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Répéter, refaire, reprendre. Enjeux artistiques et esthétiques
Massin Marianne ; Périot-Bled Gaëlle
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753597150
Parce qu'elles résultent de processus de création qu'elles semblent parachever, les oeuvres d'art sont souvent considérées comme des objets définitifs émancipés du temps, des ébauches et des repentirs. Achevées, unifiées, elles proposeraient au regard, à l'écoute, à la réception, l'instauration d'un monde original dans sa clôture propre. Répéter, refaire, reprendre seraient alors des actes suspects de dégrader l'oeuvre par la copie stérile et la duplication. Ce volume veut défendre le parti inverse : certaines oeuvres nécessitent des répétitions ou en sont tramées, "faire" implique souvent de "refaire" et les arts sont tissés de reprises et d'échos ; enfin, à rebours des discours dépréciatifs, la fécondité d'une oeuvre peut se mesurer à l'aune des reprises qu'elle inspire. Ces trois verbes, selon leurs modalités spécifiques, relèvent d'une praxis qui interroge et travaille de l'intérieur le modèle poïétique. Ces pistes sont explorées à la fois sur le versant théorique, et sur le versant pratique en donnant la parole dans deux intermèdes à quatre artistes.
Massin nous livre ici, avec une documentation sans faille mais aussi avec poésie et humour, des images des métamorphoses incessantes de notre alphabet.
Résumé : Dans cet essai allègre, Massin poursuit la libre réflexion qu'il a entamée depuis plus de trente ans sur les formes artistiques (dès 1970, La Lettre et l'image). Attentif aux dialogues entre les arts, il nous entraîne dans une promenade échevelée à travers la succession des styles depuis quatre siècles. Pour mieux traquer le style baroque par-delà les clichés, il va demander à la littérature ce que les historiens d'art ne savent pas toujours voir ; pour montrer l'unité des styles, il n'hésite pas à questionner la musique et à révéler les parallèles entre les arts. En passant, Massin signale les résurgences d'un style à l'intérieur d'un autre, posant son regard aussi bien sur l'architecture, la chevelure, le mouvement, le goût des mines et la place des femmes dans l'art nouveau. La grande réussite de ce livre foisonnant et enjoué, c'est de montrer que les mouvements artistiques comportent aussi des dimensions idéologiques, culturelles, théologiques, littéraires et cosmétiques.
Résumé : Massin, figure majeure du graphisme et de la typographie dont les ?uvres sont exposées dans le monde entier, se livre dans ces Mémoires qui s'étendent des années 30 au début du XXIe siècle à une prouesse stylistique étonnante : faire éclater le puzzle de son existence et en donner les fragments en désordre. Et c'est un régal d'histoires courtes, drolatiques, absurdes ou tragiques qui sont autant de portraits d'écrivains et d'artistes dont Doisneau, Aragon, Ionesco, Malraux, Queneau, Céline ou Genet qu'il croque par le détail insolite, tendre et amusé. Massin jongle avec son enfance en Beauce, sa jeunesse bohême à Paris, le milieu de l'édition et celui de l'art en homme pressé, en chroniqueur inspiré, curieux et toujours en éveil.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni