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La Mosaïque d'Istanbul. Edition
Matic Andrija ; Cappon Alain
SERGE SAFRAN
23,90 €
Épuisé
EAN :9791097594718
Dalibor rejoint à Istanbul Merve, une jeune Turque dont il s'est épris à Belgrade. Très vite surgissent la froideur de la jeune fille, l'immaturité de Dalibor et le refus parental d'une union entre une musulmane et un chrétien. A ces difficultés s'ajoutent pour Dalibor celles de trouver un logement, un emploi et d'autres fréquentations. Il rencontre Evlyn, une Canadienne plus âgée que lui dont il s'éprend, et des musiciens avec qui il forme un groupe Entre ces deux aventures amoureuses Dalibor découvre Istanbul, mégalopole à cheval sur le Bosphore, un pied en Europe, l'autre en Asie, ses sites touristiques ou pas. Mais Istanbul est une ville où l'atmosphère s'alourdit, où les manifestations se multiplient, où à tout instant peut survenir un attentat, voire un coup d'Etat militaire. La Mosaïque d'Istanbul préserve un équilibre judicieux et prenant entre la découverte d'Istanbul, sa vie authentique et des histoires d'amours malheureuses qui confinent parfois à la folie.
Dans ce récit, le Terrien joue son rôle habituel de conquérant, tel qu'il est dépeint, souvent avec fierté, dans les livres d'Histoire. Le conquérant, el conquistador, der Eroberer, the conqueror... on y voit le symbole de la bravoure et on compose en son honneur des chants épiques et des récits fabuleux. Or, derrière chaque victoire, derrière chaque conquête, se trouve son lot de vaincus, défaits, soumis, souillés, humiliés. Ce sont des soldats morts dans d'atroces souffrances, des femmes violées, des villes dévastées, pillées, brûlées. Puis, le Terrien rencontre le Zemmian. Le Zemmian va le décontenancer. Il lui apprendra qu'une autre façon d'être existe.
Parce qu'il est possible de penser autrement, Dragan Matic nous propose de nous en donner les moyens, de comprendre le fond des choses, les racines du problème. l'auteur constate que l'Holocratie procède d'une démarche où la structure sociale doit se construire en partant de la base, c'est-à-dire de nous, le peuple, et doit rester sous notre contrôle, plutôt que le contraire. Dans la société idéale de nos grands-parents, les jeunes respectaient leurs aînés et, bien entendu, leurs parents. Ils écoutaient leurs aïeux, le prêtre et toutes les instances morales, juridiques et politiques supérieures. L'ordre social se maintenait ainsi de lui-même. A condition, bien sûr, que chacun restât à sa place. Or, souvent, "rester à sa place" signifiait "subir des injustices et les accepter sans broncher" . Et c'est ainsi que, lentement mais inexorablement, les "instances supérieures" , vu qu'elles avaient le pouvoir, finissaient par en abuser.
Dans ce conte, le petit Ingo, fils de la déesse Izquierda et du dieu Derecho, profondément sensible à toutes formes d'injustices, suit une éducation originale basée sur une philosophie dite anarchisante. Devenu adulte, il descendra sur Terre afin de guider les humains vers ce qui sera une forme nouvelle d'humanisme.
Albert Dunkel, écrivain allemand contemporain (1958-1988), aurait pu défrayer la chronique par ses livres et? ses meurtres ! Michael Siefener, son compatriote, confrère et parent, lui consacre une biographie. L?originalité de ce roman, car c?en est un, réside dans tout ce qui caractérise une véritable biographie : étapes de la vie de l?auteur, témoignages, extraits de ses ?uvres, inédits, recensions dans la presse, entretiens, travaux universitaires, etc. Par-delà la forme, très ludique, ce qui impressionne le plus est le sentiment d?absolue solitude et de profond désespoir du personnage. Marqué par une enfance malheureuse et une adolescence tourmentée, Dunkel, étudiant, rencontre Dagmar, jeune fille qu?il séduit contre toute attente et qui l?aide à publier son premier roman, futur best-seller sulfureux. La vie restituée de cet écrivain maudit, tout comme l?évocation de ses romans ? fictifs ?, tiennent le lecteur en haleine jusqu?au bout du récit et le plongent dans un cruel univers mental impressionnant de vérité.
Deux siècles en arrière. 24 mars 1905. Louis Capelle voit sa scierie réduite en cendres suite à un incendie ravageur. Endetté, il décide alors de partir à l'aventure en Patagonie, terre qui regorgerait de richesses minières et en laquelle il a de grands espoirs. C'est sur ce début d'aventure ambitieuse que la narratrice du même patronyme commence son enquête dans la maison familiale suite au décès de son père. C'est en se plongeant dans ces correspondances épistolaires partagées entre deux continents qu'elle retrace les pas de cet homme. Périple, solitude, pauvreté, amour à sens unique, son histoire singulière en apparence se trouve être le véritable puzzle généalogique, dont l'aboutissement n'élucide pas tous les mystères
1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l?apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault? Admise à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n?entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l?Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au c?ur du Paris de l?Occupation, vont se jouer les actes d?un drame inédit : celui d?une actrice célèbre prise au piège d?une impitoyable réalité. Une trajectoire captivante de femme et d?artiste qui rend justice, à sa façon, aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.
Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l?église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l?on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d?une jeune fille morte, s?arrête au début de 1968, avec "l?affaire Langlois". Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou? Incursion dans le passé d?un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l?effet des hallucinogènes. LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d?une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l?auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne?