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S comme usine
Masséna Geneviève
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782296053731
Plus de 30 ans ont passé depuis la gigantesque faillite des maîtres de forges des décennies 60-70. Qui s'en souvient, le siècle a tourné la page ? En Lorraine, dans le Nord, des dizaines de milliers d'hommes et leurs familles furent dépossédés plus que de leur emploi, de leur manière de vivre ; des villes entières furent vidées de leur substance. Tandis que le patronat de la sidérurgie liquidait d'un côté, il restructurait de l'autre, c'est-à-dire dans les usines " performantes " de Dunkerque et de Fos-sur-Mer à qui fut imposée une baisse drastique des coûts de production. C'est l'histoire de Perline la batailleuse que ce roman met en geste. La lutte d'une jeune femme, déléguée du personnel dans une usine d'hommes, et de ses copains d'insoumission. Ils s'engageront dans un conflit de plusieurs mois en 1979, puis auront à affronter les multiples mesures répressives mises en œuvre par la direction lancée dans une politique de réorganisation des forces de travail. Du passé ? Au printemps 2006, Mittal Steel prit possession d'Arcelor. Cette fusion pourrait, prédit la presse, entraîner la suppression de 30 000 emplois. Sentiment amer d'un éternel recommencement ! Quels travailleurs de France ou d'ailleurs payeront une nouvelle fois le tribut de la valorisation sans frein et de la domination sans partage du capital ?
Après plus de quinze années de travail et, déjà, quatorze volumes publiés, voici le quinzième et dernier tome de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte. Intitulé " Les Chutes " , il couvre les périodes les plus noires, mais aussi à certains égards les plus passionnantes, de l'épopée. Il nous entraîne dans les pas de l'Empereur des plaines de Champagne au rocher de Sainte-Hélène en passant par l'île d'Elbe et Waterloo. Sur les 2 398 lettres publiées, 61 % ne figurent pas dans les éditions antérieures. Ces inédits apportent des éclairages nouveaux sur la fin de l'épisode napoléonien ainsi que sur l'exil final. Ce dernier volume propose également les " Suppléments " à la Correspondance générale pour la période 1784-1813, soit 378 lettres inédites, provenant pour l'essentiel de collections privées et qui n'avait pu être publié dans les volumes précédents. Avec ce volume 15, se sont finalement 40 500 lettres qui auront été publiées, sous la direction de la Fondation Napoléon. Si pour chacun des volumes, un historien était en charge de l'annotation des lettres, plusieurs auteurs ont pris part à l'élaboration de ce dernier tome, Vincent Haegele, Jacques Macé, Pierre Branda, Thierry Lentz ou encore François Houdecek. Plus de la moitié de lettres totalement inédites, retrouvées dans des fonds d'archives très récemment. Sortie du volume en même temps que les festivités prévues par la Fondation Napoléon, début mai, pour la fin de l'entreprise éditoriale. Ce volume XV vient clore l'édition de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, entreprise depuis près de quinze ans par la Fondation Napoléon, en livrant de nombreuses lettres inédites sur la fin de l'aventure napoléonienne.
Rey Marie-Pierre ; Lentz Thierry ; Massena Victor-
Les 4 et 5 avril 2012 s?est tenu à Paris, sous l'égide de la fondation Napoléon, un colloque international présentant le dernier état de la recherche sur ce qui s?est passé, sur le terrain, dans les esprits et dans la mémoire collective, dans la deuxième moitié de 1812. Des spécialistes français ?parmi lesquels Patrice Gueniffey, Antoine d?Arjuzon, Jean-Joël Brégeon-, russes, anglais, polonais, italiens ont conjugué leurs points de vue et leurs talents en une trentaine de contributions, réunies par deux de nos meilleurs historiens (Thierry Lentz et Marie-Pierre Rey) et introduites par Jean Tulard. Ils ont ainsi fait parler de la campagne de Russie à la fois à travers les statistiques, les acteurs, les écrivains, les peintres et le cinéma. Cet éclairage multiple fait surgir une autre histoire, plus riche et plus complexe qu?on ne le croit, de cet événement extraordinaire dont la dimension tragique, incarnée par Napoléon lui-même, n?a pas cessé d?habiter et d?agiter les esprits.
Jean Tulard porte haut, depuis des décennies, le flambeau des études napoléoniennes : on ne compte plus les ouvrages de référence qu'il a signés et dirigés, et toutes les générations nouvelles d'historiens de cette époque se placent dans son sillage. On connaît aussi l'érudition étincelante dont il fait montre dans de multiples registres différents : le cinéma bien sûr, mals aussi l'histoire littéraire, le roman policier, le tennis, le football et le cyclisme, sans oublier l'opéra, la peinture et bien d'autres choses... Le présent recueil d'articles, rassemblé par les éditions Tallandier et la fondation Napoléon, se veut un hommage à la diversité des talents de Jean Tulard. A dix-huit textes relatifs à la Révolution et à l'Empire, devenus introuvables, s'ajoutent vingt-quatre chefs-d'oeuvre brefs évoquant avec ferveur et humour les peintres pompiers et Benjamin Rabier, Sade, Stendhal, Gautier, Maupassant, Henri de Régnier, le Tour de France vu par Blondin, le célèbre coup franc marqué par Platini en 1986, etc.. etc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.