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Mon cher Albert - Lettre à Camus
Mathieu-Job Martine
ELYZAD
13,50 €
Épuisé
EAN :9782492270352
J'ai besoin d'invoquer votre visage, le fantôme de votre présence pour instaurer entre nous un tant soit peu d'intimité épistolaire. [...] me mettre dans vos pas, revisiter les moments de votre vie étroitement noués à votre oeuvre. l'une et l'autre inscrivent en profondeur leurs effets de résonance en moi." En native de la même terre, Martine Mathieu-Job interroge avec une affectueuse complicité le lien d'Albert Camus à l'Algérie en s'intéressant surtout à deux périodes clés : son enfance, qui a nourri un rêve utopique brisé par l'histoire coloniale, et les années trente qui ont forgé son éducation esthétique et politique. Sous le signe d'une Méditerranée lumineuse et tragique, le dialogue avec le "philosophe-artiste" aide plus que jamais à penser les questions toujours brûlantes du rapport à l'altérité, à la justice, à la haine et à la solidarité.
On a lu, on lit, on lira Le Fils du pauvre, ce récit que Mouloud Feraoun commence à écrire dès 1939 mais n'achève qu'en 1948 et ne réussit à publier qu'en 1950. Au fil du demi-siècle d'existence des littératures du Maghreb, ou plus largement encore des littératures francophones - entendues comme littératures en français produites par des écrivains dont l'univers créatif se déploie en plusieurs langues et plusieurs cultures - l'oeuvre a acquis un statut de classique. La reconnaissance de la critique, qui contribue aussi pour sa part à légitimer le nouveau champ littéraire maghrébin, se double d'une reconnaissance de l'institution scolaire ou universitaire qui, fréquemment, place en avant ce texte de pionnier, mais au titre discutable de témoignage ethnographique. Cet ouvrage se propose de contribuer à une lecture plus littéraire de l'oeuvre, qui mette en perspective son histoire et sa poétique, et cherche de ce fait à comprendre comment et pourquoi, en dépit de la pseudo-simplicité dont elle a souvent trop vite été taxée, elle est l'emblème d'une certaine littérature francophone.
Mathieu-Job Martine ; Seksig Alain ; Allouche Jean
Cinquante-deux auteurs de cultures musulmane, juive ou chrétienne livrent leurs souvenirs d'école dans l'Algérie française et coloniale. De l'école française, pour "indigènes" ou non, espace de normativité mais aussi, souvent, d'ouverture à l'autre. Et parfois, en parallèle, de l'école coranique ou talmudique. Reflets de la complexité des expériences vécues, ces récits inédits recèlent des informations méconnues, mettent à mal des préjugés sur les deux rives de la Méditerranée et forment, avec l'iconographie qui les accompagne, un riche matériau pour les historiens. Par leur qualité littéraire, ils témoignent enfin que l'école française a donné à certains de ses élèves, quelle que soit leur origine, une langue d'écriture en partage. Dirigé par Martine Mathieu-Job, ce livre s'inscrit dans le genre des recueils de mémoires initié par Leïla Sebbar.
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.
Le vieux Brahim était marchand de miel. Nous avions l'habitude de le voir passer, grand, maigre, son bidon de fer à la main, escorté de trois ou quatre abeilles, très digne dans sa djellaba immaculée [...]. Il faisait partie des figures familières avec le rémouleur, le chevrier, le marchand de poisson aux avant-bras tatoués. Nous l'aimions. Quand il venait à la maison, nous échangions en arabe de belles formules de courtoisie qui me ravissaient, pleines de bénédictions et de louanges à Dieu." Plaisir de relire ou de découvrir Emmanuel Roblès (1914-1995) qui est à son meilleur dans ce lumineux roman autobiographique écrit en 1974. Nous sommes à Oran dans les années 1920. Un policier humilie gratuitement le vieux Brahim. L'antisémitisme s'affiche. Les pauvres, musulmans ou "petits blancs", n'ont qu'à plier. Et le jeune narrateur d'origine espagnole, traité par une rombière de "cinquante pour cent" français, se révolte dans la langue de l'école qui, elle, l'accueille. Tout comme Véronique... Ce roman nous parle de la France actuelle, observe Martine Mathieu-Job dans l'éclairant essai qui le prolonge ici et qu'illustrent des documents souvent inédits. L'adolescent révolté de Saison violente annonce, dit-elle, l'anticolonialiste résolu que deviendra Roblès. Figure majeure de la francophonie, ami proche de Camus, grand conteur (Les Hauteurs de la ville reçut le prix Femina) mais aussi dramaturge (sa pièce Montserrat fit le tour du monde) et scénariste (notamment de Bunuel et Visconti), il laisse une oeuvre qui puise dans les violences de l'Histoire, d'abord celles de la guerre d'Algérie.
C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles. Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance. Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.
Horrifiés de voir des femmes prendre la parole, prendre la plume et même prendre les armes, pendant la Commune de Paris de 1871, des hommes les ont affublées du nom de "pétroleuses". Depuis longtemps, je me suis intéressée à la plus célèbre d'entre elles, Louise Michel. J'ai écrit sa biographie, édité sa correspondance et ses romans. Il aurait été injuste de laisser dans l'ombre ses compagnes et je suis heureuse aujourd'hui de faire connaître : Nathalie Lemel, relieuse et organisatrice syndicale, Paule Minck, libre-penseuse et socialiste, André Leo, romancière engagée et Elizabeth Dmitrieff, l'internationale des femmes. Toutes, elles ont fait l'Histoire. Elles revivent dans les luttes des femmes de par le monde". Xavière Gauthier
Kenza est médecin dans un hôpital de campagne. Son père lui a transmis sa passion des livres. Depuis son enfance, Kenza se sent différente, en rien semblable à sa mère ou à ses camarades de classe. Habitée par un vif désir de connaissance, elle fait tout pour échapper aux conventions de son milieu. Aussi, quand ses parents lui annoncent qu?un jeune homme a demandé sa main, Kenza se révolte. Elle part pour Paris, loin de l?emprise de la tradition. Sans se douter que sa soif de liberté y sera aussi mise à l?épreuve?Grâce à son écriture sensible, Cécile Oumhani donne vie à un personnage attachant qui se débat dans ses contradictions, vit intensément ses émotions, s?émancipe, mais à quel prix, et découvre dans la souffrance une forme de libération.Un roman élégant qui se fait l?écho intime de questions brûlantes dans la société tunisienne d?aujourd?hui. Prix Grain de Sel4e de couverture : Kenza est médecin dans un hôpital de campagne. Son père lui a transmis sa passion des livres. Depuis son enfance, Kenza se sent différente, en rien semblable à sa mère ou à ses camarades de classe. Habitée par un vif désir de connaissance, elle fait tout pour échapper aux conventions de son milieu. Aussi, quand ses parents lui annoncent qu?un jeune homme a demandé sa main, Kenza se révolte. Elle part pour Paris, loin de l?emprise de la tradition. Sans se douter que sa soif de liberté y sera aussi mise à l?épreuve?Grâce à son écriture sensible, Cécile Oumhani donne vie à un personnage attachant qui se débat dans ses contradictions, vit intensément ses émotions, s?émancipe, mais à quel prix, et découvre dans la souffrance une forme de libération.Un roman élégant qui se fait l?écho intime de questions brûlantes dans la société tunisienne d?aujourd?hui. Prix Grain de Sel
Résumé : Vous verrez dans ces pages que j'ai des choses à vous reprocher. Mais ce que j'ai lu de vous sonne en moi comme un appel à fouiller la mémoire, à lire l'Histoire à travers elle aussi pour aller de l'avant". S. B. Hannah Arendt occupe une place particulière dans la pensée du XXe siècle. Elle en a vécu les tragédies, a tenté d'en expliquer les causes et les manifestations. Cette expérience l'a conduite à s'intéresser à la genèse du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël et à poser un regard visionnaire sur le destin de ce nationalisme particulier. Dans un aller-retour entre les guerres du vieux monde et les défis actuels, Sophie Bessis dialogue avec la philosophe, la conteste parfois, l'admire toujours. Cette lettre se veut un propos libre, personnel et politique, et une interrogation sur notre devenir collectif. Et le texte de 4e du roman "Le silence des horizons" de Beyrouk C'est l'histoire d'une course éperdue contre des passions impossibles. Un jeune homme tourmenté s'enfuit et rejoint un ami parti accompagner quelques touristes dans le Sahara. Parcourant l'immensité brûlante et les anciennes cités des sables, le héros tente de se délester des images qui le poursuivent : un premier amour déçu, le rictus affreux d'une femme qui l'a trop aimé, un père honni par la société - mais était-il vraiment coupable ? Seule la tendre attention des enfants, lorsque le soir venu il s'improvise conteur, console son errance. Tour à tour enquête policière, émouvante introspection, conte contemporain, ce roman nous emporte aux confins du désert, dans un décor majestueux. Portée par l'écriture singulière et poétique de Beyrouk, grand écrivain mauritanien, c'est aussi une ode à la beauté de la nature et à l'écoute des autres.