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Spoon River. Catalogue des chansons de la rivière
Masters Edgar Lee
OTHELLO
15,00 €
Épuisé
EAN :9791095244035
Les chants de Spoon River sont ceux des habitants du village de Spoon River (Illinois), enterrés sur la colline au-dessus d'une rivière, qui forment une constellation de fantômes ferraillant de leurs passé, de leurs commerces, de leurs ambitions et de leurs amours... Spoon River Anthology (1915) est un classique aux Etats-Unis, mais aussi en Italie, où ce titre fait figure de best-seller et a même été adapté en chansons par le Gênois Fabrizio de Andrea dans son disque Non al denaro, non all'amore, né al cielo. Il a été traduit à deux reprises en français : une première fois par Michel Pétris et Kenneth White sous le titre Spoon River (Champ Libre, 1976), une deuxième fois par Patrick Reumaux sous le titre Des voix sous les pierres. Les épitaphes de Spoon River (Phébus/Elisabeth Brunet, 2000). C'est une troisième version que vous lirez ici, même si l'intégrité du texte n'est pas toujours exactement préservée : certains textes ont été tronqués, d'autres recréés. Ces poésies libres ont intéressé le Général Instin, qui s'est attelé à la tâche de les traduire dès leur parution.
Masters Mathilda ; Perdieus Louize ; Michel Noëlle
Résumé : Bientôt, tu sauras tout sur l'environnement et le climat. Que Les requins jouent un rôle dans La survie des humains, que l'équivalent de plusieurs terrains de foot de forêt disparaît chaque minute, que l'eau que tu bois provient peut-être d'un glacier, qu'en rotant et en pétant, les vaches produisent un gaz nocif, le méthane, qu'il y a du plastique dans ton dentifrice, ton shampooing et même ton pull... Pour tout savoir sur le monde qui nous entoure et ce que nous devons faire pour qu'il reste habitable.
Résumé : Entre les allées du cimetière de Spoon River, une rumeur gronde : c'est la voix des morts. Chaque habitant enseveli revient décrire sa vie, parfois la cause de son décès et ses déboires, sous la forme d'un texte bref. Toute une ville se dessine ainsi outre-tombe, en une allégorie de l'Amérique. De la femme trompée au juge déchu, passions et rancoeurs animent ce microcosme. Chef d'orchestre de ces voix, Edgar Lee Masters signe là un recueil inédit dans sa forme, au ton férocement satirique. Les morts règlent leurs comptes. Les monologues se répondent et se renvoient en écho au moyen d'allusions croisées. Ces épitaphes d'un genre nouveau sont du même coup de véritables poèmes en vers libres, proches de l'épigramme. Ces confessions posthumes demeureront de toute éternité. Et c'est foudroyant.
Edgar Lee Masters (1868-1950), élevé dans l'Ouest à l'époque des dernières guerres indiennes, mais grand lecteur d'Ovide et d'Anacréon, nous a laissé ce recueil de poèmes (1915), constamment réédité outre-atlantique, qui fait entendre la chanson grinçante, désenchantée, des rêves inaboutis. Un cimetière au bord d'une rivière de l'immense Prairie. 244 tombes. 244 épitaphes qui racontent l'histoire d'un bourg, de ses habitants - et de leurs ambitions déçues. Chacun y va de son couplet rageur, mélancolique ou futile : forgerons, arracheurs de dents, pécheurs et pasteurs, punaises de sacristies et franches traînées, rescapés du grand rush vers l'Ouest, soûlards et abstinents, fermiers et trimardeurs, spoliateurs et spoliés, tous bernés par leurs semblables, et plus encore par l'histoire. Où la poésie rivalise avec le roman pour célébrer ce qui reste d'humanité après les désastres.
Un soldat part à l'aventure bâtir un mur en terre étrangère. Un mur qui doit marquer la puissance et la limite de son Empire. Il croit apporter à cette terre inconnue, vierge peut-être, la culture et la civilisation. Mais son horizon change à la rencontre des hommes bleus, et au terme de son voyage, il bascule : c'est le vide qui appelle. De ce voyage initiatique, témoigne une série de notes recueillies par l'aide de camp du général Instin, qui interroge le soldat revenu fou pour comprendre. C'est le résultat de cette enquête que vous tenez entre les mains.
Confession ? Pamphet ? Radioscopie ? Dès la première phrase de ce texte, on éprouve la lucidité et l'orgueil d'Hélène Bessette, qu'à 72 ans Gallimard vient de "lâcher" après avoir publié 13 de ses livres. La "petite fiancée de Raymond Queneau", qui a reconnu, encouragé et soutenu la parution de ses oeuvres jusqu'à sa mort en 1979, offre cette confession en forme de bilan... voire de rapport de moralité : état de sa vie, examen de ses livres comme de ses honneurs, répertoire de ses influences, On ne vit que deux fois est aussi un excellent pamphlet contre Saint-Germain-des-Prés. Hélène Bessette regarde de travers ces "écrivains qui louchent quelquefois, à cause du génie" et affichent des photos flatteuses. Hélène Bessette se méfie de celles qui ont "les museaux fins de Colette ou la gueule épaisse de Viriginia Woolf". Hélène Bessette n'est jamais tranquille, et n'est pas comme les autres, vraiment pas ; il n'est besoin que de la lire.