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Tchatche ou crève
Maslowska Dorota ; Jannès-Kalinowski Isabelle
NOIR BLANC
16,25 €
Épuisé
EAN :9782882502087
Voici un livre drôle et furieusement novateur. Il tient du hip-hop et du clam, mais l'artiste n'est pas seule en scène. Dorota Masfowska a le talent de faire entendre des dizaines de voix, de langues, de rythmes différents: le baragouin de paysans devenus clochards dans la capitale, l'argot des cités, le jargon de flics analphabètes, le moulin à vent des publicitaires, le blabla des gamines dont toute l'activité, depuis la manucure jusqu'aux virées en boîte, vise à sortir du trou, de l'ombre, de la non-existence des simples spectateurs. Tchatche ou crève, semble dire l'auteur à chacun de ses personnages, lâche tout, ne te retiens pas, nous ferons le tri. Avec une étonnante galerie de personnages, Maslowska explore les recoins et les zones d'ombre d'une ville contemporaine: ses backstage, ses résidences surveillées, ses territoires de gangs, ses salles d'attente à ciel ouvert. Brossée au vitriol par l'enfant terrible des lettres polonaises, cette opérette fantasque expose l'universelle comédie des apparences, la grande toile médiatique et toutes les mouches qui s'y laissent attraper.
Des spécialistes de la littérature, des sociologues et des historiens, étudient dans ce livre la place du fait religieux dans les cultures d Europe centrale, ce qui correspond aux trois royaumes historiques: la Bohême, la Hongrie et la Pologne-Lituanie. Ces États, après une période de puissance régionale et de rayonnement culturel du XVe au XVIIe siècle, ont disparu sous les poussées des empires. La religion et l identité nationale se sont entremêlées dans leur destin d une manière inséparable, aboutissant à la construction d un modèle inédit des peuples-nations. Les six peuples dont il est question ici polonais, hongrois, tchèque, slovaque, ukrainien et juif représentent des voies différentes, mais avec un schéma analogue, de l évolution vers une « nation culturelle ». Le religieux apparaît ici comme une instance légitimante des mécanismes identitaires en jeu dans les transformations politiques et anthropologiques de la civilisation.
Résumé : Ecrit en un mois par une lycéenne de 19 ans à la veille de son bac, ce livre, publié en Pologne en septembre 2002 sous le titre La Guerre polono-russe sous l'étendard blanc et rouge, a déclenché, dès sa parution, une véritable fièvre médiatique. En quelques mois, près de cinquante mille exemplaires ont été vendus, un chiffre record, même pour les écrivains reconnus. Rédigé en forme de monologue d'un jeune banlieusard du littoral de la Baltique, ce roman nous fait plonger dans l'univers des jeunes paumés de la Pologne postcommuniste. Le récit du jeune narrateur, dit " le Fort ", a des accents hallucinés. Entre deux défonces aux amphétamines, son monde se réduit à des virées dans des discothèques, des amours qui tournent mal et des rêves qui ne peuvent aboutir qu'à des crises de rage. Comme dans un acid movie sombre et cocasse à la fois, nous assistons à trois journées folles de sa vie alors que, à l'arrière-plan, se poursuivent les préparatifs fiévreux de la " Journée sans Ruskoffs ", une fête nationaliste organisée par la municipalité de la ville. Il en résulte une superparodie d'une certaine Pologne d'en bas, populiste, xénophobe et consumériste. La jeune Dorota Mastowska accomplit un véritable exploit littéraire en créant un univers où les psychoses collectives deviennent plus réelles que la réalité.
Cette quarantaine d'histoires vraies se déroulent dans différents lieux, à des âges variés, mais elles émanent toujours de la vie ordinaire des uns ou des autres. Très disparates, elles concernent aussi bien des souvenirs d'enfance ou des aventures d'ancêtres que des péripéties de la vie d'aujourd'hui. Elles relatent parfois des faits divers ayant une résonance étrange ou des incidents du monde du travail. Certaines sont pleines d'humour, d'autres émouvantes, ou tragiques. Chacun de vous peut dans sa vie être en présence de ce type d'évènements, sans parfois s'en rendre compte. Tout est dans le regard que chacun porte sur les autres et sur les évènements. Jacqueline Maslowski, par ses expériences professionnelles multiples et par ses lieux de vie : Lille, Grenoble, Paris et Varsovie, offre une richesse et une diversité inédite dans les histoires vécues par elle-même, ses proches, ou celles dont elle a été témoin tout au long de sa vie. Elle apporte ici une image des différentes situations qui concernent tous les âges de la vie et peut-être vos proches ou vos voisins. L'essentiel est le sens que vous leur donnerez.
L'oeuvre de Gombrowicz, célèbre écrivain polonais traduit au niveau international, a été mise en scène par les plus grands (Lavelli, Bergman, Sjöberg...) Elle garde pourtant sa part d'ombre. Ecrivain-penseur, Gombrowicz apparaît comme un pionnier non seulement de l'existentialisme et du structuralisme, mais également de la pensée contemporaine d'un Buber, d'un Ricoeur, ou d'un Girard. Il annonce l'apparition de la psychologie interactionnelle, de la théâtralité du quotidien et du jeu des pulsions.
Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas ? et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité. La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une " folie méthodique " pour l'écrire. On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers. Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est " la perfection des formes imprécises ". Au milieu du XVIIIe siècle, dans le royaume de Pologne et bientôt à travers toute l'Europe des Lumières, le singulier destin de Jakób Frank : mystique, habile politique, débauché, chef religieux ou charlatan, il fut pour les uns le Messie de la tradition juive, pour les autres un hérétique, ou pire, un traître. Pour conserver à son héros toute son ambiguïté, sa complexité et la polysémie de son apparition, la romancière a choisi de ne le montrer qu'à travers les yeux et les propos d'une foule de personnages de tout milieu et de toute condition. Cette épopée universelle sur l'appartenance, l'émancipation, la culture et le désir, est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l'oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu'elle soit religieuse ou philosophique.
Les quatre romans de Goran Petrovic que l'on peut lire en français sont tous portés par un souffle épique. Ce choix de nouvelles de Tout ce que je sais du temps donne à voir un autre aspect de son univers narratif, plus intime, autobiographique, autofictionnel. Si ses romans nous restituent sa merveilleuse imagination, ces nouvelles nous font davantage découvrir l'homme qui les a imaginées. Nous le suivons dans une multitude d'événements, petits ou grands, cocasses ou tragiques, de son enfance à son âge mûr. Nous apprenons de sa bouche tout ce qu'il sait du temps et de bien d'autres choses apparemment simples mais si mystérieuses, et assistons même à ses rencontres avec les Vierges... Par un après-midi de l'année 1988, j'ai ôté de mon poignet ma montre-bracelet. Plus précisément, par un après-midi nuageux du mois d'avril, aussitôt après avoir terminé la lecture d'un livre de Borgázar que l'on m'avait prêté et qui parlait des chronâtres, créatures parasites qui se nourrissent de temps humain. Goran Petrovic, né en 1961, est l'un des écrivains serbes contemporains les plus lus et les plus estimés dans son pays. Ses ?uvres sont traduites dans une vingtaine de langues4e de couverture : Les quatre romans de Goran Petrovic que l'on peut lire en français sont tous portés par un souffle épique. Ce choix de nouvelles de Tout ce que je sais du temps donne à voir un autre aspect de son univers narratif, plus intime, autobiographique, autofictionnel. Si ses romans nous restituent sa merveilleuse imagination, ces nouvelles nous font davantage découvrir l'homme qui les a imaginées. Nous le suivons dans une multitude d'événements, petits ou grands, cocasses ou tragiques, de son enfance à son âge mûr. Nous apprenons de sa bouche tout ce qu'il sait du temps et de bien d'autres choses apparemment simples mais si mystérieuses, et assistons même à ses rencontres avec les Vierges... Par un après-midi de l'année 1988, j'ai ôté de mon poignet ma montre-bracelet. Plus précisément, par un après-midi nuageux du mois d'avril, aussitôt après avoir terminé la lecture d'un livre de Borgázar que l'on m'avait prêté et qui parlait des chronâtres, créatures parasites qui se nourrissent de temps humain. Goran Petrovic, né en 1961, est l'un des écrivains serbes contemporains les plus lus et les plus estimés dans son pays. Ses ?uvres sont traduites dans une vingtaine de languesNotes Biographiques : Goran Petrovic, né en 1961, est l'un des écrivains serbes contemporains majeurs. Il a remporté les plus hautes distinctions littéraires dans son pays. Ses ?uvres sont traduites dans une vingtaine de langues, dont trois en français : Soixante-neuf tiroirs, Le Rocher, 2003 ; Le Siège de l'église Saint-Sauveur, Seuil, 2006 ; Sous un ciel qui s'écaille, Les Allusifs, 2010, qui ont reçu un accueil très laudatif de la part de la critique française.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.