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La lettre et l'image. La figuration dans l'alphabet latin du VIIIe siècle à nos jours
MASSIN/QUENEAU
GALLIMARD
74,50 €
Épuisé
EAN :9782070112579
Les lettres ont d'abord été des images. Comme on sait, le mot "alphabet" a été formé à partir des lettres aleph et beth, qui représentent respectivement, dans leur graphie ancienne, une tête de taureau (à l'envers) et une maison, dont le tracé emprunte à un hiéroglyphe égyptien où l'on peut reconnaître notre b couchéOr, à toutes les époques, se révèle le souci constant - secret ou avoué - de rechercher dans le dessin des lettres cette figuration perdue. Et tout se passe comme si les utilisateurs de l'alphabet latin (qu'il s'agisse de poètes, de calligraphes ou de peintres, mais aussi de pédagogues, d'enfants ou de sociologues) refusaient la sécheresse géométrique de son tracé, comme s'ils s'efforçaient de retourner instinctivement aux enfances de l'écriture et de redécouvrir, enfouis sous les sédiments laissés par des millénaires de civilisation, les mots-images, les dessins parlants, les signes-choses, les "paroles peintes" des écritures premièresC'est ainsi que, du Moyen Age jusqu'à nos jours, on retrouve ces alphabets faits de lettres-fleurs, de lettres-animaux, de lettres-hommes ou de lettres-objets. Et la publicité contemporaine fait fréquemment appel à ces alphabets animés qui réintroduisent dans la lettre une image visibleNotre propos aura donc été de prendre en compte cette pérennité à travers le temps et l'espace, à l'aide d'enjambements parfois audacieux et de rapprochements imprévus. De Simmias de Rhodes à Apollinaire, de Rabelais à Hugo ou à Goethe, de Sterne à Edward Lear ou Kipling, mais aussi de Daumier à Klee ou de Raban Maur à Kandinsky, on ne compte plus les auteurs et les artistes qui ont été fascinés par le pouvoir des lettres, le jeu de leurs combinaisons et qui leur assignent un rôle comparable à celui qu'elles jouent aussi bien dans la plupart des religions que dans les arts talismaniques ou dans la thaumaturgieDe cette démarche (qui paraîtra à certains singulière), on ne trouvera pas mention dans les dictionnaires et les encyclopédies, non plus (sinon très fragmentairement) dans les histoires de l'art et de la communication. C'est cette lacune que vient combler ce livre, en proposant une somme encyclopédique qui nous offre de cette conception animiste du monde des exemples savoureux et ludiques. Car si Platon déjà, par la bouche de Socrate, demandait que les lettres eussent "de la ressemblance avec les choses". Humpty-Dumpty, pour sa part, dit à Alice: "Mon nom signifie la forme que j'ai."
Sujet: L'histoire d'un petit garçon qui, curieusement, entend les couleurs et voit les sons. L'étonnement engendré par ses facultés singulières ne le dérange aucunement. Et, grâce à l'ingéniosité encourageante de son père, il devient un virtuose célèbre.Commentaire: Un conte original et un peu déroutant, qu'il est nécessaire de replacer dans son contexte. Des études ont en effet été réalisées au cours des siècles passés sur les correspondances entre les sons et les couleurs. Les illustrations, aux couleurs vives, parfois un peu criardes, prennent alors une autre dimension et aident le lecteur à visualiser cette histoire qu'il "n'entend" pas forcément. Le texte, phrases simples au vocabulaire usuel, fournit également quelques clés, citant des idiômes qui associent sentiments, notes de musique ou écrits aux couleurs. Un album qui ne laisse pas indifférent, mais plutôt réservé à un public de connaisseurs, qui saura prêter une oreille attentive aux couleurs de la vie..
Massin est parti à l'écoute des villes. Son ouvrage, superbe et truculent, est le fruit d'un an de recherches à la Bibliothèque nationale. On le dévore comme une bande dessinée (Janick Jossin, L'Express). Un passionnant ouvrage qui reconstitue l'ambiance de la ville d'hier.Un livre qui s'écoute... Grâce à Massin et à son livre, qui crie et qui chante, la mémoire des rues ne disparaîtra pas. Il était temps (Michel Caffier, L'Est Républicain). Cette histoire s'étend sur cinq siècles. Elle nous fait entrer de plain-pied dans la ville de notre mémoire (Le Figaro). C'est non seulement à une somptueuse reconstitution du passé par de très belles illustrations que nous convie Massin, mais à un véritable historique de la vie de la cité (Laure Adler, L'Encyclopcedia Universalis). Cela se lit comme un reportage... C'est une promenade bien vivante dans le passé (Le Soir de Bruxelles). Massin a su avec grand art fleurir un dossier iconographique déjà étonnant à lui seul par sa variété, ou mieux, le farcir d'anecdotes qui, l'air de rien, disent tout (Jean-Paul Morel, Le Matin). Quel pittoresque, quel grouillement ! Massin a fait un travail d'enchanteur (Jours de France). Un album somptueusement illustré (Nicole Zand, Le Monde). Admirable et gai (Le Point). Eblouissant. Massin ne se contente pas de rassembler de belles images : il les met en texte (L'Humanité). Une savoureuse histoire de la mode, du costume et des métiers. En même temps qu'un monument d'art graphique, par ce maître incontesté qu'est Massin (Lui). Sur la question, on sera obligé d'utiliser le Mas-sin (Gazette des Beaux-Arts). C'est l'un des plus beaux livres que j'aie vus et lus et qui sait apprendre bien des choses au lecteur, par le texte comme par l'image (Jean-Jacques Brochier, Le Magazine littéraire).
Résumé : Dans cet essai allègre, Massin poursuit la libre réflexion qu'il a entamée depuis plus de trente ans sur les formes artistiques (dès 1970, La Lettre et l'image). Attentif aux dialogues entre les arts, il nous entraîne dans une promenade échevelée à travers la succession des styles depuis quatre siècles. Pour mieux traquer le style baroque par-delà les clichés, il va demander à la littérature ce que les historiens d'art ne savent pas toujours voir ; pour montrer l'unité des styles, il n'hésite pas à questionner la musique et à révéler les parallèles entre les arts. En passant, Massin signale les résurgences d'un style à l'intérieur d'un autre, posant son regard aussi bien sur l'architecture, la chevelure, le mouvement, le goût des mines et la place des femmes dans l'art nouveau. La grande réussite de ce livre foisonnant et enjoué, c'est de montrer que les mouvements artistiques comportent aussi des dimensions idéologiques, culturelles, théologiques, littéraires et cosmétiques.
Massin nous livre ici, avec une documentation sans faille mais aussi avec poésie et humour, des images des métamorphoses incessantes de notre alphabet.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.