à tout instant peut survenir un attentat, voire un coup d'Etat militaire. La Mosaïque d'Istanbul préserve un équilibre judicieux et prenant entre la découverte d'Istanbul, sa vie authentique et des histoires d'amours malheureuses qui confinent parfois à la folie.
Dans ce récit, le Terrien joue son rôle habituel de conquérant, tel qu'il est dépeint, souvent avec fierté, dans les livres d'Histoire. Le conquérant, el conquistador, der Eroberer, the conqueror... on y voit le symbole de la bravoure et on compose en son honneur des chants épiques et des récits fabuleux. Or, derrière chaque victoire, derrière chaque conquête, se trouve son lot de vaincus, défaits, soumis, souillés, humiliés. Ce sont des soldats morts dans d'atroces souffrances, des femmes violées, des villes dévastées, pillées, brûlées. Puis, le Terrien rencontre le Zemmian. Le Zemmian va le décontenancer. Il lui apprendra qu'une autre façon d'être existe.
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.
C'est l'histoire d'un type qui, depuis le poste de pilotage qui lui sert de cervelle, voit le temps défiler à toute blinde et commence à flipper. Il se met alors à branler sérieusement du manche et, peu à peu, la panique s'installe dans le cockpit. Pour lui, c'est sûr, l'heure du grand plongeon se rapproche dangereusement. Trop d'heures de vol, voyez-vous. C'est vrai que le gars en question a fait plusieurs fois le tour du monde. Il s'est posé à l'île de Pâques et sur une plate-forme de forage, en mer du Nord. Il a bouffé des saucisses de chien en Corée et du serpent au Gabon. Il s'est baladé sur le dos d'un buffle en tâchant d'éviter les crocodiles sur l'île de Marajó, dans l'embouchure de l'Amazone, et il a sablé le champagne, en première classe, dans le Train Bleu, entre Le Cap et Johannesburg. Il a même, un temps, travaillé pour la cour du roi d'Arabie Saoudite. Il décide alors de se confesser avant le crash final. Parce que ça soulage, une confession, surtout si l'on prend soin de mêler aux souvenirs personnels les fantasmes dont on est jamais arrivé à se débarrasser...
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.