
Ecrire, inscrire. Images d'inscriptions, mirages d'écriture
L'objet de cet essai est l'écriture, réfléchie au miroir des inscriptions. L'écrivain suit sa "ligne somnambule" (Michaux), "avance dans le noir et plante des signes" (Octavio Paz), et tente d'éclaircir son geste obscur. Faute de savoir clairement ce que sont les traces qu'il laisse, il entrevoit parfois à quoi elles ressemblent: des traits dans le sable, des tatouages sur la peau, des lettres sur une tombe, des encoches sur l'écorce des arbres, des graffiti aux murs, des signes d'écume, des noeuds d'air... Nées de gestes de l'enfant, compliqués et ritualisés par l'adulte, ces inscriptions ont semblé des révélateurs de l'écriture, qu'elle s'appuie sur leur exaltation ou grandisse sur leurs ruines, que l'écrivain les déchiffre ou rêve d'en graver. Quand le texte de l'inscription s'élève à l'impersonnel, que résonne à travers un discours subjectif la voix de Personne, c'est le désir de tous et de chacun, les jeux de l'enfant, l'inconnu de l'origine, l'angoisse de la mort qui s'exposent. Si l'écrivain entrevoit ses fantasmes, choisit un modèle imaginaire, gravures dans la pierre ou traces dans le sable, l'inscription se révèle alors comme une microécriture où se condensent les enjeux du macrocosme de son oeuvre.
| Nombre de pages | 630 |
|---|---|
| Date de parution | 14/05/2010 |
| Poids | 667g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782714310316 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782714310316 |
|---|---|
| Titre | Ecrire, inscrire. Images d'inscriptions, mirages d'écriture |
| Auteur | Mathieu Jean-Claude |
| Editeur | CORTI |
| Largeur | 135 |
| Poids | 667 |
| Date de parution | 20100514 |
| Nombre de pages | 630,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Europe N° 998-999, Juin-juillet 2012 : Jacques Dupin
Mathieu Jean-ClaudeNé en 1927, Jacques Dupin est l'auteur d 'une ?uvre qui se détache au premier plan de la poésie contemporaine. Pour sa génération, dont les débuts ont coïncidé avec les lendemains de la Libération, les images de la guerre avaient laissé des marques ineffaçables : parmi les débris et les éclats d 'un monde qui n 'avait plus de centre, la langue semblait elle aussi pulvérisée, violemment. Des poètes s'écartèrent alors de la toute-puissance accordée à l'imaginaire. Ils se tinrent en retrait des grands élans avec leurs risques d'idéalisme. Une soif de réalités, à toucher à nommer, animait la plupart. Les uns voulaient "baisser le ton", partir du plus bas pour ramener la poésie vers un réel plus concrètement palpable, d'autres décapaient la langue pour "griffer la réalité". L'oeuvre de Dupin s 'ouvrit en ces années-là. Sa force s 'imposa dès l'abord, intransigeante et âpre, sauvage même. Les mots inaltérés de Jacques Dupin partent d'une exigence irréductible de mise à nu de la langue et de soi, à force de brisures et de meurtrissures. Car l'intégrité commande de "se jeter contre" le mur du dehors, l 'opacité du dedans, en se connaissant vulnérable, et déchiré. Pour Jacques Dupin, chez qui la langue est éprouvée comme un mouvement perpétuel, la force critique de la poésie est de briser le masque d 'une immobilité illusoire du présent pour rendre les choses à leur devenir: La poésie, dit Dupin, c'est une recherche "de Vêtir dans le monde et de 1'autre dans la langue". C 'est sous ce signe que se situe, ici même, la rencontre avec ce poète intègre et fraternel qui aura su, aussi, pénétrer au plus vif des ?uvres d'artistes qui furent ses amis, de Juan Miro à Alberto Giacometti.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -

Philippe Jaccottet. L'évidence su simple et l'éclat de l'obscur
Mathieu Jean-ClaudeTout n?est pas dit, c?est le seul constat (heureux) que fait le lecteur devant les traces de son parcours. Il en va moins d?interprétations approximatives, d?étroitesse de vues que de la perte d?une ardeur, d?une douleur, d?une pudeur, qui parlent dans ces textes et que les mots de la critique ne cessent de perdre au fur et à mesure que, rassemblant, rapprochant, abstrayant, ils font croître le désert. Une ?uvre donne, et combat; celle de Jaccottet, un des grands poètes vivants, dont la voix juste ne nous offre pas seulement depuis un demi-siècle des eaux et des montagnes, de l?herbe et de la lumière pour nous réconcilier avec la terre, mais se tient entre les vivants et les ombres, relevant les morts qui tombent dans l?oubli, souffre avec les troupeaux de fuyards dans la neige, le froid qui monte dans l?histoire, dans la mauvaise conscience de celui qui vit abrité au pied de ses montagnes. De rêves en paysages, de lectures pénétrantes en abandon à la dérive des images, Jaccottet n?a cessé, de surcroît, de dessiner à travers ces univers sensibles le portrait du peintre.L?évidence du simple et l?éclat de l?obscur, peut-être est-ce, du moins on peut en faire l?hypothèse, ce qui transparaît à travers les transformations de l??uvre, et que l?on voudrait sauver par ces mots entre ombre et lumière, entre abstrait et concret. Ce qui la relie aussi, dans l?attention à l?élémentaire, lorsqu?il est donné dans la lumière mouvante des passages, aux poètes de sa génération. Le simple n?est pas l?immédiat, il revient dans les voix d?en bas, du fond de la terre des morts, de l?horizon des paysages, ou lorsque l?enfant paraît pour mêler à la sensation de l?adulte l?éclat de l?évidence, faire brûler dans la présence le feu de l?absence. Et, car il y a « deux nuits », à côté de la tache opaque de la mort, du mur où l?on tâtonne, une autre nuit fait voir ce que le jour cache, éclat de l?obscur illuminé par la lampe de la femme, ou substance diaphane qui demeure, quand les couleurs se sont retirées. Les dire tels qu?ils sont, entre proche et lointain, entre ce qui s?offre et ce qui se dérobe, fait de l?écriture et de la lecture une restitution de distances heureuses, détachant chaque chose dans la netteté de l?air et de la lumière, rémunérant la déchirure de la séparation, l?éloignement de soi dans son ombre. C?est le fil qui serpente entre les chapitres de cette étude.Les hasards du calendrier font que ce « Jaccottet » auquel Mathieu travaille depuis près de cinq ans paraîtra alors que Jaccottet est enfin au programme de l?Agrégation.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,35 € -

La poésie de René Char ou le sel de la splendeur. Tome 2, Poésie et résistance
Mathieu Jean-ClaudeIl n'a rien manqué à Rimbaud, écrit René Char, probablement rien. Jusqu'à la dernière goutte de sang hurlé et jusqu'au sel de la splendeur." On a retourné vers Char - qui reconnaissait en Rimbaud, lorsqu'il contemplait la photographie de l'adolescent épinglée sur le mur de chaux des Busclats, moins un ascendant qu'un fils en avant de lui - ces formules évoquant le hurlement du sang et la cristallisation de la beauté qui bouleversent un langage, et le qualifient. De recueil en recueil, des premiers poèmes du lycéen en 1922, aux poèmes des lendemains de la Résistance en 1945, Jean-Claude Mathieu a suivi et analysé une écriture de la contradiction et du devenir ; tenant compte des manuscrits et de la correspondance, favorisé par de longues conversations amicales avec René Char pendant dix années, ne méconnaissant pas les progrès de la critique moderne dans l'écoute de l'insu du texte, il a visé surtout à ne pas séparer la constitution de formes poétiques personnelles - aphorismes ou poèmes en prose, poèmes en vers libres ou suites aphoristiques - de la constitution d'un sujet, qui reconnaît la vérité de sa division, par et dans le langage. L'auteur a voulu éviter par là le pur formalisme a-subjectif et a-historique, aussi bien que le subjectivisme, insoucieux de la matérialité de l'écriture. L'éclat de cette poésie violente, qui approfondit l'obscur, appelait la rigueur et l'attention à cette obscurité, non la facilité d'une vaticination critique, ou la naïveté de l'explication circonstancielle qui, faisant l'économie du travail de l'écriture, réduit à la circonstance initiale les sens multiples que le poème accomplit, et qui consument cette circonstance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,75 € -

Reverdy aujourd'hui. Actes du colloque Rencontres sur la poésie moderne, des 22, 23, 24 juin 1989
Mathieu Jean-Claude ; Collot MichelÉPUISÉVOIR PRODUIT18,60 €
Du même éditeur
-
En été. Une saison d'abondance
Heinrich Bernd ; Homassel Anne-Sylvie ; IndoukaevaDans En été - Une saison d'abondance Bernd Heinrich parvient à nous communiquer son sens inépuisable de l'émerveillement en nous faisant partager la vénération qu'il éprouve pour le foisonnement du vivant, à partir de ses observations sur le terrain comme de ses recherches scientifiques. Qu'il s'agisse de réflexions sur les guerres entre les fourmis, des particularités prédatrices des guêpes, des rituels de séduction des pics verts ou de sa description de la découverte d'une route encombrée de grenouilles des bois, En été nous offre un panorama d'une beauté évidente sur les interactions complexes entre le règne animal et le règne végétal, entre le réchauffement estival et la luxuriance de la nature. Comment des cigales parviennent-elles à survivre - et à prospérer - à des températures allant jusqu'à plus de 46° C ? Les oiseaux mouches savent-ils à quoi ils seront confrontés avant d'entreprendre leur migration vers le Golfe du Mexique ? Pourquoi certains arbres cessent-ils de grandir alors qu'ils disposent encore d'une période de trois mois de temps chaud ? Avec un sens de l'émerveillement et une compétence incomparable, Heinrich étudie une centaine de questions de ce type. On comprend aisément que Heinrich soit considéré aux Etats-Unis comme le digne successeur de Thoreau, parmi les écrivains américains contemporains de la nature.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
La sauvagerie
Vinclair PierreLe Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
La Terre et les rêveries de la volonté. Essai sur l'imagination de la matière
Bachelard GastonGaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 €
De la même catégorie
-
Marcel Proust
Tadié Jean-YvesRésumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Discours de Suède
Camus Albert ; Bjurström Carl GustavRésumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,60 € -
1001 traits d'esprit. L'art de la devinette du Moyen Age à nos jours
Lamy YvesQuelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,15 € -
Le fantastique
Viegnes MichelEntre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €








