Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La voie rationnelle - 1907 2019
Matgioi
EDITIONS MACONNIQUES DE FRANCE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791097414146
La légende de Laotseu est l'oeuvre d'un certain mythologue, nommé Kohong, qui vécut vers l'an 350 av. J. -C. et fit, sous le titre Chin-tsien-tchouen, une histoire des Dieux et des Immortels. Cette histoire est assez semblable aux "vies des Saints "de l'hagiographie chrétienne. Voici un résumé des prodiges dont Kohong entoure l'existence, cachée et obscure, de Laotseu : "La mère de Laotseu devint enceinte par suite de l'émotion qu'elle éprouva en voyant une étoile filante ; c'était du ciel qu'il avait reçu le souffle vital ; d'ailleurs, des sages disent qu'il était né avec le ciel et la terre, et qu'il avait reçu une âme pure émanée du ciel. Sa mère le porta dans son sein pendant soixante-douze années ; en naissant, il avait les cheveux blancs, c'est pourquoi on l'appela Laotseu. Sa mère donc le conçut sans le secours d'un époux, et il sut parler dès l'instant de sa naissance. Il avait le teint blanc et jaune, de beaux sourcils, de longues oreilles, des yeux bien fendus, des dents écartées et des lèvres épaisses. Son front était traversé par une grande raie ; le sommet de sa tête offrait une saillie prononcée ; son nez était soutenu par une double arcade osseuse. Dès le moment de sa naissance, il fut doué de la pénétration divine ; la vie dont le ciel l'anima ne ressemblait pas à celle des hommes ordinaires. Il composa neuf-cent-trente livres pour enseigner à vivre. Il y est traité des neuf ambroisies, des huit pierres merveilleuses, du vin d'or, du suc de jade, des moyens de garder la pureté primitive, de conserver l'unité, de ménager sa force, de purifier son corps, de dissiper les calamités, de dompter les démons, de triompher des maux, de vaincre avec la puissance de la magie, de soumettre à sa volonté les esprits malfaisants. Il écrivit aussi sur les talismans. - Il vécut plus de trois cents ans, et eut à son service, pendant près de deux siècles, un disciple du nom de Siou-Kia, à qui il avait communiqué, comme il le fit plus tard au mandarin Inhi, le secret de l'immortalité" .
Lors de l'une de ses nombreuses expéditions en Asie, Matgioi, fin connaisseur de la Chine et de ses traditions, eut le privilège d'être initié par un grand Maître Taoïste. Au début du XXème siècle, dans une Europe qui se percevait encore comme le seul et unique berceau de la civilisation, l'auteur se donna pour mission de diffuser l'enseignement du Taoïsme, ses principales doctrines et les applications qui en découlent : "Je n'ai pas voulu davantage mettre en opposition deux doctrines, ou, pour mieux parler, deux enseignements humains sur une doctrine. - J'ai simplement pensé que, à une époque où l'on s'efforce de remonter aux sources de la science humaine, afin d'y trouver la vérité à peu près impolluée, j'ai pensé qu'il était bon de représenter la source primordiale et traditionnelle de toute connaissance, le flot initial dont toute l'humanité est tributaire" Matgioi".
Résumé : J'ai été amené à diviser ce travail : l'une - que je présente - relate, sous le titre de "Voie métaphysique" , les principes de la Tradition et son mouvement philosophique et cosmogonique ; la seconde, sous le titre de "Voie Rationnelle" relatera la systématisation de la Tradition, avec le Taoïsme, ou "Voie et vertu de la Raison" , de Laotseu. Je me suis reconnu le droit d'agir ainsi, parce que les enseignements de la "Voie métaphysique" eussent été incompréhensibles sans commentaires ; j'ai donc adapté à la mentalité occidentale et, immédiatement, les commentaires que j'ai faits, au lieu de contraindre à une traduction, toujours fatigante, en langage occidental, des théories en langage jaune, qu'il m'eût été personnellement plus facile d'exposer. Et si, après la lecture ardue, ou le rejet pur et simple, de ces difficiles, mais merveilleuses doctrines, on me dénie le mérite d'être élégant, intéressant et agréable, du moins serai-je en droit de me rendre ce témoignage que je n'aurai pas cessé d'être un interprétateur respectueux de la tradition, et un fils exact et pieux des maîtres qui me l'enseignèrent. Ce témoignage libère ma conscience. C'est de celui-là seul que j'ai toujours été, et que je demeure soucieux. Car le succès de cette petite contingence, qui est l'exposé local d'une doctrine, n'importe pas à un verbe qui se sait éternel. Les religions actuelles des peuples jaunes se composent d'une foule d'éléments divers. Il n'y faut voir qu'un fatras populaire, issu de trois foyers générateurs : la religion primitive, le taoïsme, le confucianisme. Ces trois influences, amalgamées plus ou moins heureusement à travers les siècles, constituent la religion traditionnelle de l'empire : à ces trois influences correspondent trois liturgies, qui forment l'ensemble des cérémonies officielles et populaires.
Résumé : J'ai été amené à diviser ce travail : l'une - que je présente - relate, sous le titre de "Voie métaphysique" , les principes de la Tradition et son mouvement philosophique et cosmogonique ; la seconde, sous le titre de "Voie Rationnelle" relatera la systématisation de la Tradition, avec le Taoïsme, ou "Voie et vertu de la Raison" , de Laotseu. Je me suis reconnu le droit d'agir ainsi, parce que les enseignements de la "Voie métaphysique" eussent été incompréhensibles sans commentaires ; j'ai donc adapté à la mentalité occidentale et, immédiatement, les commentaires que j'ai faits, au lieu de contraindre à une traduction, toujours fatigante, en langage occidental, des théories en langage jaune, qu'il m'eût été personnellement plus facile d'exposer. Et si, après la lecture ardue, ou le rejet pur et simple, de ces difficiles, mais merveilleuses doctrines, on me dénie le mérite d'être élégant, intéressant et agréable, du moins serai-je en droit de me rendre ce témoignage que je n'aurai pas cessé d'être un interprétateur respectueux de la tradition, et un fils exact et pieux des maîtres qui me l'enseignèrent. Ce témoignage libère ma conscience. C'est de celui-là seul que j'ai toujours été, et que je demeure soucieux. Car le succès de cette petite contingence, qui est l'exposé local d'une doctrine, n'importe pas à un verbe qui se sait éternel. Les religions actuelles des peuples jaunes se composent d'une foule d'éléments divers. Il n'y faut voir qu'un fatras populaire, issu de trois foyers générateurs : la religion primitive, le taoïsme, le confucianisme. Ces trois influences, amalgamées plus ou moins heureusement à travers les siècles, constituent la religion traditionnelle de l'empire : à ces trois influences correspondent trois liturgies, qui forment l'ensemble des cérémonies officielles et populaires.
Résumé : Eugène Goblet d'Alviella nous apporte ici les réponses essentielles aux questions sur la Philosophie du troisième degré, sur son approche ésotérique et historique. " En 1730, pour les membres de la Grande Loge, Maître et Compagnon étaient encore synonymes ou se rapportaient à un même degré. A partir de cette date, on observe des Loges qui s'en tiennent aux deux degrés et des Loges qui en pratiquent un troisième. Lee Vernon rapporte, dans "The History of the Lodge of Kelso", que, le 7 juin 1754, les membres de cette Loge se réunirent pour recevoir Compagnons un certain nombre de candidats, conformément aux " nouvelles méthodes introduites dans les Loges d'Edimbourg ". Le procès-verbal ajoute que les Frères " constatèrent comme une lacune essentielle de leur Constitution que cette Loge avait seulement la pratique des deux degrés : Apprenti et Compagnon, ne connaissant rien du degré de Maître... ". En effet, à cette époque les droits respectifs des Maîtres et des Compagnons diffèrent suivant les temps, les localités et les métiers. Et la distinction des Compagnons et des Maîtres n'était pas affirmée partout.
Résumé : Le 1er degré, pratiqué par toutes les obédiences selon les mêmes rites, demeure le plus riche en enseignements initiatiques. Nous pourrions presque parler du symbolisme maçonnique à partir uniquement de ce premier degré. Nous avons, pour des raisons d'équilibre, réparti certains symboles dans d'autres degrés, où d'ailleurs ils sont mieux mis en valeur avec un rituel approprié. Le savoir paraît être une valeur exotérique, la connaissance étant d'essence ésotérique. L'intuition serait par contre la connaissance immédiate des vérités traditionnelles ; sans raisonnement, l'esprit pénètre au c?ur même de l'objet ; ce serait la connaissance intuitive alors que la connaissance discursive se fonde sur le raisonnement, sur une raison intellectuelle. La pensée traditionnelle, la recherche initiatique n'ont pas à avoir recours à l'érudition : elles se détachent de l'intellect et même de l'émotion. L'intellect est une suite d'idées, un complexe d'attitudes dépendant de l'éducation, de la sociologie, de valeurs diverses ; il cherche à dicter par un raisonnement précis une règle à la conscience. En général, ce livre ne donne ni les mots de passe ni les mots sacrés, à moins que leur symbolisme éclaire notre commentaire.
Résumé : Lorsque le profane se présente à la porte du temple, pour réclamer humblement la lumière, le gardien du seuil l'arrête rudement par l'épaule en disant : " Qui va là ? ". Et le psychopompe répond, pour le récipiendaire : " C'est un homme libre et de bonnes m?urs ". Tout est là ; la Maçonnerie, en deux mots, met ses adeptes en présence de la plus complète et de la plus haute de toutes les vérités. La lumière, en effet, ne se donne pas aux esclaves, ils en feraient mauvais usage ; elle ne s'épanouit pas dans la dissonance passionnelle sous peine d'être immédiatement déformée et réduite en ténèbres ; elle se révèle, dans sa pureté, au sein de l'harmonie consécutive à la sérénité des rapports humains. Le maçon sera l'homme au grand c?ur, toujours prêt à tendre la main de l'amitié aux faibles, aux déshérités, à prodiguer son amour à tous les êtres frappés par l'infortune ou l'injustice, à relever les blessés sur les champs de bataille de la vie, à soutenir ceux qui sont sur le point de tomber?
Résumé : "Yin-Yang" est le nom donné en chinois au fonctionnement de tout le vivant. Cette unité changeante, ce mouvement incessant, cette danse de tout l'univers se dit en un seul mot. Or, en français comme dans toutes les langues occidentales, "Yin" et "Yang" sont deux mots. Voilà où commence le quiproquo. Avec le talent narratif et pédagogique qui a fait le succès de ses nombreux livres, Cyrille Javary nous introduit dans l'esprit chinois à travers cette clé essentielle : "Yin" n'est pas plus une entité que "Yang" , ils n'ont pas d'existence propre. Car l'hiver n'est pas "l'hiver" , mais ce qui deviendra l'été, avant de redevenir hiver... Chacun est le futur et le passé de l'autre, sans qu'on puisse leur attribuer une substance, une quelconque fixité. S'il heurte toutes nos habitudes de pensée, ce genre d'énoncés peut nous conduire à une compréhension plus subtile du monde, et nous aider à mieux aborder les problèmes que nous rencontrons. Ainsi que l'écrit Danielle Elisseeff dans sa postface, " cet ouvrage opère une petite révolution. Tout se passe comme s'il parvenait à déplacer le curseur de nos perceptions et de nos émotions. ".
Résumé : "Le laboureur fait son profit des saisons. Le marchand apprécie le gain. L'artisan est à la recherche d'artifices particuliers. Quant au fonctionnaire, il se pousse en avant. C'est ainsi que se manifestent les tendances de la volonté. Or, le lot du laboureur est l'eau et la sécheresse. Le lot du marchand est le profit ou la perte. Le lot de l'artisan est l'achèvement (de son oeuvre) ou sa ruine, et le fonctionnaire dépend d'un jeu de circonstances. C'est ainsi que se manifeste le destin."
«Dans quels termes penser quand le monde est en voie de penser dans les mêmes ? Face aux principaux concepts de la pensée européenne, je suis allé chercher en Chine des cohérences à mettre en vis-à-vis, dont je fais des concepts, ceux-ci laissant paraître d'autres possibles. Il ne s'agit donc pas de "comparer". Mais de cueillir les fruits d'un déplacement théorique, dont je dresse ici le bilan, en explorant d'autres ressources à exploiter ; comme aussi, par le dévisagement mutuel engagé, de sonder respectivement notre impensé. Au lieu donc de prétendre identifier des "différences" qui caractériseraient les cultures, je cherche à y détecter des écarts qui fassent reparaître du choix et remettent en tension la pensée. C'est seulement à partir d'eux, en effet, qu'on pourra promouvoir un commun de l'intelligible qui ne soit pas fait de slogans planétarisés. En retour, les entrées de ce lexique introduiront autant de dérangements qui pourront faire réagir les pratiques de l'art comme de la psychanalyse ; qui permettront de réinterroger de biais la pensée du politique comme du management. Et voici que, en dessinant une sortie de la "question de l'Être", c'est du même coup une nouvelle pensée du vivre que capte, dans ses mailles, ce filet.» François Jullien.
Puett Michael ; Gross-Loh Christine ; Roche Daniel
Comment mener une vie accomplie ? Comment trouver l'amour ?Et si, pour mieux envisager l'avenir, il nous fallait tout penser différemment ? Et si la solution c'était de revenir à la sagesse des anciens ?C'est ce que nous propose ici Michael Puett, professeur à Harvard et spécialiste de la philosophie chinoise. Puisant dans les enseignements de Confucius, Lao-tseu ou Tchouang-tseu, il nous invite à nous défaire de nos certitudes, à nous ouvrir à de nouveaux horizons, afin de comprendre que l'existence n'est pas à projeter comme un grand plan vertigineux mais à construire d'instant en instant pour trouver, enfin, sa propre voie.Une plongée salutaire dans une pensée millénaire qui va radicalement changer votre vie...Michael Puett est titulaire d'un doctorat en anthropologue et enseigne la philosophie chinoise à travers le monde.Christine Gross-Loh est journaliste.