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Belle à jamais...
Massip Renée
GALLIMARD
7,16 €
Épuisé
EAN :9782070287611
Une jeune femme prénommée Victoire est appelée auprès d'une tante parce que celle-ci va mourir et que, dans le hameau où elle habite, elle n'a pour tout secours que son mari, vieil homme désemparé. Ce couple a pourtant des enfants : une fille, Claire, mais elle vit à Vancouver, autant dire au bout du monde, et on n'a d'elle que des nouvelles intermittentes, un fils qui serait peut-être plus attentif, mais on est brouillé avec lui depuis son mariage. On se gardera donc de l'appeler auprès de sa mère, madame Lauzerte, qui souffre et ne réclame rien. Alors que le temps se modèle sur le rythme de la maladie, de l'agonie, une méditation s'impose à Victoire, à la narratrice, et à chaque lecteur. Qu'est-ce que la mort ? Qu'est-ce qu'une famille ? Quelles allures étranges l'amour prend-il chez des êtres formés aux disciplines du devoir, de la pudeur, de la discrétion ? Victoire est forte de sa foi. Madame Lauzerte s'est déclarée incroyante. Entre elles s'établit un dialogue secret dans lequel chacune pressent les intentions de l'autre et n'insiste pas. Ce livre, très simple, ouvert aux évocations et aux rêves, reste volontairement dans le domaine de l'affectif. Au-delà de la dernière représentation que se donne une famille lorsqu'un de ses membres va mourir, apparaît un autre univers, le seul vrai, celui de l'amour.
Résumé : Son père à Londres avec la France libre, son mari dans un camp d'Allemagne avec la France prisonnière, que peut faire, en juillet 1940 ; Cécile Selon toute seule à Lyon ? Et pourquoi Jean ne s'évade-t-il pas ? N'aime-t-il pas vraiment Cécile ? Avec cette crainte au fond du c?ur, Cécile tâche de faire ce que ferait son mari s'il était là : elle s'engage dans un réseau de résistance. Le réseau craque, les amis tombent, Cécile échappe, la mère de Jean meurt, une inconnue apporte à Cécile un enfant. Et quand Jean revient... Il y a dans la démarche de ce récit rapide, qui semble constamment vrai dans le plus infime détail, et restitue toute une époque, quelque chose de bondissant et de frais, qui enchante.
Résumé : "Viens. Elles sont là, je veux dire Lady Pryer et sa fille. En les voyant tu perdras tes craintes." C'est ainsi qu'Antoine Malivais lance innocemment à Julie Gendre l'invitation au malheur. Car Julie redoutait le jour où apparaîtrait, dans la vie du jeune homme qu'elle aimait, cette petite Anglaise, justement celle-là : Cecilia Pryer. Elle la redoutait à la manière des amoureuses inquiètes qui ont besoin de donner un prénom à leur appétit de jalousie. La petite Anglaise a tous les charmes, et l'extrême jeunesse. L'habileté d'une mère est à son service. Elle va vivre des semaines d'été dans l'intimité délicieuse du domaine des Malivais. Et Julie se perd avec une ardeur désespérée. Cette amoureuse prononce alors beaucoup de paroles fâcheuses. Comme dit Dostoïevski, l'auteur préféré d'Antoine Malivais : "Il faut toujours pardonner les paroles fâcheuses, elles consolent l'âme, sans elles la douleur serait insupportable". Le roman de Renée Massip est un miroir qui se promène sur la vie protégée d'une bourgeoisie de province. Les gens de ce milieu ont apparemment tous les bonheurs et même le luxe de la discrétion. Rien n'y est dit, tout se devine, les rapports humains y ont la grâce cotonneuse des évolutions de nuages. Il n'y a aucune intention, ni sociale ni moralisatrice. C'est un roman d'amour que le lecteur, le livre refermé, peut reconstruire à sa guise en lui donnant le dénouement que son tempérament préfère. La petite Anglaise, elle, a reçu le gâteau qu'elle désirait.
Résumé : Bernard a de graves ennuis de la vue. Et pourtant son métier est de lire. Justement il doit relire Une Anglaise en été, roman déjà oublié, dont l'auteur, Christine Custodiat, lui était très proche. Il se reconnaît même dans l'un des personnages. A la faveur de cette lecture, c'est l'image de Christine, l'histoire de sa vie, sa mort brutale qui nous sont un peu révélées. Une jeunesse en Pologne, où elle s'est fiancée avec un imposteur. La guerre, la résistance, le journalisme et la littérature. Un amour discret, presque secret, avec un garçon plus jeune qu'elle. Puis la solitude. ET cette mort stupide, sur un glacier. Mais l'important, c'est la qualité d'âme des personnages que fait vivre ici Renée Massip. Leur spiritualité, leur confiance dans la vie, malgré les coups durs, leur foi qui semble aller de soi. Christine, telle que la peint Bernard, est un de ces êtres humains dont la seule existence vous rend meilleur.
Ce roman est celui d'un combat avec l'Ange, c'est-à-dire le combat de la méfiance et de l'amour. La narratrice, Catherine, qui n'a pas eu d'enfants, reconnaît en une jeune fille de vingt ans la fille qu'elle aurait souhaité avoir. Son mari s'attache à elle. Comment la trop lucide Catherine va-t-elle accepter une situation qu'elle ressent si violemment ? Parviendra-t-elle au cours de ce combat dans les ténèbres à discerner entre les fantasmes d'une imagination alarmée et la réalité ? Ce roman sur l'amour conjugal, écrit avec franchise et pudeur par l'auteur de La Régente, concerne tous les vrais couples.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.