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Eric Zemmour. Itinéraire d'un insoumis
Masson Danièle
PG DE ROUX
23,00 €
Épuisé
EAN :9782363712455
Zemmour aime les jeux d'échos, les analogies, et ne croit pas comme Valéry que le présent, c'est ce qui ne s'est jamais présenté jusque-là, mais comme Tocqueville que "l'histoire est une galerie de portraits où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies"." Eric Zemmour, personnalité médiatique parmi les plus controversées de notre époque, cible récurrente de procès d'intention et de préjugés malveillants, mérite-t-il autant de désinvolture ? Ne serait-il pas temps de s'interroger sur la source réelle de son inspiration et d'éprouver le degré de solidité de sa pensée ? Doté d'une culture et d'un sens historiques peu communs, Eric Zemmour ne se contente pas de concevoir le destin français avec l'audace d'un stratège qui anticiperait les mouvements des puissances ennemies dans une guerre de positions. Il en poursuit inlassablement le rêve dans son essence éternelle, porté par une mémoire profonde, où la lecture des événements transcende toujours les passions et les faux-semblants du présent. Car Zemmour, c'est d'abord l'histoire d'une aspiration : c'est une authentique histoire d'amour de la France bâtie sur des origines humbles et étrangères. Rendu à sa véritable dimension, il cesse alors d'être le prétendu idéologue montré du doigt pour "devenir" ce qu'il a toujours été: le fruit d'une assimilation réussie, ayant, à son tour, parfaitement assimilé son Histoire, "notre" Histoire. Un portrait intense, d'une grande honnêteté.
Résumé : Sur le front des Carpates en 1915, un jeune médecin, épaulé par une infirmière hors du commun, découvre l'horreur des armes, apprend à soigner et à aimer. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en Europe, Lucius, vingt-deux ans, est étudiant en médecine et décide de s'enrôler. Mais quand il arrive à destination dans une église réquisitionnée, au fond d'une vallée perdue des Carpates, les autres médecins ont fui. Ne reste plus qu'une mystérieuse religieuse-infirmière, Soeur Margarete, dont il tombe amoureux. Un jour, un soldat retrouvé inconscient dans la neige est transporté à l'église, enveloppé dans un uniforme à la doublure rembourrée de papiers couverts d'étranges dessins. Son sort semble scellé, jusqu'au moment où Lucius prend une décision fatale qui changera à jamais la vie du patient, de l'infirmière, ainsi que la sienne Des châteaux de la Vienne impériale aux forêts du front de l'Est, des salles d'opération de fortune aux champs de bataille où déferle la cavalerie cosaque. Au nom de Margarete décline une histoire de famille et de médecine, de guerre et d'amour - un amour né au sein même des convulsions de l'Histoire - et creuse le thème des erreurs humaines et des possibles rédemptions.
La grève générale de Mai-Juin 1968 se distingue tout autant par son titre que par contenu. C'est l'action collective de millions de femmes et d'hommes, ouvriers, employés, fonctionnaires, salariés des entreprises publiques, enseignants, étudiants, lycéens qui est le sujet même du livre. Il montre le rôle majeur joué dans le déclenchement de la grève générale par la jeunesse, se mobilisant autour de revendications centrées sur le droit des études, le droit au travail. Il montre comment ce mouvement s'unifie à celui de toute un classe, celle qui, dans la société présente, ne possède pour vivre que sa capacité de travailler, sa force de travail, qu'elle doit vendre à la minorité détenant comme sa propriété privée les moyens de production; celle qui se mobilisait autour de revendications précises - augmentation générale des salaires, abrogation des ordonnances de 1967 commençant le démantèlement de la sécurité sociale - et qui réalisait temporairement l'unité de ses organisations autour de ces mots d'ordre. Pour qui observe ou analyse la situation présente, il ne peut qu'apparaître que ces questions, loin de relever d'un passé révolu sont d'une brûlante actualité, comme le sont toutes celles qui relèvent du développement même de la grève générale, de son organisation, de sa direction, des obstacles auxquels elle se heurte.
Extrait Extrait de la préface de François Bellec, de l'Académie de marine et vice-président de la Société de Géographie C'est paradoxalement la France, malheureuse dans la plupart de ses choix stratégiques outre-mer, hésitante dans ses entreprises commerciales, peu enthousiaste de l'aventure coloniale, peu motivée par le grand négoce maritime, voire ignorant la mer, qui consacra le plus d'énergie et de détermination à suivre le mouvement ibérique vers les Indes Occidentales et Orientales. Le coup de sang de François 1er devant l'iniquité du partage du monde fut un moteur certain, relayé par des initiatives individuelles de pionniers souvent plus courageux qu'organisés. Le littoral français s'anima, de La Rochelle à Franciscopolis qui allait devenir Le Havre. L'ouverture d'esprit de François 1er fut étonnante dans la culture française. La ruine du dieppois Jean Ango, le premier grand armateur mécène d'une aventure moderne en avance d'un demi-siècle sur les réactions de l'Europe non ibérique est peut-être le premier indice lointain du malentendu persistant entre les Français et la mer. C'est de Dieppe que partirent les initiatives. C'est de ce port que Jean et Raoul Parmentier appareillèrent en 1529 pour la mer de Chine. Le Sacre et la Pensée rentrèrent les cales vides et leurs équipages décimés, après un an d'aventures poussées jusqu'à Sumatra. Avant Jacques Cartier que nul n'ignore, les Français devraient mieux se souvenir de Jean de Verrazane, de souche florentine établie à Lyon. Au printemps de 1524, il découvrit à bord de la Dauphine de Dieppe le site de New York, 85 ans avant Henry Hudson. Il l'appela Terre d'Angoulême en l'honneur de François 1er à qui il offrait aussi le littoral qui borde aujourd'hui les États-Unis, depuis la Caroline du Nord jusqu'au Maine. Il proposait de donner à tout cela le nom de Francesca. Malgré sa revendication naguère d'une part du testament d'Adam, le roi avait trop à faire en Italie pour s'attaquer aux intérêts espagnols au Nouveau Monde. La Francesca resta une suggestion. Elle figura sur quelques mappemondes de Vesconte, de Maggiolo et d'Oronce Fine, ainsi que sur le «Globe doré» allemand anonyme vers 1527. Sébastian Munster lui consacra en 1544 une place stratégique sur son Typus Orbis Universalis entre la Floride et les Terres Neuves. Elle gardait iter patet ad Molucas, le passage ouvert vers les Moluques. Verrazane avait cru en effet voir la mer orientale en découvrant le Pamlico Sound qui s'étend entre le cap Hatteras et la Virginie. La Francesca fit place à une Nova Francia, gravée par Ortelius, Blaeu et Mercator, puis elle disparut sous les vocables anglo-saxons ravageurs. Entre les années 1555 et 1565, deux tentatives d'installation française aux Amériques tournèrent mal. Nos huguenots n'imaginaient pas déranger outre-Atlantique les papistes espagnols ou portugais. Ils se heurtèrent à la hargne de l'intégrisme religieux qui faisait la fortune d'Anvers et d'Amsterdam en chassant vers elles les juifs et les protestants créatifs et investisseurs. Nicolas de Villegagnon fonda en 1555 Fort Coligny dans une possible France antarctique en baie de Ganabara que les Lusitaniens n'occupaient pas. Au pied du Pain de Sucre, la petite colonie vivait en bonne intelligence avec les Indiens. Les Portugais récupérèrent leur territoire en 1560, et ils fondèrent Rio de Janeiro sur les ruines de Fort Coligny. La tentative de Jean Ribault et de René de Laudonnière en Floride fut plus dramatique encore. Philippe II fit massacrer les Français par surprise en 1565, au double titre d'ennemis et de luthériens. Jacques Lemoyne de Morgues, dessinateur, cartographe et géomètre de Ribault, un Dieppois encore, nous a laissé une carte de la Floride. Elle a été reprise par Théodore de Bry dont les Grands et petits voyages sont la principale source iconographique sur le Nouveau Monde au XVIe siècle. En particulier sur la Floride, illustrée d'après les dessins et les récits de Lemoyne de Morgues. Les premières expéditions françaises aventurées dans les nouveaux mondes s'appuyaient techniquement sur un effort réfléchi des communautés maritimes de l'Atlantique et de la Manche. Du milieu du XVIe siècle jusqu'au milieu du XVIIe, les communautés maritimes bretonnes et normandes, autonomes dans leur façon de prendre en charge l'évolution des problèmes de la navigation, furent en contact et en résonnance avec les sciences nautiques de la péninsule ibérique et d'outre Manche. Un foyer de progrès se développa en marge des doctrines et des dispositions imaginées dans une capitale et dans des arsenaux coupés des vibrations fécondes du monde maritime alentour. Ce catalyseur étendit l'art habituel de naviguer à la science hauturière dont le besoin apparaissait. Dans le second tiers du XVIe siècle, l'art du portulan parvint au nord de la Loire sous l'influence des ateliers portugais. Il se fixa au Conquet en Bretagne et à Dieppe en Normandie. Les Bretons constituaient une solide communauté de pêcheurs familiers des Terres Neuves depuis 1514, et de commerçants marins qui naviguaient au cabotage de la péninsule ibérique à l'Écosse. Ils accumulaient comme leurs homologues anglais une compétence indiscutable sur la fréquentation d'eaux difficiles. Un noyau d'érudits se développa dans la petite cité du Conquet, dont Guillaume Brouscon fut le premier et le plus fameux des hydrographes.
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.